1 100 € Main Event FPS (Day 2)
On ne présent plus la famille Zarbo. Dinosaure du poker appartenant à la branche des Livetarus Gamblus, Giuseppe est une figure illustre dans l’évolution de l’espèce pokeristique. Reconnaissable à son costard élégant, le joueur a traversé les époques et les continents, amassant les perfs de Vegas à Monte-Carlo, toujours avec ce même instinct naturel pour les compétitions de cartes.
Malheureusement, Giuseppe n’est plus de ce Main Event FPS. Le plus Français des Italiens a rendu sa cravate en 381e position, pour un peu plus de deux buy-in. Pour sauver l’honneur du clan, on peut compter sur sa descendance. En effet, chez les Zarbo, la passion des cartes se transmet de génération en génération. Le fiston Raffael a ainsi repris le flambeau de la familial, dans un style pourtant bien différent du Padre.
Contrairement à son père, Raffael raffole des tournois Online, sur lequel il s’entraine régulièrement. Le fiston connait pour autant très bien l’adrénaline et la pression du Live, pour avoir trainé dans de nombreux établissements de jeu, que ce soit avec son père, ou dans ses activités de croupier, puisque le joueur exerce régulièrement sur les tournois du circuit national. Cette fois, Raffael est côté joueur. Qualifié en ligne, il démontre depuis deux jours son habilité. Il vient d’enchainer une bonne séquence de coups pour s’inviter parmi les chipleaders du clan français, à 220 left de ce Main Event.
"Lao Tseu a dit, il faut check-call les Nuts"
Une forme de set-up développé lui permet d’abord de doubler. Open 10
10
CO de Zarbo, flat A
Q
de son voisin au bouton et le board vient 10
3
Q
4
3
. Raffael optera pour un triple check-call, suffisait pour faire tout mettre à son opposant. Dans la foulée, il fait à son tour AQhc au HJ sur un open 25 000 LJ, le bouton paie et le flop vient A
J
6
. C-bet 28 000, payé, fold bouton. Turn 5
, check LJ, 56 000 Zarbo, payé. River 10
, lead 120 000 et tank-call de Raffael, qui ne croit pas à l’histoire de Monsieur.
Effectivement, il y avait un beau A
3
, pour une top-paire transformée en bluff. Raffael a bien senti le coup et s’envole au dessus du million de jetons, soit plus de deux averages, à 220 left.
Chez les Sfez, c'est papa Eric qui fait le travail
Plusieurs Français ont comme lui passé le stack à sept chiffres. Eric Sfez (1, 1 M), Clément Bonnant (1,1 M) Samuel Fournier (1,5M), Thomas Santerne (1,35M), Benjamin Duval (1,7M) et Alexandre Correia (1,8M) forment la première ligne tricolore, alors qu’on est entré dans le niveau 10 000 - 15 000.
Diagonale de Fournier, avec le vainqueur HR FPO Paris Greg face au 19e du dernier EPT Barcelone, Samuel.
Attention à ce joueur répondant au nom "d'Inaus". Il semble avoir la technique aiguisée, l'instinct de tueur et une ambition débordante. Des atouts qui pourraient bien l'amener à désosser bientôt les High Staker sur les plus gros tournois du .com. A moins qu'il ne l'ai déjà fait ?
Ca commence avec un limp 8
9
UTG, ça continue par un iso bouton du Japonais Nozomu, ça trouve une paire au flop, un brelan turn et ça finit même en quinte river pour raser les deux Rois du Japonais. Les deux plus gros stacks de la table ne font plus qu'un : 1,8 million pour Alexandre Correia, chipleader du clan français et même de tout le tournoi.
Dorian Melchers, Cécile Ticherfatine, Gregory Fournier, Rachid El Yacoubi, Josselin Gardes et Jérémie Canetti sont également bien placés.







