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Rendez-vous à 13 heures pour la finale

- 17 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo

Ne tournons pas autour de pot : de ma position d’humble observateur/rapporteur, je ne suis pas emballé par cette dernière finale de l'année 2014. Certes, c’est un vrai plaisir que d’assister au retour au sommet de Rémi Castaignon deux ans après sa victoire à Deauville (sans compter la petite fierté corporate : une fois de plus, il s’est qualifié chez nous !), mais avec sa position de départ très défavorable, il faudra au Pyrénéen une série de miracles pour espérer se sortir de la zone rouge. Et puis, trois des grands favoris nous ont quittés aujourd’hui : Davidi Kitai bien sûr, que l’on aurait tant aimé voir terminer en beauté son année 100% perf, mais aussi le jovial Anglais Sam Grafton et la terrifiante Vanessa Selbst. Ma déception ne m’empêchera pas d’être au rendez-vous pour couvrir cette finale où l’on retrouve en majorité des anonymes. Il sera intéressant, notamment, de voir ce que fera Stephen Graner avec son impressionnante avance numérique, et ce que les joueurs moins bien fournis vont tenter pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Coup d’envoi de la finale mercredi à midi : elle sera retransmise sur Internet à partir de 13 heures, en différé car cette fois, les cartes privatives des joueurs seront révélées aux yeux de tous !

High-Roller : un min-cash pour Sylvain Loosli

L’info vient de tomber : Sylvain Loosli s’est vu éliminé du tournoi High-Roller en 24e place en toute fin de Day 2, aux alentours de minuit. De quoi lui permettre d’empocher 26,650 euros. Pas si mal pour quelqu’un qui avait terminé la première journée du tournoi en dessous de la moyenne, et passé plus ou moins l’intégralité de la journée qui a suivi en mode ‘dos rond’, avec peu de jetons.

D’autres Français ont terminé dans l’argent : Patrick Uzan (25e), ainsi que Erwann Pecheux, qui est lui toujours en course et reviendra mercredi pour tenter d’accéder en finale (et remporter l’épreuve dans la foulée puisqu’il ne reste plus qu’une journée au programme - c’est en tout cas tout le mal qu’on lui souhaite). Pas d’ITM en revanche pour Fabrice Soulier, ElkY, Alexandre Amiel, Christophe Benzimra, Gilbert Diaz, Benjamin Pollak… Parmi les cadors toujours en course, l’incontournable Ole Schemion (apparemment chip-leader), Dan Shak, Marvin Rettenmaier...

Benjo

Découvrez les 7 prétendants au titre

- 16 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo

Par ordre de position autour de la table.... (Bios par Mad Harper / PokerStars, adaptation en Français par Benjo et Tapis Volant)



Siège 1 : Anton Bertilsson, 26 ans (Suède) - 7,720,000 jetons

Anton Bertilsson est un joueur de poker professionnel spécialisé dans les parties de cash-game en Pot-Limit Omaha. Il a déjà joué plusieurs EPT en se qualifiant online, et a même décroché deux packages pour l’EPT Prague cette année. Il joue au poker depuis sa majorité et vit grâce à ses gains depuis ce temps-là. Il habite à Stockholm avec sa copine et est par ailleurs fan de football.



Siège 2 : Simon Mattsson, 21 ans (Suède) - 2,805,000 jetons

Simon Mattson est un régulier du circuit EPT depuis la Saison 9. Il joue principalement des MTTs online avec beaucoup de réussite depuis ses débuts il y a trois ans. Lorsqu’il n’est pas occupé à jouer aux cartes, il passe beaucoup de temps à regarder du sport - principalement du hockey sur glace - et aime aussi beaucoup jouer au tennis avec des amis.

Siège 3 : Jonathan Wong, 30 ans (Royaume-Uni) - 2,090,000 jetons
Résidant à Londres, Jonathan Wong est un joueur de cash-game professionnel depuis 2006. Il avait décidé de faire une pause en 2010 et cet EPT Prague constitue son grand retour sur la scène des grands tournois internationaux. Il est déjà assuré d’accomplir sa meilleure performance à ce jour sur le circuit live, éclipsant sa 4ème place de l’Irish Open en 2006 pour 70 000 €. Mais il ne sera pas scared demain et ne sera pas là pour gratter les paliers, lui qui joue régulièrement des parties de 200$/400$ online. Jonathan, qui vient de perdre son père en Novembre dernier, donnera une part de ses gains à une oeuvre de charité pour honorer sa mémoire.



Siège 4 : Stephen Graner, 26 ans, Las Vegas (USA) - 12,405,000 jetons

Stephen est originaire de Kailua, dans l’état d’Hawaii, mais est désormais installé à Vegas où il se consacre au poker à temps plein. Après avoir terminé en sixième place du tournoi « Millionaire Maker » organisé au début des World Series of Poker 2014, pour un prix de 274,854$ (son meilleur résultat à ce jour), Stephen a décidé d’en profiter pour visiter l’Europe, en incluant au programme un séjour à Prague. Excellent choix : le voilà qui réalise son premier ITM en dehors des States, avec une place en finale en tant que massif chip-leader, excusez du peu ! C’est simple : si Stephen termine en première ou seconde position mercredi, il fera mieux que doubler le total de ses gains de carrière, qui s’élève pour le moment à 676,642 dollars.

Siège 5 : Bjorn Wiesler, 38 ans (Allemagne) - 3,285,000 jetons
Il s’agit du premier ITM de Bjorn sur un Main Event EPT - il en a déjà joué quelques uns, en plus d’un min-cash dans le tournoi High-Roller à 2,000€ de l’Eureka qui s’est disputé avant ce Main Event, sur lequel il a opté pour un buy-in direct.Ses gains en live totalisent 318,824$, une somme qui pourrait considérablement augmenter dimanche.

Siège 6 : Rémi Castaignon, 31 ans (France, Qualifié Winamax) - 1,030,000 jetons
En février 2013, Rémi Castaignon arrivait en table finale de l’EPT Deauville en position archi-dominante, possédant 40% des jetons en circulation autour de la table, une situation rarissime au départ d’une finale, qu’il a finit par remporter avec brio, empochant 770,000 euros au passage. Pour sa seconde finale EPT (qu'il dispute encore une fois après avoir décroché sa qualification après un satellite organisé sur Winamax), la situation est inversée : suite à une série de mauvais coups en fin de Day 5, Rémi l’entame avec tout juste dix blindes, de loin le plus petit tapis. Le natif des Pyrenées a fêté son 31ème anniversaire lundi - un bon signe ? Depuis sa victoire à Deauville, Rémi a perfé plusieurs fois - une victoire à Vegas dans un tournoi à 500 dollars, et deux min-cash lors de cet EPT Tchèque, dans le Main Event de l’Eureka, ainsi que le High-Roller qui a suivi.

Siège 7 : Fabio Sperling, 24 ans (Allemagne - vit au Royaume-Uni) - 4,710,000 jetons
Le vainqueur du tournoi Estrellas de Valence en avril dernier (77,000 euros de prix) était chip-leader au départ du Day 4. Il nous vient de Siegberg, en Allemagne, mais vit désormais dans la station balnéaire de Ramsgate, au Royaume-Uni. Fabio joue sur Internet depuis 2009 et en live depuis 2011. Il s’est d’ailleurs qualifié pour cet EPT via un satellite en ligne.

Blindes : 50,000/100,000, ante 10,000

Vainqueur : 969 000 €
Runner-up : 582 720 €
3e : 410 190 €
4e : 308 180 €
5e : 235 700 €
6e : 172 340 €
7e : 129 390 €

Engloutir un Grec

- 16 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo



Pauvre Miltiadis Lyriakides ! Le Grec a parfaitement executé son piège face au chip-leader Stephen Graner, optant pour un limp avec As-Roi en bataille de blindes, puis envoyant son tapis après une relance de l’Américain en BB.

2,39 millions au total, soit 30 blindes : Graner peut se permettre de payer et fait donc un call un poil loose avec As-10. Il est dominé mais va trouver un 10 sur le flop pour envoyer bouler Lyriakides en huitième place !

Cette sortie fait évidemment les affaires de Rémi Castaignon, qui empoche un palier de gains supplémentaire valant plus de 36 000 euros. Et elle conclut ce Day 5 : le niveau 29 est terminé, et ce sont donc sept joueurs qui reviendront demain pour tenter de décrocher le dernier titre EPT de l’année 2014.

Rémi sur un siège ejectable

- 16 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo

Prudent depuis le début de la finale, n’ayant disputé aucun pot d’importance véritable, Rémi Castaignon a fini par s’engager dans deux gros pots en succession alors qu’il restait environ quarante minutes à jouer au compteur, pour un résultat loin d’être satisfaisant, qui a fait fondre encore un peu plus son tapis déjà bien entamé.

  Rémi profite que tout le monde ait passé avant lui pour relancer au cut-off. Simon Mattsson défend sa grosse blinde et le flop T32 ne provoque aucune action. Mattsson en profite donc pour miser sur le turn, un 6. C’est payé par notre qualifié Winamax. La rivière est un 4 : tous les tirages sont rentrés ! Mattsson envoie une dernière salve, à hauteur de 350,000. Rémi décide d’abandonner après un long moment de réflexion, disant adieu à une part non négligeable de son tapis.

Main suivante : Bjorn Wiesler relance à 175,000 en début de parole. Prêt à en découdre, Rémi 3-bet à 300,000 depuis le hi-jack. Une décision surprenante puisqu’il commence cette main avec 1,6 millions seulement (20BB). Wiesler n’a besoin de rajouter que 125,000, une BB et demie, pour voir le flop, et ne s’en prive donc pas.

Le flop tombe 983 et Wiesler checke. Rémi c-bet pour 225,000. Wiesler se tâte, puis appuie sur la gâchette : tapis. Rémi est bien évidemment couvert, et va provoquer la surprise générale dans la salle de presse et la cabine des commentateurs du stream en jetant… Une paire de 10, qu'il montre ! Etrange que l’argent ne soit pas parti avant le flop… Et encore plus étrange que Rémi ait choisi de dévoiler à toute la table qu’il est prêt à jeter une main aussi forte avec aussi peu de jetons en sa possession. (Pire encore : d’après mes confrères, Wiesler aurait montré un semi-bluff avec 76, mais je ne peux confirmer cette affirmation)

Résultat des courses au terme de cette séquence diabolique pour Rémi Castaignon : le qualifié Winamax tombe en dessous de la barre du million. Il ne lui reste plus que dix blindes !

Le qualifié Winamax Rémi Castaignon est en finale

- 16 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo

Comme je vous l’ai indiqué plus haut, avec huit joueurs restants seulement, la finale de l’EPT Prague est prête, mais contrairement à d’habitude, la partie n’est pas mise en pause tout de suite : nous allons d’abord terminer le niveau qui vient de débuter, histoire de voir si on peut éliminer un, voir deux joueurs supplémentaires pour gagner du temps demain. On saluera cette décisions des organisateurs, qui tirent la leçon des débâcles observées à Monte Carlo et Barcelone, où le public a du attendre l'aube pour voir un vainqueur couronné.



Ce que nous retenons du côté tricolore : le qualifié Winamax Rémi Castaignon va disputer sa deuxième finale EPT, et va bien sûr tout faire pour remporter son second titre sur ce circuit. Il possède cependant l’un des plus petits tapis avec 25 blindes.