Qu'en pensent les joueurs locaux ?
Main Event 500 € (Day 1C)
Voilà maintenant quatre jours que l'Estoril Poker Fest accueille une bonne partie du poker européen, et il faut bien avouer que nos hôtes sont pour l'instant quelque part passés à la trappe dans ces colonnes, donnant une large priorité au contingent français ayant fait le déplacement. Et pourtant, il grouille dans le field des profils reconnus nationalement, ayant pour certains inscrits de très belles lignes dans les tournois les plus prestigieux du monde. Il est désormais temps de remettre la Lusitanie au centre des débats et de voir comment les locaux vivent ce nouveau festival à domicile.
Habitué des événements organisés par Winamax depuis quelques années, Jose Quintas a fait partie des pionniers portugais puisqu'il était déjà là à deep run le High Roller du WPO Dublin 2019, ajoutant à ses faits d'armes un back-to-back retentissant sur les Sprints organisés à Bratislava ou encore une 19e place à Aix-les-Bains. Cette fois, pas besoin de bouger : à la maison, le pro d'Expresso Nitro savoure. "J'ai longtemps attendu ce type d'event, où tout est fait pour que le poker soit une fête. Entre les activités nocturnes de la Leisure room et le poker, ça permet de faciliter les rencontres et les échanges. D'autant plus que c'est rare pour un festival au Portugal d'arriver à fédérer autant de nationalités."
Un constat que partage David Santos (photo, à gauche), un joueur portugais qui a cartonné sur le circuit espagnol du CNP en remportant deux Main Events back-to-back devant des fields supérieurs à 1 200 joueurs. "Habituellement, les tournois organisés ici arrivent à rassembler 500 joueurs, là il y en a 500 sur une seule journée de départ, c'est incroyable." Loueur de voitures de métier du côté de Porto, David décrit son plaisir de voir son pays accueillir un événement aussi conséquent. "D'ordinaire, c'est toujours moi qui bouge à l'étranger. Cette fois, je suis très content de voir les étrangers venir chez nous, ça permet de placer le pays sur la carte, et visiblement les gens sont contents."
Un plaisir qui se retrouve également dans le côté inédit de voir le format 6-max débarquer chez eux. "Ce n'est pas commun de jouer en short-handed au Portugal, habituellement c'est plutôt du full ring. C'est plus fun, plus rapide, on joue des mains, c'est de très bonnes conditions", décrit Ruben Correia, 14e du Main Event des WSOP 2025, où il a croisé une certaine Leo Margets. Le joueur en profite alors pour nous décrire une main qu'il a jouée contre la Team Pro Winamax, à retrouver très prochainement dans un épisode de Dans la Tête d'un Pro. "Je me rappelle d'un coup en particulier où je fold As-Dame quand elle fait tapis 30 blindes avec la même main. Je ne me souviens plus du spot exactement, mais oui nous avons eu quelques rencontres ici et là. C'est cool de jouer contre elle, c'est une adversaire redoutable", encense Ruben. Malheureusement pour ce dernier, il est déjà l'heure de passer par la case re-entry, quelques minutes après notre entretien.
Quant à David, notre double vainqueur du CNP, sa méthode est moins conventionnelle : "Je crois qu'il va falloir que je fasse appel à la magie pour arriver à décoller, je sens que ma table tient bien les cartes, pour l'instant je ne gagne pas un coup". Pas besoin de tour de passe-passe pour José, dont la machine à deep run est bien rodée. Avec 120 000 devant lui et de l'expérience à foison, il aimerait bien imiter le parcours réalisé à Aix-les-Bains pour signer un beau résultat à domicile. Boa sorte!
Phil Anthropik & Soflo





