Winamax

239 cris de joie, 1 seul d'effroi

- 22 février 2023 - Par Benjo DiMeo

La bulle éclate sur l'EPT Paris
Main Event 5 300 € (Day 2)


EPT Paris
Les soucis d'organisation des premiers jours appartiennent au passé : c'est désormais un tournoi EPT tout à fait classique auquel nous avons affaire. La bulle que nous venons de vivre en est la preuve : longue, bordélique, encombrée, joyeuse. Comme d'habitude ! Et on ne s'en plaindra pas. Pas moins de quatre joueurs sont parvenus à doubler leurs petits tapis durant la période de main par main, avec des temps morts interminables entre chaque showdown.

EPT PAris
Au final, le plus déçu des déçus du jour se nomme Pavel Plesuv. Le Moldave était pourtant en bonne position avec 86 sur un flop 638. Face à 45, il doit éviter 8 petites outs. Le turn J est sans danger... à l'inverse du 7 retourné sur la rivière. Applaudissements, stories Instagram, selfies, high fives : tu connais.

EPT Paris
Tout le monde (sauf Pavel Plesuv) peut remercier Harry Lodge : le Britannique a délivré la salle après une bonne heure de jeu au ralenti.

Paul Pires Trigo
L'un des héros de cette bulle se nomme Paul Pires-Trigo. Le vétéran de Winamax a pris tout son temps pour mûrir dans sa tête un hero call splendide à deux places de l'argent. On est bout d'un board 4A8K5 et Proscoo se voit demander son tapis par son voisin de droite au gros stack, l'Anglais Kamal Joshi. Les minutes défilent, l'attente est interminable mais Pries-Trigo ne décevra pas les spectateurs, finissant par engager le reste de son stack (presque 100 000) avec juste la top-paire, A10. Bien vu : Joshi ne peut montrer qu'un bluff, typique de cette phase de la partie : QJ. Un pot de 290 000 pour Paul Pires-Trigo, bien plus que la moyenne.

Gaëlle Baumann
Autre bonne affaire de la bulle, celle réalisée par Gaëlle Baumann. Un peu plus facile à conclure, celle-là : alors qu'il reste dix joueurs à bust, O RLY relance UTG. Tout le monde passe jusqu'à la petite blinde qui envoie son tapis. Gaëlle a payé avant d'avoir eu le temps de cligner des yeux, et pour cause : elle a trouvé deux Rois. Face à As-Roi, elle ne tremblera guère, le flop apportant directement le dernier Roi du paquet pour lui offrir un pot de 280 000.

Maxime Manzone
Premier tournoi EPT... en fait, premier tournoi pro tout court pour Maxime Manzone, et essai largement transformé, un mois après sa victoire sur la Top Shark Academy. Le dernier arrivé dans le Team W franchit la bulle avec un stack quelque peu réduit, mais maintenant que le min-cash à 8 400 euros est sécurisé, tous les espoirs sont permis.

Alexane Najchaus
Premier ITM EPT pour Alexane Najchaus aussi, après une première tentative à Londres, qui s'était arrêtée bien trop vite. "Je préfère oublier Londres, c'est comme si le tournoi n'avait pas existé. Paris, c'est mon premier vrai EPT", rit-elle.

Matas Cimbolas
C'est un Matas Cimbolas quelque peu agacé que l'on a observé durant la période de main par main/. Le Lituanien se plaignait que ses adversaires ne lui laissaient pas assez de temps pour réfléchir à ses décisions. Avec son short-stack, il jouait évidemment le jeu du "stalling", typique de la bulle. Sa bonne humeur est cependant vite revenue.

EPT Paris
L'Américain Peter Moore s'est, lui aussi, retrouvé à tapis au flop contre un tirage par les deux bouts. Sauf que ses Deux Dames ont tenu.

EPT Paris
On célèbre à chaque fois le bubble boy, mais rarement celui qui l'a précédé vers la sortie. Hommage donc à Javier Zarco, victime à 241 restants du plus classique des classic flips : deux Dames contre As-Roi.

EPT Paris
Le sauvetage d'Orpen Kisacikoglu vaut son pesant de cacahouètes : all-in avec AQ, il fait face à KK qui trouve un troisième Roi dès le flop. Qu'à cela ne tienne : le croupier retourne quatre piques lui permettant de rester en vie. Un coup de pot d'une valeur inestimable !

Adrian Mateos
Possédant le plus gros stack de la table télé, Adrian Mateos a franchi la bulle avec le pilote automatique enclenché. Relance, relance, relance... Il est facile ce jeu, en fait !