Retour sur la bulle la plus bordélique de cet Estoril Poker Fest
Main Event 500 € (Fin du Day 1C)
"C'est l'une des pires bulles auxquelles j'ai pu assister." Les mots ne sont pas de nous, mais de notre confrère Bruno de Poker.pt. Mais on serait bien tentés d'être d'accord avec lui. Tous les éléments étaient effectivement réunis. Plus d'une heure de main par main, rendue encore plus longue que celle de la veille à cause d'une indiscipline manifeste, de la part, à la fois de spectateurs envahissants qui n'hésitaient pas à inonder l'aire de jeu à chacun des (rares) coups à tapis, que de joueurs trop curieux, incapables de rester à leur siège entre chaque main comme l'exigeait la superviseuse du tournoi. À tel point que celle-ci a rapidement dû mettre en place la "first card rule" : si un joueur n'est pas assis sur sa chaise au moment où le croupier distribue la première carte de la nouvelle donne, sa main est immédiatement brûlée. Nombreux sont ceux qui se sont ainsi retrouvé privés de cartes.
On peut toutefois expliquer leur impatience par le fait que, comme nous, ils n'ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent durant cette période pas loin d'être interminable. Les coups à tapis n'ont pas été si nombreux. Dire d'ailleurs que tout aurait pu se terminer après seulement quelques minutes. Après avoir posé l'ante et la big blind de 8 000, il ne reste plus que 2 000 jetons à Nicolas Gerold (à droite), qu'il investit une fois poussé à tapis par Charles Kendji. Avec K
5
, ce dernier n'a aucun mal à être devant le 4
2
de Nico, qui double en trouvant une improbable quinte backdoor le long d'un tableau J
7
3
A
5
.
Quelques mains plus tard, de l'autre côté du podium, c'est un lancer de pièce qui décide du sort de Pascal Sanches (à gauche). Heureusement pour lui, son A
Q
passe devant la paire de 7 de Maryana Nicolas, à l'apparition d'un A
sur le turn.
Derrière, sur la même main, Adriano Abbraciavento (à droite) découvre deux As pour doubler à son tour contre le A
J
de Jose Lopez, qui avait pourtant trouvé un tirage couleur sur le flop.
Et puis... plus rien, jusqu'à ce que recommence celle que nous choisirons d'appeler "la bataille de blindes de la marmotte". Charles Kendji contre Nicolas Gerold. Cette fois, c'est au tour du premier de montrer une poubelle, 4
3
quand Nicolas, qui possède moins d'une demi-blinde devant lui, retourne... A
K
. On vous la fait vite : un Roi débarque sur le flop et l'histoire est réglée dès le turn. "On n'ira pas au lit tout de suite !", clame la lanterne rouge, irréductible survivant de cette bulle à rallonge.
Il faudra finalement s'y mettre à trois pour que celle-ci éclate. Alors que Mickael "mpams" Pameole est à tapis forcé depuis la grosse blinde, Guillaume Molinod ouvre UTG, se fait payer depuis le bouton par Manuel Borges et envoie trois barrels, dont le dernier à 100 000, sur un tableau J
2
2
6
7
. Si le modérateur Wam-Poker avait trouvé une top paire avec son J
7
, il est battu à la fois par la paire de Rois de Guillaume et le A
2
du Capverdien. La salle Preto e prata peut exulter. C'en est enfin terminé de cette journée. Je crois qu'après ça, on a bien mérité d'aller se coucher.
















