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Mikita crush, chef

- 27 août 2018 - Par Benjo DiMeo

Quatrième perf à sept chiffres en trois mois pour le joueur Biélorusse
Super High Roller 100 000 €


Un véritable phénomène, ce Mikita Badziakouski. Pour nombre de joueurs, même parmi les meilleurs, une victoire à 1,65 million d'euros représente, ci ne s'est pas la performance d'une vie, au moins la performance d'une année. Pas pour le Biélorusse : il s'agit de son quatrième score à sept chifres... en quatre mois !

Ce titre Super High Roller acquis à Barcelone aujourd'hui fait en effet suite à des victoires au Montenegro (2,5M$, mai), à l'Aria de Vegas (1,6M$, mai) puis en Corée du Sud (5,2M$, juillet). Dans ce cas, qu'est-ce qu'on peut bien trouver à dire aux journalistes demandant des explications ? "Je run plutôt good, ces temps-ci. J'ai de la chance, c'est tout !" Une évidence qui ne doit cependant pas occulter un talent semble t-il illimité.

Résultats - Super High Roller 100 000 €
54 inscriptions (re-entries inclus) - Prizepool 5,239M €

Mikita Badziakouski
Vainqueur : Mikita Badziakouski (Biélorussie) 1 650 300 €
Runner-up : Ahadpur Khangah (Iran) 1 191 900 €
3/ Matthias Eibinger (Autriche) 759 680 €
4/ Timothy Adams (Canada) 576 300 €
5/ Benjamin Pollak (France) 445 300 €
6/ Rui Neves Ferreira (Portugal) 340 550 €
7/ Jean Ferreira (Canada) 275 050 €

Crédit photo : Neil Stoddart / PokerStars

Pollak éliminé, mais Pollak payé

- 27 août 2018 - Par Benjo DiMeo

Super High Roller 100 000 € (Finale)

On peut inscrire la bulle du tournoi le plus cher de ce festival barcelonais dans la colonne "Brutal". Fort de sa position de chip-leader à neuf joueurs restants, l'Autrichien Matthias Eibinger a relancé à peu près toutes les mains préflop, à coups d'open à 20 ou 25BB (!) Une stratégie qui a profité à Benjamin Pollak (le Français ayant doublé son short-stack sur une confrontation AQ/AJ), mais pas à Cary Katz (ses Dames se font éclater par K10), ni Byron Kaverman : son As-8 ne tient pas contre... 8-7 dépareillés ! L'Américain voit donc s'envoler un min-cash de 275 050 € (et peut-être beaucoup plus).

Benjamin Pollak
Pollak aura tenu quelques orbites de plus avec ses quelques blindes, avant de finalement rendre les armes en cinquième place, son As-Valet ne tenant pas contre le 86 du même Eibinger. Décidément !

Le Français, qui s'était inscrit tardivement lors du Day 1, remporte 435 300 euros. Il peut tranquillement aller acheter son ticket pour le Main Event : avec cette manne, tous ses tournois de la semaine seront joués en freeroll. Elle est pas belle, la vie ?

Il reste trois joueurs en course après l'élimination de Timothy Adams :

Matthias Eibinger (Autriche) 5 millions
Mikita Badziakouski (Biélorussie) 5 millions
Ahadpur Khangah (Iran) 3,4 millions


Avec des blindes à 50 000/100 000, la profondeur des tapis n'est guère probante : on devrait rapidement connaître le vainqueur, qui sortira avec un premier prix de 1,65 million d'euros.

Adrian Mateos manque de peu la finale

- 26 août 2018 - Par Benjo DiMeo

Super High Roller 100 000 € (fin du Day 2)

Adrian Mateos Diaz
Tandis que l'on vibrait devant l'exploit de Jean-René Fontaine sur l'EPT National, l'épreuve la plus chère de l'EPT Barcelone suivait son cours. A l'heure du coup d'envoi du Day 2 du Super High Roller à 100 000 €, nous avons vu un total de dix joueurs s'inscrire en dernière minute, venant s'ajouter aux 28 joueurs ayant réussi à tenir jusqu'au bout du Day 1.

Parmi eux, une majorité de visages familiers, déjà croisés lors d'un Day 1 infructueux : Adrian Mateos, Sergio Aido, Nick Petrangelo (pour son quatrième buy-in successif, le record de l'épreuve), ou le Turc Orpen Kisacikoglu. Et aussi quelques entrées fraîches, comme Dietrich Fast ou Steffen Sontheimer. Au total, 54 inscriptions, dont 14 re-entries : un très bon score, assurément, qui a permis de créer une dotation de plus de 5,2 millions d'euros.

Neuf heures plus tard, ils ne sont plus que neuf à pouvoir prétendre à une part de cette manne. La bulle n'a pas encore éclaté : seulement sept joueurs repartiront avec la satisfaction de ne pas avoir investi six chiffres dans le vent. Et parmi ceux-là, on ne comptera ni les Petrangelo et Aido sus-cités, ni notre Docteur Maboul du poker Français Jean-Noël Thorel (sorti, comme à l'accoutumée, sur un bluff improbable), ni Patrik Antonius, ni David Peters, ni le seul joueur du Team Winamax ayant pris part à cette épreuve : Adrian Mateos.

Adrian Mateos Diaz
L'Espagnol est passé très près de sa 13e place payée de 2018 sur un tournoi à 25 000$ ou plus : c'est en dixième place qu'il a rendu les armes, à trois places de l'argent, donc, sans avoir rééllement disposé d'assez de munitions pour faire parler son talent. Après deux double up face au même joueur (Daniel Negreanu), Adrian s'est incliné peu après la pause-dîner, sur une confrontation plus ou moins perdue d'avance : A8 contre As-10 et deux Rois. Pas décontenancé pour un sou, Adrian a immédiatement pris la route d'une épreuve, au tarif cinquante fois moindre : le High Roller EPT National, dont le Day 1B est en cours en mode turbo.

Le Day 2 est sur le point de se terminer à l'heure où nous "mettons sous presse" (minuit), sans que les places payées n'aient été atteintes. Lundi, alors que débutera le Main Event (Day 1A), on retrouvera en finale Negreanu, Timothy Adams, Byron Kaverman, et quelques autres dont, on l'espère, un Benjamin Pollak actuellement short-stack. Au bout du chemin : 1,65 million d'euros. De quoi survivre le circuit High Roller pendant, allez, un an et demi, à tout casser.

Adrian Mateos Diaz
Sergio Aido et Adrian Mateos en des temps meilleurs

Le round d'introduction est terminé

- 25 août 2018 - Par Benjo DiMeo

Adrian Mateos Diaz et beaucoup d'autres sont passés par la case re-entry
Super High Roller 100 000 € (fin du Day 1)


Après huit niveaux d'une heure qui nous ont somme toute parus très courts, le Super High Roller à 100 000 euros a été mis en pause pour la nuit. On pourra argumenter que sur le plan du spectacle, ce Day 1 n'aura pas servi à grand chose, si ce n'est à faire gonfler le prize-pool : tous les joueurs éliminés aujourd'hui avaient la possibilité de re-entry. Et la plupart ne s'en sont pas privés, comme David Peters, Timothy Adams, Christopher Vogelsang... Mention spéciale à Nick Petrangelo, dont l'investissement total sur cette épreuve s'élève à 300 000 € : son tapis est actuellement de... zéro. En plus, il n'est pas trop tard pour ceux qui ont sauté en toute fin de Day 1 : les inscriptions vont rester ouvertes jusque 12h30 dimanche, heure du coup d'envoi du Day 2. Et des sortants tardifts, il y en a eu pas mal : nos amis les high-stakeurs n'ont pas hésité à tout envoyer sur les dernières mains, sachant parfaitement qu'en cas de bust, ils pouvaient recommencer à zéro le lendemain.

Adrian / Sergio
Adrian Mateos et Sergio Aido - que l'on avait saisi un peu plus tôt au beau milieu d'un fou rire communicatif - font partie de ce clan-là : tous deux ont sauté sur la dernière main de la journée. C'est avec une main peu orthodoxe - 8-3 ! - qu'Adrian a joué son dernier coup, tentant un "stop and go" avec ses dix dernières blindes face au bouton sur un flop Roi-7-3 : il se fait payer par une pocket paire de 6. On les retrouvera dimanche avec un stack tout neuf de 250 000, aux blindes 3 000 / 6 000.

Benjamin Pollak
Il y a ceux qui sont arrivés tôt, et qui ont du remettre la main à la poche... Il y a aussi ceux qui sont arrivés tard, et qui ont terminé avec pas mal de jetons. N'est-ce pas, Benjamin Pollak ? "Je n'avais même pas prévu de jouer", raconte Pollak. "J'étais à la piscine en train de jouer au Poker Chinois..." C'est en apprenant l'arrivée tardive d'un groupe de joueurs, disons, pas forcément de très haut niveau, que Benjamin a changé d'avis. "J'ai vendu quelques pourcentages en vitesse, et voilà !" Benjamin n'a joué que deux heures et demie sur le Day 1 (sur un total de huit), ce qui ne l'a pas empêché de se monter un tapis de 469 000. L'autre Français de l'épreuve, l'amateur Jean-Noël Thorel, fait un poil mieux : il sera au Day 2 avec 496 000.

Patrik Antonius
Autre "late reg" fructeux : celui de Patrik Antonius, qui a conclu son Day 1 avec 517 000. Un peu plus de 30 joueurs reviendront au Casino Barcelona dimanche (avec, peut-être, quelques entry ou re-entry de dernière minute), dont Daniel Negreanu, Pascal LeFrancois, Bryn Kenney, Stephen Chidwick, Sam Greenwood... Le chip-leader est un joueur venu d'Iran que je ne connaissais pas, il s'appelle Ahadpur Khangah.

Tricky, tricky !

- 25 août 2018 - Par Benjo DiMeo

Super High Roller 100 000 € (Day 1)

Un coup intéresant, observé à la table d'Adrian Mateos juste avant la première pause de la journée. Je n'ai pas vu la séquence préflop : au moment où j'arrive à la table, Adrian a posé une mise de 3 000 devant un flop AA4. En position, Dan Smith paie, avant que David Peters ne check/raise à 14 000 depuis les blindes.

L'Espagnol du Team Winamax s'écarte du chemin. La pause est déclarée, mais Adrian reste à table pour observer le reste du coup. Il ne regrettera pas d'avoir rogné sur son temps de pause.

Dan Smith
Dan Smith (photo) paie le check/raise, et la croupière retourne un turn Q. Peters décide de ralentir l'agression : il checke. En réponse, Smith décide de miser le montant qu'il vient juste de payer : 14 000. Peters check/call rapidement.

La rivière est un 10. Peters checke une dernière fois. Dan Smith va prendre son temps avant d'agir, laissant filer 30 secondes entières avant de jeter l'un de ses jokers, lui donnant droit à 30 secondes supplémentaires pour se décider. Il finira par miser, et gros : 50 000.

David Peyers paie instantanément, mais fait face à une mauvaise nouvelle : Smith lui montre QQ pour un full gagnant.

"Tricky tricky", lâche Adrian Mateos avec un demi-sourire.

Au retour de la pause, une quatrième table a été ouverte. Parmi les derniers arrivants : Daniel Negreanu. On n'a pas pu louper l'arrivée de la super-star canadienne, qui a salué tout le monde bruyamment ("ADRIAN MATEOS ! MY MAN !") avant de dégaîner son téléphone pour faire une story Instagram (ou peut-être que c'était SnapChat, je ne suis pas très à la page sur le sujet). Un seul re-entry à noter pour le moment : celui de Nick Petrangelo.