PSPC 25 000 $ :1234Finale
Main Event 10 000 $ :1234Finale
Side events :SHR 100K $Autres
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Prologue 4 : Et donc, ça va marcher ce truc ?

- 6 janvier 2019 - Par Benjo DiMeo

PSPC
Croisé hier matin dans les couloirs encore déserts du centre de convention accueillant le festival, un organisateur haussait les sourcils en entendant ma prédiction concernant l'affluence du PSPC : "Il y aura plus de 1 000 joueurs, c'est certain. Et pourquoi pas 1 500 ?" Modeste, mon ami m'a répondu qu'un field à quatre chiffres comblerait amplement ses attentes.

Nous ne sommes plus qu'à une heure du coup d'envoi de cette épreuve unique : nous saurons bientôt combien de joueurs ont répondu présent à l'appel d'une dotation minimum de 9 millions, constituée par des centaines d'amateurs qualifiés en freeroll tout au long de l'année 2018. Mais au-delà des chifres, qui seront très probablement exceptionnels (il ne fait aucun doute que nous allons avoir affaire au plus gros tournoi à 25 000 $ de l'histoire du poker) la question "Est-ce que ça va marcher ?" concerne aussi tout le concept du PSPC, et ce qu'il se passera ensuite.

On l'a vu, au delà d'une belle opération de comm', le PSPC est aussi né de la volonté de raconter de nouvelles histoires. C'est bien entendu un pari risqué : dépenser une tonne de dollars pour envoyer des centaines d'amateurs au front sur un Highroller ne garantit en aucun cas que l'un d'entre eux sortira vainqueur, offrant ainsi à l'organisateur une nouvelle histoire digne de Moneymaker. "Tu vas voir, cela ne changera rien", présidait un confrère hier soir. "Cela va être les mêmes joueurs que d'habitude en finale, les pros de Vegas, les gros grinders MTT, les habitués des Highrollers. Les amateurs vont se faire rouler dessus, dès le Day 1, et pour ceux qui arrivent à tenir, la bulle va être un supplice." Possible. Mais les voies des Dieux du poker sont impénétrables : la danse perpetuelle que les joueurs entretiennent avec Dame Variance ne nous met jamais à l'abri d'un résultat surprenant.

A mon sens, le vrai risque se situe dans la suite des évènements. Après avoir été témoins d'un évènement aussi unique que le PSPC, un one shot couteux et luxueux, les tournois qui vont suivre ne risquent-t-ils pas de de manquer de saveur ? Prenons juste l'exemple de la PokerStars Caribbean Adventure, le festival dont ce PSPC est le tournoi inaugural : juste après, le Main Event à 10 000 dollars "seulement", et sans promotion particulière organisée autour, risque fort de ne susciter qu'un intérêt limité. Et les tournois suivants, ceux de Monte Carlo, Barcelone, Prague, seront-ils aussi excitants ? Evidemment que non, et c'est bien là la qualité autant que le souci de ce PSPC, rêve par définition éphémère : il est tellement unique qu'il risque de rendre fade tous les autres. La bonne nouvelle, c'est que la compétition sur le circuit des tournois est relancée de plus belle : au cours des années à venir, les concurrents vont devoir se surpasser pour tenter de proposer plus beau et plus novateur !