Cyril Monbrun-Massot, seul unique rescapé tricolore d'un Jour 3 riche en actions
Le Portugais Rui Sousa domine les débats à 16 joueurs restants
Main Event 5 300 € (Fin du Day 4)
21h45 : les 16 joueurs encore en course dans le Main Event s'agitent, se lèvent et emballent des dizaines et des dizaines de jetons dans leur sac respectif. La fin du Day 3 est officielle. Il aura fallu 9h45 de jeu - dans les faits, moins avec les pauses - pour que le field de 48 survivants présents sur la ligne de départ ne chute à deux tables restantes, constituant de facto les demi-finales de cet événement. Des demi-finales orphelines de trois Français sur les quatre assis autour des tables à midi.
Steve Berdah (photo ci-dessus) fut le premier sortant tricolore à déplorer : short stack tout du long, l'intéressé a manoeuvré avec un capital souvent comptabilisé sous les dix blindes. Sa solidité lui permit de grapiller de nombreux paliers financiers, avant de s'incliner en 29e position pour la rondelette somme de 31 040 €. Puis vint le tour du discret Ut Tam Vo, victime d'un set up catastrophique : full house contre carré. A ce stade-là de la partie, ça ne pardonne pas.
Le clan tricolore poursuivait sa descente en enfer avec l'élimination de la dernière féminine en course, la Team Pro Winamax Gaëlle Baumann. La Strasbourgeoise a pourtant vécu un début de journée idéal : son tapis a été multiplié par trois au cours du premier niveau. Puis une succession de pots modestes concédés ça et là, combinée à un désert de cartes et une variance en sa défaveur auront eu raison d'elle. Sa 20e place constitue sa plus grande performance sur le circuit European Poker Tour.
Cyril Monbrun-Massot en plein kiff
"Va falloir que je cherche un nouvel hôtel pour ce soir. Mes affaires sont à la conciergerie !". Non, Cyril Monbrun-Massot ne blague pas. Et monsieur ne s'attendait visiblement pas à vivre une telle aventure pokeristique au regard de sa logistique. Le Toulousain peut se targuer d'être le dernier représentant français encore en course, bien que son tapis de 1,810 million le place avant-dernier au classement général.
"C'est bien, à la fin de chaque jour, je termine au mieux", se réjouit celui qui s'est hissé à la 16e place de l'EPT National High Roller, en début de séjour, pour la somme de 20 000 €. C'est d'ailleurs cette performance réalisée grâce à quelques liasses de billets glânées à la bulle d'un satellite qui l'a poussé à participer au Main Event. Travailleur dans le bâtiment, Cyril a un seul et unique objectif en tête : "La table finale, c'est le minimum. Je vis mon tournoi au jour le jour".
Questionné sur les gains financiers du payout, Monbrun-Massot ne souhaite même pas en entendre parler : "On ne parle pas d'argent, je m'en fous", lâche-t-il avec amusement, comme pour se détacher de cette composante du tournoi. "Mais c'est clair que le prix de la première place change une vie". A lui désormais de regrimper dans les hauteurs du classement : les premiers instants du Day 5 seront décisifs.
Avec 6 980 000 à son actif, Rui Sousa arrivera en très bonne posture pour le Day 5 en tant que chipleader officiel. Mais le Portugais aura fort à faire pour rallier la table finale : à commencer par se frotter à des pointures du circuit, à l'image de son premier poursuivant Marton Czuczor (6 065 000), Johan Storakers (4 200 000), Kully Sidhu (3 460 000), Alexander Ivarsson (3 085 000) ou encore Shannon Shorr (1 830 000).
Reprise du tournoi samedi 31 août, à midi.
Tableau de bord
Il reste 16 joueurs (sur 1 988 entrées)
Tapis moyen : 3 727 000
Blindes : 30 000 / 60 000, BB Ante de 60 000 (encore 15 minutes)
Prix assuré : 71 400 €

