EPT Main Event 5 300 € (Day 1B)
Beaucoup d’action dans le virage de Mehdi Chaoui. Le Marocain est connu sur le circuit francophone pour ses moves de « dégen », notamment à base de gros overbet river. Mais cette fois, c’est lui qui se fait prendre à son propre jeu, en subissant les assauts de son voisin Cassio De Almeida.
Limp 600 de Chaoui sur la blinde du Brésilien qui isole à 2 000 et les deux joueurs découvrent un flop 9
J
6
. Check-check chez ces messieurs et nouveau check de Chaoui sur la turn 9
. Le Brésilien passe à l’attaque et demande 2 500 à Mehdi qui paiera la mise adverse. River 2
, une joli brique qui donne des idées au vainqueur des Brazilian Poker Series : 15 500 dans 8 500. Un move qui fait sourire Mehdi Chaoui. Lui-même raffole de ce genre de move, mais cette fois, c’est lui qui se retrouve à tanker deux minutes, avant de finalement rendre ses cartes.
Dix minutes plus tard, je reviens autour de la table… Plus de Cassio De Almeida. En fin observateur, je devine que le stack du Brésilien s’est fait aspirer par Maher Nouira. « Je n'aime pas qu’on touche à mon pote Mehdi » explique le Tunisien, qui s’est donc chargé de faire payer la sentence dans un duel bouton vs BB. Maher n’a pas fait dans la dentelle. « J’open, il me 3-bet et je lui mets tout avec 7
7
, il m’a payé avec A
K
et ça passe sur Q
9
6
5
6
» raconte Nouira. Déjà auteur de quelques petits moves en début de journée, le grinder passe la barre des 100 000 jetons.
La connexion tunisiano-marocaine Maher Nouira et Mehdi Chaoui, en toute détente dans ce Day 1B
En parlant du Maroc, je viens de croiser une table qui sent bon le Es Saadi. Hassan Farès, Mohamed Mehalleg, Jean Koja et Massou Cohen se sont retrouvés à boxer ensemble dans le bord de la salle. Entouré de ses copains, difficile d’arrêter les palabres de Massou. « Only English please » répète sans succès la croupière. Pour l’instant, c’est Michel Cohen qui s’en sort d’ailleurs le mieux, avec un peu plus de deux tapis de départ, quand les autres francophones de la table gravite autour du tapis de départ, voire un peu moins chez Jean Koja.

