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PSPC 25 000 $ :1234Finale
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C'est réussi (et ce n'est pas fini)

- 7 janvier 2019 - Par Benjo DiMeo

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PSPC 25 000 $ (Fin du Day 1)


TV
Alors, ce fameux tournoi unique au monde qu'on attendait depuis un an, comment il a démarré ? Bien, voire même très bien. Les chiffres du PSPC sont très bons, l'ambiance aussi, et le Team Winamax a bien réussi son Day 1. Difficile de demander mieux.

Commençons par les chiffres : 1 014 joueurs pour une épreuve très chère avec aucun re-entry possible, c'est beaucoup plus que ce qu'espéraient les organisateurs. "On tablait sur 600 joueurs, pas plus", nous jurent-ils la main sur le coeur. Modestie ou pas, le plus gros tournoi à 25 000 dollars de l'histoire du poker offrira donc une dotation tournant autour des 25 millions de dollars. Le premier prix devrait représenter la bagatelle de 5 millions et ça, tous les joueurs encore en course au terme du Day 1 (les trois-quarts du field, grosso modo : on a perdu quelque chose comme 250 joueurs aujourd'hui) ne peuvent s'empêcher d'y penser, déjà, même s'il reste encore quatre journées à jouer, et que l'on est encore loin des places payées, qui devraient être au nombre de 160 environ.

Ballroom
Concernant l'ambiance que nous avons ressentie au milieu de ce tournoi au concept original rassemblant un nombre record d'amateurs (estimation perso : environ 20% du field, un chiffre stratosphérique à ce niveau de buy-in) : là-dessus, je vais être un peu moins enthousiaste. Non non, rassurez-vous, l'ambiance du Day 1 du PSPC n'a pas été mauvaise, pas du tout.  C'est juste qu'elle n'était pas bien différente de celle de la plupart des tournois de poker pros organisés toute l'année : studieuse, sérieuse, appliquée, avec une organisations aux petits oignons, comme devrait l'être un tournoi à 25 000 dollars. Nous ne sommes pas au WPO Dublin, et c'est tant mieux ! La joie qu'ont ressentie chacun des amateurs présents aujourd'hui (une joie partagée par pas mal de pros, n'est-ce pas Romain Lewis ?), ce fut une joie contenue, intérieure. Un kif' qui comprenait une bonne dose de stress, un stress positif qui motive, qui pousse à donner le meilleur de soi dans une compétition où l'on sait que le chemin sera long et difficile. Pour trouver de la bonne humeur aujourd'hui, il fallait chatter son tirage de table, et ne pas tomber à l'une des nombreuses tables remplies de pros dès le coup d'envoi, où chaque jeton fut âprement disputé dans un silence religieux (demandez donc à Guillaume Diaz).

Kanit Pierce
A l'inverse, n'importe qui ayant entamé sa journée à la table de Mustapha Kanit a probablement passé une excellente journée. Jouer avec Mustapha, c'est se retrouvé embarqué dans une partie de poker entre amis de longue date, pleine de fous rires, de tapes dans le dos, de trash talk bon enfant et de bad beats pris à la rigolade... sauf qu'au lieu de jouer dans la cuisine, vous êtes au beau milieu d'un Highroller disputé sur une île luxueuse des Bahamas, autour de joueurs qui, pour la plupart, ne se connaissaient pas 24 heures plus tôt. C'est que l'Italien du Team dispose d'un talent rare, précieux, enviable, dont beaucoup d'entre nous aimeraient disposer : celui de mettre à l'aise ses semblables, de les charmer grâce à un humour ravageur, de les rallier à sa cause grâce à un bagout infini, le tout sans jamais manquer de respect à qui que ne ce soit, et sans jamais franchir la ligne ténue qui sépare la bonne humeur de la lourdeur. Ce n'est pas Paul Pierce qui dira le contraire. Le légendaire baskettteur, fan de poker venu aux Bahamas en VIP, a vu arriver Mustapha à sa droite quelques minutes après le coup d'envoi. Deux tours de table plus tard, ils étaient les meilleurs amis du monde. Sept heures de conversation non-stop plus tard, Paul Pierce avait du mal à quitter sa table après s'être fait éliminer. Son bourreau ? Son nouveau meilleur ami, bien entendu.

Davidi Kitai
Alors que l'Italien du Team a joyeusement "ensaché" 150 000 unités en fin de journée, le Day 1 de Davidi Kitai fut beaucoup plus calme... Mais on parle uniquement de décibels ici. En ce qui concerne le poker, c'est tout l'inverse ! Kitbul termine en effet la journée avec 112 000, alors que deux heures plus tôt il n'avait plus en sa possession que... 6 000 ! Clairement le maillot à pois de la journée, Davidi doit son salut à plusieurs double up successifs, sans vraiment chatter mais jamais trop serein non plus : "D'abord deux As contre 10 et 8", rembobine t-il, "puis As-Roi contre deux 10, puis As-Roi avec le Roi de coeur sur AQ5, en face il y a J10 et je gagne, puis enfin un pot gigantesque ou je 3-bet QQ après un limp et un raise. Le limpeur n'a pas vu ma relance et paie..." Suite de l'histoire en accéléré : le flop tombe J103, Davidi c-bet puis fait tapis sur le turn 2, son adversaire paie avec AJ et ne trouve pas de miracle sur la rivière !

Team Winamax
Mais le plus gros tapis du Day 1 au sein du Team n'est pas ni belge, ni italien, mais périgourdin : Adrien Delmas sera au Day 2 avec un matelas confortable de 211 500. Son dernier coup d'éclat d'une journée idyllique s'est joué contre Vanessa Selbst : le As-Roi du Top Shark bat les Rois de l'Américaine grâce à un As sur la rivière. Décidément, Selbst n'est jamais en veine contre les pros du Team...

Seuls 3 des 13 pros du Team ont rendu les armes dès le Day 1 : Ivan Deyra, Sylvain Loosli et Adrian Mateos. On donne donc rendez-vous lundi midi (18h en France) aux 10 joueurs suivants :

Adrien Delmas 211 500
Mustapha Kanit 150 000
Davidi Kitai 112 000
Kool Shen 103 000
Romain Lewis 80 000
Guillaume Diaz 63 000
Pierre Calamusa 59 600
Gaëlle Baumann 40 000
Leo Margets 28 000
Joao Vieira 18 000


Le tapis moyen tourne de 81 000, et les blindes passeront demain à 600 / 1 200. En attendant la publication du classement officiel du Day 2, qui nous permettra de déterminer combien de Français seront là lundi (ils étaient une cinquantaine aujourd'hui), on se quitte avec une poignée de Tweets :


En direct des Bahamas, je vous souhaite un bon début de semaine. Revenez par ici en début de soirée pour la suite de ce beau et gros évènement !

Benjo

745 joueurs seront au Day 2 (ha ouais, quand même)

- 7 janvier 2019 - Par Benjo DiMeo

Cliquez ici pour le Seat Draw complet

PSPC
Top 10

Talal Shakerchi (UK) 425 300
Dan O'Brien (USA) 301 200
Alexis Gavin (USA) 267 000
Andrei Kurov (Russie) 260 400
Shyam Srinivasan (Canada) 254 000
Salvatore Donato (Italie) 252 700
Dylan Wilkerson (USA) 244 300
Jonathan Dokler (USA) 240 100
Pavel Veksler Ukraine 230 300
Andrew Pantling (Canada) 230 000

35 Français

Adrien Delmas (Team Winamax) 211 500
Julien Martini 166 700
Johan Girard (Platinum Pass) 123 800
Laala Redjouh (Platinum Pass) 122 200
Corentin Ropert 111 200
Jeremie Sarda 108 400
Ilan Prosper Serruya (Platinum Pass) 108 400
Benjamin Pollak 105 100
Bruno Lopes (Team Winamax) 103 000
Thi Xoa Nguyen 100 000

Pierre Lewandowski (Platinum Pass) 93 700
Gino Cardenia (Platinum Pass) 86 900
Alexandre Reard 84 000
Victor Choupeaux  80 600
Romain Lewis (Team Winamax) 80 100
Dominique Lamy (Platinum Pass) 77 300
Alexandre De Zutter (Platinum Pass) 70 000
Julien Perouse (Platinum Pass) 69 300
Arthur Gavard (Platinum Pass) 66 500
Damien Le Goff 65 600

Paul Tedeschi (Platinum Pass) 63 600
Guillaume Diaz (Team Winamax, Platinum Pass) 63 500
Nicolas Cardyn 61 100
Pierre Calamusa (Team Winamax) 59 600
Adrien Allain 41 500
Guillaume Merlinge (Platinum Pass) 40 900
Gaelle Baumann (Team Winamax) 39 700
Marius Conan 39 400
Quentin De Solere (Platinum Pass) 34 600
Frederic Delval 33 700

Nesrine Kourdourli 27 300
Lionel Foulquier (Platinum Pass) 24 600
Nicolas Dumont (Platinum Pass) 23 600
Lucas Denis (Platinum Pass) 23 300
Jimmy Guerrero 22 000

Le reste du field

(sélection super giga restreinte parce qu'il reste encore plein de monde : on ne va pas y passer la nuit)

Steven Van Zadelhoff (Pays-Bas) 210 000
Kristen Bicknell (Canada) 207 900
Elio Fox (USA) 167 200
Dario Sammartino (Italie) 162 100
Noah Boeken (Pays-Bas) 155 900
Sven McDermott (Irlande) 151 900
Dan Shak (USA) 151 600
Sam Grafton (UK) 151 400
Mustapha Kanit (Italie, Team Winamax) 150 700
Joseph Ingram (USA) 150 200

Dzmitry Urbanovich (Pologne) 148 500
Christoph Vogelsang (Allemagne) 146 800
Jonathan Abdellatif (Belgique) 145 000
Martin Finger (Allemagne) 116 800
Patrik Antonius (Finlande) 113 300
Timothy Adams (Canada) 111 200
Davidi Kitai (Belgique, Team Winamax) 111 200
Jack Salter (UK) 110 600
Kenny Hallaert (Belgique) 103 400
Chance Kornuth (USA) 103 200

Jason Mercier (USA) 102 800
Max Silver (UK) 101 400
Michael Gathy (Belgique) 100 000
Alex Foxen (USA) 99 100
Chris Moneymaker (USA) 94 200
Chris Moorman (UK) 89 500
Cliff Josephy (USA) 84 900
Lex Veldhuis (Pays-Bas) 80 300
Nicholas Petrangelo (USA) 80 000
Ryan Riess (USA) 78 200

Leo Margets (Team Winamax) 28 500
Joao Vieira (Team Winamax) 17 900


Tableau de bord
745 joueurs restants (sur 1 004 au total, mais les inscriptions restent ouvertes jusqu'au Day 2)
Blindes : 600 / 1 200 BB Ante 1 200
Tapis moyen : 80 000
Day 2 : lundi à midi (18h en Franceà

 

Retards de stars

- 7 janvier 2019 - Par Benjo DiMeo

PSPC 25 000 $ (Day 1)
Level 7 : 400 / 800 ante 800


Deux des stars du poker dont j'aurais été surpris de l'absence sur ce PSPC ont fini par se pointer, moins de deux heures avant la fin du Day 1 :

Gus Hansen
Gus Hansen, en grande conversation avec Keith Lehr, et dont le stack a déjà grimpé à 150 000

Phil Hellmuth
Phil Hellmuth, qui s'est pointé avec un hot dog en main (15 $) et dont le stack n'a guère bougé (50 000)


Sinon, voici mon Top 5 perso des "Stars du poker dont on ne s'attendait pas à ce qu'elles viennent au PSPC, et qui ne sont pas venues" :

5/ Viktor Blom
4/ Fedor Holz
3/ Phil Ivey
2/ Tom Dwan
1/ Doyle Brunson


Et le Top 5 des "Stars où là, ça m'étonne quand même qu'elles soient pas venues" :

5/ Scotty N'Guyen
4/ Carlos Mortensen
3/ Michael Mizrachi (son frère Robert est là)
2/ Antonio Esfandiari
1/ ElkY

Faire et défaire...

- 7 janvier 2019 - Par Benjo DiMeo

PSPC 25 000 $ (Day 1)
Level 7 : 400 / 800 ante 800


Gaëll Baumann
Je trouve Gaëlle Baumann à la table qu'elle occupe depuis le coup d'envoi du PSPC huit heures plus tôt, la numéro 23, tout au fond de la salle. Bonheur : O RLY m'offre de l'action en direct, puis m'en raconte un peu plus juste après.

Le direct : le joueur UTG limpe. Juste derrière, Gaëlle relance à 2 500. Tout le monde s'écarte du chemin, sauf le joueur UTG qui paie et annonce immédiatement un check. Dans le noir, donc. Le flop tombe 838. Gaëlle c-bet 3 200. C'est payé, encore. Sur le turn, un Q, Gaëlle augmente un peu plus les enchères avec deux jetons bleus (5 000 chacun) en guise de deuxième barrel. Cette fois, son adversaire refuse la proposition, et Gaëlle encaisse : elle pointe désormais à 55 000.

Le différé : "Je fais des hauts et des bas ! Tout à l'heure, j'ai loupé un énorme bluff, trois barrels. C'est un pot 3-bet, je sur-relance de SB avec 44. Flop 9-2-2 je c-bet 1/3 du pot, turn Roi je mise 2/3, rivière 9, pas la meilleure des rivières mais je fais tapis. Le mec tank/call avec As-Roi ! C'est un pot de 100 000, les blindes étaient encore à 250/500."

Gaëlle n'a clairement pas peur à une table qu'elle juge comme étant "incroyable pour un tournoi à 25 000 dollars l'entrée. C'est presque une meilleure table de départ que sur un EPT." Pas de quoi regretter, donc, d'avoir pris pour la seconde fois de sa carrière la décision de jouer une épreuve Highroller, comme elle nous l'expliquait il y a quelques semaines sur le blog du Team.

Pôles opposés

- 7 janvier 2019 - Par Benjo DiMeo

PSPC 25 000 $ (Day 1)
Level 7 : 400 / 800 ante 800


Frédéric Delval
Tous les amateurs qui jouent le PSPC n'ont pas remporté un Platinum Pass pour en arriver là. Une poignée s'est inscrite directement au tournoi, avec de bonnes vieilles espèces sonnantes et trébuchantes (cette expression, c'est du n'importe quoi. Les billets de 100 dollars, cela ne fait pas de bruit quand ça trébuche, à part peut-être si on forme une brique compacte avec une centaine de billets tenus entre eux par un ruban de papier, mais je digresse.) Prenez par exemple le tandem formé par Jean-Noël Thorel et Frédéric Delval (photo). "J'ai eu une bonne année 2018 [16 ITM, dont une finale à 55K€ sur un tournoi du partypoker MILLIONS de Barcelone], alors j'ai décidé de jouer le PSPC, avec un petit coup de main de la part de Jean-Noël", explique Frédéric.

Les deux copains parcourent ensemble le circuit, mais appliquent des stratégies opposées à table : là où le premier, habitué des gros Highrollers de toute l'Europe depuis presque dix ans, est légendaire pour sa capacité à entrer dans 80% des coups et bluffer la moitié d'entre eux, le second préfère adopter un plan de jeu beaucoup plus prudent.

"On termine la journée aux blindes 500 / 1 000, explique t-il entre deux coups joués à la table de Pierre Calamusa. Si à ce stade, tu as le tapis de départ, cela représente encore 50BB pour le Day 2, c'est très bien. Il ne faut pas se presser." Résultat : alors que son pote Jean-Noël est en train de consulter le programme pour savoir quand débutera le prochain Highroller (réponse : mardi, avec un autre 25K$ mais joué en une seule journée), Frédéric protège son stack. Preuve en est avec ce coup relancé UTG : c'est payé de BB par un joueur Irlandais, et les deux vont ensuite checker tout au long d'un board 8J2QA. La main gagnante ? AK du côté de Frédéric.