'J'ai sorti le bazooka !'

- 17 mai 2026 - Par Benjo DiMeo

Joueuse de longue date, la Bordelaise Davina Peyri Garcia a éparpillé le Ladies façon puzzle

Davina Peyri Garcia
L'expérience a parlé sur le Ladies de l'Estoril Poker Fest ! Davina Peyri Garcia n'en était pas à son premier tournoi 6-max, loin de là. Ses traits nous sont familiers, difficile d'oublier cette crinière de feu... La Bordelaise se charge de nous rafraîchir la mémoire : en 2014, elle atteignait le Day 3 du Winamax Poker Open à Dublin, chutant en 25ᵉ place suite à un rageant 3-outer. Douze ans plus tard, la flamme est toujours allumée. Le poker demeure un hobby pour l'ancienne préparatrice en pharmacie, mais du genre qu'elle pratique sérieusement, entourée de quelques-uns des meilleurs joueurs français.

Sur ce sujet, on peut dire que les amateurs de poker girondins ont de la chance : les pros issus de la région n'oublient jamais leurs racines. Et Davina de me raconter les amitiés nouées avec des grandes figures comme Jonathan Therme (présent sur la winner picture ci-dessus), Romain Lewis, Nicolas Vayssieres ou encore Dylan Patanchon. Tous sont ou ont été membres de la même asso que Davina, Arkane Poker, et ont continué de participer, discrètement et humblement, à des compétitions interclubs longtemps après s'être installés sur le circuit pro. Concernant le dernier cité, il est même le coach de Davina en Expresso, format qu'elle grind à la limite 10 €.

Davina Peyri Garcia Le live, pour Davina, est avant tout une excuse pour "passer des vacances avec les copains. Trois jours de balade, trois jours de poker : ça me donne un peu d'air dans ma vie." Car si Davina a arrêté de travailler il y a bien longtemps, c'est pour s'occuper à plein temps de ses deux enfants, tous deux affectés par de sérieux problèmes de santé.

Cette épreuve réservée aux femmes - 61 participantes, 5 185 € de prize-pool - ne faisait pas partie des projets initiaux de Davina : le Monster Stack était beaucoup plus alléchant. Mais même après avoir sauté, la décision n'était pas automatique. "J'ai regardé la structure : c'était vraiment max late reg, avec 17 BB. J'ai demandé son avis à Jonathan, il m'a dit 'Fais-le, vu le niveau, ça vaut le coup !'" Et effectivement, malgré un parcours en forme de montagnes russes ("Je suis tombée à 3 BB à un moment !"), son expérience a fait la différence. "Elles avaient la pression ICM, alors que moi, c'était clair : la victoire, ou rien. J'ai fait un strike en début de finale, en éliminant deux joueurs. Après, quand on était plus que quatre, j'ai déroulé. J'ai sorti le bazooka !" Nous qui pensions que les tournois Ladies étaient plus tranquilles que les épreuves classiques... On nous aurait menti ?

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