Trois Français, quatre Portugais : on vous présente les sept prétendants au titre et au prix de 100 000 € sur la toute première édition de l'Estoril Poker Fest !
Dylan Lauret - 30 ans, Perpignan (France)
21,65 millions (62 BB)
Deux ans déjà que
Dylan Lauret se considère comme un joueur professionnel. Mais ça fait déjà de nombreuses années qu'il arpente les tables live et online de notre jeu préféré. Aujourd'hui basé à Perpignan, il fut de notre premier WPO du côté de Bratislava, et plus récemment, il a goûté à l'édition française à Aix-les-Bains... où il a pu se mesurer à la légende Gus Hansen en table télévisée ! 32ᵉ sur le dernier WPO, il se bonifie au Portugal en atteignant la table finale de l'Estoril Poker Fest en position de chip-leader, après n'avoir mis qu'une seule petite
bullet sur le Day 1A, "
comme un top reg". S'il réalise actuellement son plus grand fait d'armes en live, Dylan a déjà bien sillonné les contrées du online, notamment sur notre grille de tournois : un Series, deux Pokus ou encore une 4ᵉ place sur un Trilogy. Venu avec ses potes de l'équipe Paragon, le coach-joueur prépare un
bootcamp en octobre dans les parages d'Estoril. Au programme : revue de mains, activités en tout genre, le joueur de 30 ans aura une ribambelle de spots à présenter en piochant sur son parcours de la semaine. "
J'ai joué des spots très intéressants contre les mecs de Nitrology [Hugo Soares en tête]
avec des values très thin. Mais il y a aussi une grosse part de chance : j'ai dû passer 7 flips sur 10", avoue-t-il. Et il devra sans doute en passer d'autres s'il veut s'emparer du trophée de l'Estoril Poker Fest. -
SoFlo
José Quintas - 38 ans, Porto (Portugal)
21,45 m. (61 BB)
Il est sûrement le pro portugais que l'on connaît le mieux après Joao Vieira. De
José Quintas, on sait déjà qu'il est un vrai spécialiste du format Expresso, avec notamment une victoire sur une table à un million en 2020. On sait aussi que lorsqu'il vient jouer en live (1,38 millions de dollars de gains bruts sur Hendon Mob depuis 2008), c'est aussi en mode Turbo qu'il aime perfer, en témoignent ses deux victoires sur des "Hyper" de l'EPT Monte Carlo en 2023 et 2024, et un très beau
back to back sur les tournois Sprint du WPO Bratislava à la même période. Mais aujourd'hui, avant d'attaquer la finale de l'Estoril Poker Fest en position de co-chip leader, José Quintas nous avoue qu'il est prêt à mettre le poker pro de côté. "
Cela fait un mois que je réfléchis à prendre ma retraite. Mes business me prennent de plus en plus de temps." Il faut dire qu'il en a beaucoup, des affaires à gérer : des investissements dans l'immobilier, un autre dans une école privée pour enfants de 3 à 10 ans, et surtout Nitrology, une autre école, cette fois en Expresso, qu'il a fondée en 2018 avec un certain Hugo Soares, son meilleur ami, qui est aussi en finale de l'Estoril Poker Fest. Par-dessus le marché, un troisième larron Nitrology s'est invité en finale : Ivo Almeida, coach pour la structure. En voilà une sacrée pub pour les mérites de la formation ! 30 de ses élèves étaient présents cette semaine à Estoril, selon les calculs de José. "
Oui, c'est assez incroyable qu'on soit tous les trois en finale. On se parle absolument tous les jours ! Notre objectif avec Nitrology, c'était de proposer la meilleure formation en Expresso dans le monde. Ça nous a demandé beaucoup d'efforts, et franchement, je crois qu'on y est parvenus." Mais rassurez-vous : lorsque viendra le moment d'appuyer sur la détente pour tenter d'éliminer l'un ou l'autre, le doigt de José ne va pas trembler. "
Je ferai ce qu'il faut. J'ai déjà eu l'occasion de le faire sur d'autres tournois !" Concernant le festival, José nous dit que c'est un rêve qui se réalise pour le poker portugais. "
Cela fait bien cinq ans qu'on attendait quelque chose comme ça, en 6-max." Ce soir, il a confiance en ses chances, mais ne se considère pas favori pour autant. "
Dans une autre vie, j'ai été un pro en MTT, c'était mon format. J'ai fait la bascule vers l'Expresso pour le confort de vie. J'en avais marre de voyager, l'Expresso me permettait de rester à domicile. Surtout que je suis marié, avec un enfant." Une nouvelle vie qui explique pourquoi il a décidé d'investir ses gains de poker dans l'éducation. "
Mon enfant est autiste, et j'aimerais changer le regard que porte le système éducatif sur cette condition." De façon un peu plus légère, José ajoute qu'il aimerais bien intégrer le poker au cursus de son école... Dans tous les cas, voilà un prof qui contredit à merveille la maxime anglophone "
Those who can, do; those who can’t, teach." ("Ceux qui savent faire, font ; ceux qui ne savent pas, ils enseignent.") -
Benjo
Hugues Mazerolle - 32 ans, orginaire de Paris (vit à Malte)
17,525 m. (50 BB)
Ne cherchez plus le joueur qui sera le plus soutenu dans le chat de notre streaming sur YouTube, il est là. Son statut de co-chipleader au départ du Day 3, ses longues années d'expérience sur les tournois live et online en 6-max, sa bonhomie naturelle cachant un redoutable compétiteur : beaucoup d'éléments étaient réunis pour faire d'
Hugues Mazerolle à la fois le chouchou et le favori de beaucoup pour rallier la table finale de cet Estoril Poker Fest. De fait, 'Chotec' n'a pas déçu, faisant grossir son stack de 50% en quatre heures, pour se présenter en troisième position. Après un Day 2 sur des rails, à l'opposée de Day 1 chaotiques sur lesquels il a envoyé huit
bullets (le maximum autorisé) pour se qualifier sur le 1D Turbo, le Parisien n'a pas connu beaucoup plus de difficultés aujourd'hui.
"Je n'ai eu aucune décision compliquée et je n'ai pas non plus joué de gros coups contre les deux Portugais à ma gauche [Hugo Soares et João Pedro Ferreira].
Je pense qu'ils sont très bons en plus. Mais quand il faudra y aller, j'irai hihi." On pouvait s'en douter, mais Hugues n'a évidemment peur de personne autour de cette TF. Joueur sérieux "
depuis 2017-2018" après avoir découvert le poker durant son adolescence, il fait partie depuis près de dix ans des meilleurs joueurs de MTT de Winamax. À son palmarès, "
six Winamax Series, dont quatre Championship", une 2 Million Week KO, plusieurs Main Events, un énorme One Time durant les premiers jours du confinement en 2020... La liste est longue, vous avez combien de temps devant vous ? Un pedigree XXL qui ne l'a pas empêché de vivre récemment une période beaucoup plus difficile, mélangeant downswing et doutes personnels. Aujourd'hui, Hugues affirme "
commencer à sortir la tête de l'eau", comme l'a prouvé sa reprise du streaming il y a quelques mois, associée à un statut de créateur de contenus partenaires de Winamax. "
À la base, j'ai commencé à streamer pour renouveler mon intérêt pour le jeu, parce que je trouvais ça rigolo. En plus, j'ai commencé par un gros upswing de 100K. Mais dans les faits, streamer, c'est se tirer une balle dans le pied, surtout quand tu joues cher." Or, jouer cher, tel est redevenu son quotidien. "
Mon ABI est quelque part entre 150 et 250, avec quelques shots jusqu'à 1K." Mais n'allez pas croire que le résident maltais n'est bon qu'à jouer derrière son ordinateur. S'il avoue ne pas être un grand fan de live, Hugues ne dit pas non à quelques petits déplacements sur le circuit européen, EPT et WSOP-C en tête, avec comme meilleure perf' une troisième place sur la seule édition du WPO Madrid, en 2022, pour 67 000 €. Un tournoi 6-max en pleine péninsule ibérique, déjà. Et cet été, il devrait vivre son tout premier Main Event des WSOP.
"Je n'ai encore rien réservé, mais c'est sûr à 80%." Ah, au fait, ça vient d'où ce nom, Chotec ? "
C'était un pseudo aléatoire sur un site bizarre. Je trouvais ça pas mal, alors je l'ai gardé." -
Flegmatic
Léo Philippe - 26 ans, Le Mans (France)
16,025 m. (46 BB)
Léo Philippe n'a peut-être pas beaucoup d'expérience en live, cela ne l'empêche pas d'être en table finale de l'Estoril Poker Fest, belle conclusion à une semaine tout à fait réjouissante. Originaire du Mans, où il travaille comme chef de projet dans le secteur de l’assurance-vie, il dispute cette semaine son tout premier véritable festival 6-max accompagné d'Hugo, son meilleur pote. Une découverte qu’il semble adorer.
“Franchement, tout est incroyable ici. Le casino est magnifique, il y a de l’espace, pas d’attente… difficile de demander plus.” Sur Winamax, Léo joue principalement nos tournois à 5 €, 10 € et 20 € quand il trouve un peu de temps pour grind, même si avec les beaux jours qui arrivent, il avoue volontiers préférer des activités qui n'impliquent pas de rester devant un écran. Pour atteindre cette finale, le Manceau aura tout de même dû s’employer. Après une première tentative ratée sur le Day 1C, il a finalement validé son ticket pour le Day 2 via le Day 1D turbo de la dernière chance. Son Day 2 fut compliqué : il a dû naviguer entre 15 et 20 blindes pendant une bonne partie de la journée. Revenu ce midi avec le cinquième plus gros stack des 20 survivants, Léo abordera cette finale avec 46 blindes... et surtout très peu de stress. “
Honnêtement, c’est surtout du kiff. Mon objectif ce matin, c’était déjà d’atteindre la table finale. Pour le reste, on verra bien, mais c'est mon anniversaire aujourd'hui, ça pourrait être un beau cadeau. Ah oui, j'allais oublier, allez suivre poker_mansteur sur Instagram ! C'est là que vous pourrez suivre nos aventures poker avec Hugo". Allez, on follow et on like. -
VictorP
João Pedro Ferreira - 22 ans, Madère (Portugal)
10,325 m. (30 BB)
Son visage ne trompe pas :
João Pedro Ferreira est le plus jeune des finalistes. Venu de Madère (l'île qui a vu naître un autre João, le plus célèbre du poker), il nous dit jouer au poker depuis trois ans. "
Principalement en ligne, mais je garde toujours une place pour les tournois live au Portugal”. João a mis deux
bullets dans ce Main Event : d’abord le Day 1C, puis sur le Day 1D turbo. Après ça, le Day 2 a été plutôt calme. "
Je n’ai jamais été en danger avec mon stack, c’étaient des spots standards, j’ai survécu aux paliers de blindes et je suis arrivé au Day 3”. Un Day 3 qui se passe tout aussi bien : João a commencé avec 4,4 millions et a bénéficié d’un setup favorable : deux Rois contre les Dames d'Andoni Martinez. "
J’ai 30 blindes, il reste 7 joueurs, je suis dans le meilleur tournoi du Portugal : rien à dire, je veux juste profiter de l’expérience et savourer”. Son objectif ? Faire mieux que son précédent deep run aux Gladiators Series, un tournoi local où il avait encaissé 18 000 €.
Boa Sorte! -
Renato
Ivo Almeida - 37 ans, Aveiro (Portugal)
9,275 m. (27 BB)
On l'a dit plus haut :
Ivo Almeida connaît bien deux des trois compatriotes qu'il va affronter en finale, en sa qualité de coach au sein de la structure Nitrology. Originaire de la côte ouest du pays, il est (sans surprise) spécialisé dans le format Expresso, et a déjà eu l'occasion de disputer une table à 1 million (en se contentant toutefois de la seconde place). Une seule
bullet lui a suffi pour atteindre la finale du tout premier Estoril Poker Fest. "
L'experience est fantastique. Je suis venu pour gagner." Avant le Main Event, Ivo a deep-run le Batalha Real (12
e sur 232), ce qui fait qu'il a du attendre vendredi et le Day 1C avant de s'engager dans le Main Event. "
Au Day 2, je n’ai pas eu beaucoup de showdowns, je suis resté autour de la moyenne ou en dessous, entre 20 et 30 blindes”. Au Day 3, il est monté jusqu’à 18 millions de jetons avant de connaître quelques difficultés : "
J’ai perdu un ou deux all-ins. Après, c’était surtout raise, fold, raise, fold, je n’ai pas eu beaucoup de spots. Mais on est à 20 blindes, tout reste possible…” Concernant la présence en finale de deux de ses potes, Ivo nous dit que ça va être "
plus difficile que jouer contre des inconnus, parce qu’il y a tout un jeu d’adaptation. Qu’est-ce qu’il est en train de penser, etc. Et puis il y a toujours ce côté où l’on préfère prendre des jetons à quelqu’un d’autre”. Mais l’amitié va forcément devoir être mise en pause pour le reste de la journée... -
Renato
Hugo Soares - 40 ans, Porto (Portugal)
6,275 m. (18 BB)
Faire une finale avec son meilleur ami sur un des plus beaux tournois organisés dans son propre pays,
Hugo Soares pouvait difficilement l'imaginer. "
C'est le type d'objectif inatteignable sur lequel on a très peu de contrôle. Mais c'est devenu réalité ! Je suis ravi de pouvoir vivre cet instant", décrit l'autre fondateur du projet Nitrology. Alors que José Quintas a l'habitude de faire parler de lui sur les events liés à Winamax, Hugo est du genre plus discret. Mais n'allez pas croire que son niveau est en deçà de celui de son collègue : le gaillard possède une solide expérience dans tous les formats. Spécialisé dans les Nitro, il nous dit jouer aussi beaucoup en cash-game et en MTT live. Vous l'avez compris, on a affaire à un profil tout-terrain qui a réussi à se frayer un chemin jusqu'en finale, qu'il débutera dans le costume de short stack alors qu'il avait démarré la journée chipleader. Habitué aux parties à hauts enjeux, en live comme online, Hugo n'est pas du genre à ressentir la pression sur un tournoi à 500 €. Motivé uniquement par la victoire, c'est le titre et le trophée qui l'intéressent. "
Je suis déjà content d'être arrivé jusque-là, c'est le premier événement à domicile, on a un autre ami de l'équipe à table, tout est parfait, il ne me reste plus qu'à aller jusqu'au bout, ça me permettrait d'améliorer mon plus gros cash (59 000 € sur un side de l'EPT Barcelone)" -
Phil Anthropik