Davidi Kitai et Benjamin Pollak ont laissé de côté les Highrollers du festival
Main Event 5 300 € (Day 1A)
Pour l'instant, sur huit joueurs engagés aujourd'hui, le Team Winamax fait un sans-faute, alors que le 7e niveau du Day 1 A vient de se terminer.
Chez Davidi Kitai, on avait déjà bien grindé, avec 80 000 : "Je n'ai pas eu beaucoup de showndowns, explique le Belge. Je je joue que depuis deux niveaux et demi, je suis arrivé en même temps que Guillaume Diaz. Je connais deux trois joueurs à ma table, il y en a des plus belles, et des plus difficiles." (Kitbul fait notamment face à Tony Miles). Pour l'instant, le Belge n'a pas flambé à Barcelone, préférant zapper le Super Highroller à 100 000 €, se contentant de jouer le Highroller à 10 300 € et l'EPT National, sur lequel il a terminé 159e pour 3 780 € dans un field de 4 682 entrants, ce qui est déjà un beau deep run en soi. "Ici, les tournois à gros buy-ins sont durs alors que petits tournois sont vraiment beaux, donc je préfère m'y consacrer. Je voulais faire le sat pour le 100k, mais j'étais trop fatigué..." Dav' est venu en famille à Barcelone, sa petite fille ayant déjà beaucoup voyagé : "Elle a dû prendre 40 avions cette année ! Et elle ira en vacances à Las Vegas jusqu'à ses 18 ans..." On l'a compris, Davidi ne compte pas arrêter le poker de sitôt.
Benjamin Pollak, qui s'est posé à Barcelone le 21 août mais n'a pas beaucoup joué depuis son arrivée, est dans la même optique que Davidi concernant son programme. "Je préfère kiffer les petits buy-ins. J'ai fait des erreurs au High-Roller des Triton Series, et donc je ne voulais pas jouer cher ici. Stop bleeding !" A Londres, en début de mois, Ben a en effet buy-in le 25 000 €, le 50 000 € et le 100 000 €, à deux reprises, en réussissant seulement un min-cash sur le 50k. "Les pros jouent 20 à 50 % de leur action, alors que moi, si je vends 30%, c'est déjà le bout du monde. Donc quand je ne fais pas de résultat, ça revient cher..." Et puis bon, Ben a déjà vu du pays à l'EPT Barcelone : "J'ai gagné le 50k, fait la finale du 100k l'an passé... Ces tournois me font moins bander, j'ai l'impression que j'ai fait ce que j'avais à faire."
Alors "MagicDeal" a préféré kiffer la capitale catalane : "J'ai pas mal fait la fête, j'ai fait la closing Party de l'hôtel W hier soir. C'était le feu." Visiblement a bien fait de se préserver pour le Main, puisque quelques secondes plus tard, nous le voyons doubler son tapis : sur un flop 4
8
9
, il check-raise un c-bet de son adversaire, qui annonce directement all-in. Ben paye pour un total de 18 000, et ses deux Dames restent devant la paire de Dix de son opposant jusqu'à la fin du tableau. "En revanche, gagner ce Main Event me fait grave envie, affirme Ben. Je n'ai fait qu'une finale EPT à Deauville, 4e en 2015. En dix ans, ce n'est pas terrible ! Je veux changer les probas..." Vu le prizepool qui s'annonce, ce serait le meilleur moment pour cela !
Pour Ivan Deyra, qui a lui aussi late reg en compagnie d'Adrien Delmas, les premières heures de jeu sont moins aisées : "Je suis descendu à 15 000, et je suis parvenu à remonter à 26 000. Je ne joue que des petits pots." S'inscrire en retard est-il finalement une si bonne idée ? "Sur les tournois longs, c'est une bonne stratégie. Cela fait un moment que je joue les EPT, et c'est mieux d'être frais sur les derniers niveaux lors des Days 1. Me connaissant, c'est la meilleure chose pour moi. En attendant, il faut être patient... Car sur un Day 1, si tu doubles une fois, tu as gagné ta journée !" Pour l'instant, "ValueMerguez" attend donc ce fameux double-up. L'an passé, justement, le Bordelais avait quadruplé son tapis lors des dernières mains du Day 1B.
Chez Aladin Reskallah, on tutoie déjà la barre des 100 000 jetons, grâce à un grind efficace. "Je fais des paires, confirme le Lyonnais. Mais je n'ai pas une table facile." Comme vous pouvez le constater sur la photo, le Top Shark 2019 est en effet assis à la droite de Sam Greenwood et en face d'Adrian Mateos Diaz, deux des meilleurs Highrollers du circuit ! "Mais le pire, c'est l'Australien fou deux crans à ma gauche (Sam Higgs, NDLR). Il est super-aggro. Je l'ai vu call 8-4 off en milieu de position, et hero call un overbet sur la river d'un tableau 4-9-10-6-K ! C'était bon..." Attention, Sam Higgs, c'est tout de même un million de dollars de gains en tournois live.
Du côté des bustos, ceux qui vont devoir payer 5 300 € une deuxième fois pour continuer à jouer dans ce tournoi, on peut citer Jean-Noel Thorel (qui a tout mis sur un tableau 3-2-10-J avec Q-J mais est tombé sur deux As), Carlo Savinelli, Julien Martini, Matas Cimbolas, Ben Heath, David Peters, Maria Lampropulos (photo), Paul-François Tedeschi, Imad Derwiche...
Petit, petit, petit !
-

