Vous avez vraiment cru qu'on était là pour vous parler d'un tournoi de poker ? Oubliez les cartes un instant et plongez-vous dans un monde où l'ébriété est reine.
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On monte une délégation de reporters pour le tournoi de beer-pong, ça tente quelqu'un ?" Voilà comment je me suis retrouvé embarqué dans cette aventure dont l'ambiance et les cris nous hypaient depuis notre tribune de presse. Le nez dans les ordis, à chercher des histoires à vous raconter, seul JS de
Poker 52 se dévoue pour faire équipe à mes côtés dans un duo qui sera sobrement intitulé
Les Shlags. Car autant être honnête, la maîtrise de cette discipline ne fait pas partie de ma panoplie et je compte clairement sur mon binôme pour enfiler les balles dans les godets. Objectivement, nous estimons nos chances de franchir le premier tour à 30 %, en espérant que nos premiers adversaires aient déjà pris de l'avance sur la boisson.
Mais l'essentiel n'est pas là, et nous allons bien vite le comprendre. En effet, les hurlements entendus depuis notre espace de travail n'étaient qu'un avant-goût extrêmement atténué de l'effervescence régnant déjà dans la Leisure Room.
Benoît, responsable logistique chez Winamax, fait valoir ses talents d'animateur, ambiançant la salle à coup de mégaphone pendant que le DJ envoie les décibels sur un
Seven Nation Army qui pousse tout le monde à reprendre en chœur le célèbre riff de guitare de Jack White.
Pendant ce temps,
Jean du pôle live sert des pintes à la chaîne, et il faut bien ça vu la cadence de descente des participants. Mon coéquipier est d'ailleurs très volontaire sur la discipline, tombant deux litres à lui tout seul avant même le premier lancer de balle. Nos chances de passer le premier tour tombent en dessous des 10 %. Mais visiblement, le beer-pong, c'est comme le poker, la variance est bien présente, et nous nous reposons uniquement sur ce facteur pour éliminer nos adversaires. À côté, les top regs Juaniitoooo et Zchance44 enchaînent les verres, maîtrisant le mouvement de poignet tant dans le lancer de balle que pour benner le houblon au fond du gosier. Je tente de les imiter. Miracle, ça marche : inutile de viser, l'alcool téléguide les balles directement dans leur cible pour franchir le premier cap.
Une étape que ne franchira pas
Clément Lafon. "
J'ai dû faire un coaching ambitieux en jouant avec ma copine, mais ça manquait d'entraînement pour avoir une chance d'aller au bout." Le temps d'enquiller la deuxième chopine qu'on nous appelle pour le deuxième match. Les Shlags rencontrent PTDQ pour une rencontre de haute voltige, durant laquelle le duo emmené par
Julien "Pikachu" Da Silva fera parler son expérience pour nous déstabiliser : exhibition de fessier, détournement d'attention, techniques de fourbes, on voit que le joueur n'en est pas à son premier event. C'est sur un petit
Alexandrie Alexandra que se jouera le coup fatidique qui nous renverra à notre banc de couvreurs, l'esprit un poil embrumé.
L'ambiance se poursuivra en crescendo tout au long de la soirée à mesure que le field de 73 équipes se réduira jusqu'au sacre final de l'équipe
Balla, emmenée par
Martin Mirandon et
Eluan Conan. Ils sont désormais à jamais les premiers à gagner le Beerpong Open de l'Estoril Poker Fest. Outre le trophée de vainqueurs, ils repartent avec les honneurs, les souvenirs, avec des voix troquées contre une bonne gueule de bois au réveil ce matin. Mais ça valait le coup.