PSPC 25 000 $ :1234Finale
Main Event 10 000 $ :1234Finale
Side events :SHR 100K $Autres
Affichage : Plus ancienPlus récent

Martini seul à la barre

- 9 janvier 2019 - Par Benjo DiMeo

Le champion WSOP est le dernier rescapé Français à l'aube des demi-finales
PSPC 25 000 $ (Fin du Day 3)


Julien Martini
C'est au cours de l'été 2018 que son talent a véritablement éclaté au grand jour. Certes, avant cela, Julien Martini avait déjà signé quelques coups d'éclat, et gagnait tranquillement son beurre en cash-game du côté de l'Asie. Mais un bracelet WSOP, puis un podium quelques semaines plus tard, et ce dans deux variantes exotiques (PLO et Razz), voilà qui change définitivement la tronche d'un CV poker. Ajoutez-y, un mois plus tard, une très belle deuxième place à 323 000 € sur l'un des plus gros tournois de No-Limit de l'EPT Barcelone, et vous obtenez un joueur sur qui il faut désormais compter en tournoi.

Tout au long d'un Day 3 joué en cadence accélérée, le clan Français s'est réduit inéxorablement (voir ci-dessous) : Martini en est maintenant le dernier représentant. De fait, l'expatrié à Taiwan est le seul à ne pas avoir souffert aujourd'hui : pas de coups joués à tapis, pas de bad beats, un tapis qui monte progressivement, et pas mal de scalps collectés. Résultat : avec 3,2 millions, le voilà sur le podium du classement provisoire, alors qu'il ne reste plus que 38 joueurs.

Le secret de la réussite de Martini sur le PSPC ? Une bonne connaissance de ses adversaires. "Grosso modo, il y avait environ 200 amateurs parmi ceux ayant chopé un Platinum Pass. Après, il y a les super top sharks, ceux qui jouent tous les Highrollers, ils étaient environ 75 .Tout le reste du field était composé de regs du circuit, mais qui jouent plutôt des tournois à 5 000 € ou moins. Dans l'ensemble, pas un field facile, d'autant qu'avec de tels enjeux, les amateurs n'ont pas joué n'importe comment. Souvent, tu te contentais de voler les blindes. Donc le truc, c'était de toujours savoir à qui tu avais affaire sur chaque coup. Il faut être beaucoup plus concentré, c'est épuisant !" Dixit un joueur ayant joué une finale en Razz cet été, vous savez, cette variante où pour gagner il faut mémoriser toutes les cartes jetées par les joueurs...

Julien Martini
L'un des soucis rencontrés par Julien aujourd'hui avait à voir avec la structure : "La Shot Clock a été mise en place après la bulle. Il fallait la mettre avant ! A ma table, on jouait une main toutes les quatre minutes, j'ai trouvé ça dommage. Ils auraient pu au moins vérifier les cartes des joueurs qui faisaient exprès de patienter pour gagner du temps, et leur coller des pénalités s'ils attendaient avec 4 et 2 offsuit."

Après avoir brillé dans les variantes offertes par les WSOP, Martini signe donc un deuxième deep-run en No-Limit, cinq mois après l'EPT Barcelone. Nous avons affaire à un joueur versatile : son temps de jeu ne se fixe jamais longtemps sur un seul format. "Je joue en cash-game Mixed, mais s'il y a un gros VIP qui se pointe à Macao, je prends l'avion et vais jouer en No Limit." Sa passion pour les variantes le pousse parfois à tenter quelques cocktails de l'extrême : "A Vegas en novembre, j'ai joué un format bizarre : tu reçois trois cartes ouvertes et deux cartes fermés. Tu dois en jeter deux direct. Le reste du coup se joue en Stud No Limit !"

Sur ce PSPC, Martini doit se contenter de deux cartes en main. Pour le moment, cela ne semble pas lui poser de problème...

Les éliminés Français du Day 3
46e : Damien Le Goff (France) 69 100 $
63e : Johan Girard (France, Platinum Pass) 56 800 $
73e : Adrien Delmas (France, Team Winamax) 45 700 $
82e : Benjamin Pollak (France) 45 700 $
97e : Alexandre De Zutter (France, Platinum Pass) 39 500 $
114e : Jérémie Sarda (France) 39 500 $
133e : Pierre Calamusa (France, Team Winamax) 35 000 $
153e : Thi Nguyen (France) 25 450 $
180e : Jimmy Guerrero (France) 25 450 $
AVANT L'ITM : Corentin Ropert