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Victoire express et incontestable de Stephen Graner

- 17 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo

18 heures à Prague, et nous autres journaleux sommes déjà en train de rédiger nos articles de conclusion et sélectionner la photo finish la moins floue sur notre carte SD. Moins de cinq heures au compteur pour cette dernière grosse finale de l'année : cela faisait longtemps que je n’avais pas assisté à une finale aussi rapide sur le circuit European Poker Tour. Tiens, je crois que la dernière fois, c’était à Deauville en janvier 2013, lorsque le qualifié Winamax Rémi Castaignon avait assommé ses huit adversaires avant même que le soleil ne se couche. Sans doute pas un hasard : tout comme Rémi il y a deux ans, l’Américain Stephen Graner a pu soulever le trophée quelques heures après avoir entamé la dernière table avec un massif chip-lead, disposant de plus d’un tiers des jetons en circulation autour de la table.

A l’évidence un joueur expérimenté (en témoigne un palmarès live entamé en 2011 ou figurent nombre de victoires et finales sur le sol Américain, dont une aux World Series of Poker en 2014), Stephen Graner a parfaitement géré son avance et distillé le savant mélange d’agression et de contrôle que l’on attend d’un chip-leader en finale d’un tournoi. Après la sortie de Rémi Castaignon en septième place, Stephen s’est chargé d’éliminer Bjorn Wiesler sur un coin-flip gagnant (6ème pour 172,340 euros), puis Simon Mattsson (encore un coin-flip, 5e pour 235,700 euros), tout en faisant quelques calls impressionnants au passage contre les rares adversaires ayant la témérité de vouloir le bluffer. Derrière, le Suédois Anton Bertilsson a trouvé les As pour éliminer Fabio Sperling et sa paire de 6 (4e pour 308,180€ de prix) : on tenait déjà le trio final du tournoi. Un trio rapidement amputé du discret Jonathan Wong, short-stack éternel récompensé de 410,190 euros pour sa patience.

Le duel final de cet EPT Prague serait à l’image du reste de la finale : à sens unique, Anton Bertilsson ne parvenant pas à remonter la pente immense qui lui faisait face sous la forme de Stephen Graner, malgré un coin-flip gagné en début de match. Un coin-flip, c’est aussi à cela qu’allait ressembler la dernière main d’un duel dominé par Graner, jouée à tapis avant le flop : paire de 4 pour l’Américain, Roi-5 (KING5 baby !) pour le Suédois.

Après un board J-6-3-Q-10 pouvait débuter la parade habituelle des fins de tournois : photos, trophée, présentateur TV surexcité tentant d’arracher une déclaration un tant soit peu intéressante à un jeune joueur timide et plus ou moins entièrement anonyme, ne sachant pas trop comment réagir devant les caméras et photographes quelques instants après avoir gagné presque un million d’euros au terme d’une compétition de jeu de cartes ayant duré six jours.


Entre les organisateurs, un mec ayant gagné 582 720€, et un autre ayant gagné 969 000€ : cachez votre joie, les mecs !

La routine, quoi ! Notre nouveau champion est Américain (le premier depuis deux ans à provenir du pays des hamburgers, des armes à feu, et des strip-teaseuses silliconées faisant des études de philosophie), il a 26 ans, il habite à Las Vegas, et il se trouvait à Prague dans le cadre de vacances en Europe avec sa copine. Ce qui ne veut pas dire qu’il a joué le Main Event de l’EPT Prague par hasard, non, le tournoi était bel et bien inscrit à son programme au moment de prendre l’avion. En revanche, sa perf’ a bouffé presque la moitié du temps de vacances du couple : il ne leur reste plus que quatre petites journées pour profiter de la France (leur prochaine destination) avant de repartir à la maison.

Main Event EPT Prague - 5 300€ - 1,107 entrants

Vainqueur : Stephen Graner (USA) 969 000€
2e : Anton Bertilsson (Suède) 582 720€
3e : Jonathan Wong (UK) 410 190€
4e : Fabio Sperling (Allemagne) 308 180€
5e : Simon Mattsson (Suède) 235 700€
6e : Bjoern Wiesler (Allemagne) 172 340 €
7e : Rémi Castaignon (France, Qualifié Winamax) 129 390€
8'e : Militiadis Kyriakides (Grèce) 92 610€

Rendez-vous en 2015



Ainsi s'achèvent ces six journées de reportage en direct de Prague, pour le dernier gros tournoi de l'année où nous aurons vibré en compagnie de Davidi Kita, Rémi Castaignon, Benjamin Pollak, Sylvain Loosli et beaucoup d'autres. Notre prochain rendez-vous sur le circuit pro live sera vraisemblabement programmé à Deauville, où l'European Poker Tour posera ses valises (pour la dernière fois ? C'est ce que dit la rumeur) à la fin du mois de janvier prochain.

En attendant, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d'année, et vous donnons rendez-vous sur Winamax où nous aurons largement de quoi nous occuper durant les semaines qui viennent : la suite de Dans la Tête d'un Pro, la dernière émission Multiplex Poker de l'année dimanche soir, la X-Mas Party annuelle, et bien sûr les Winamax Series, dont la onzième édition débute le dimanche 4 janvier !

Merci à tous pour votre fidelité. Portez-vous bien, n'oubliez pas votre bonnet quand vous sortez, et regardez à gauche et à droite avant de traverser. Bisous !

Benjo
 

Benjamin Pollak conclut en beauté le bilan Français à Prague

- 17 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo

Tiens tiens, mais ça ne serait pas Benjamin Pollak là-bas, niché dans un coin de la salle de tournoi, en train de disputer la table finale d’un tournoi annexe de l’EPT Prague ? Il ne reste plus que deux joueurs, c’est bientôt fini. Hé, mais assis en face de lui, ce serait pas le mec qui vient de gagner les Championnats du Monde, Martin Jacobson ? Ah ben tiens, ils se lèvent, poignée de main, ayé c’est terminé, je crois bien que l’ami Pollak a gagné. Allons voir ça de plus près.

Bonsoir Benjamin Pollak. C'est quoi, ce tournoi que tu viens de gagner ?

C’est un tournoi tout nouveau au programme. Tout tourne autour du chiffre 4 : prix d’entrée de 4000€, tapis de départ de 44 000, le premier round dure 14 minutes, puis 24 minutes, puis 34 minutes, et enfin 44 minutes, jusqu’à la fin du tournoi.

Ah, je vois que les organisateurs ont pété un plomb sur ce coup-la. Ca se passait comment au début, du coup ? Turbo à mort, des busts de partout ?

J’en sais trop rien, je suis arrivé en late reg après avoir sauté du Day 2 du High-Roller, les blindes étaient déjà à 400/800. Il restait sept joueurs à la fin du Day 1. J’ai proposé qu’on reprenne à 12h44, mais ils n’ont pas voulu, alors on a commencé à midi comme c’était prévu.

Comment s’est passée la finale ?

J’avais un tapis dans la moyenne, on a pas mal joué avant la première élimination. Après, je suis passé short, j’ai du chatter un peu pour me maintenir - As-10 contre deux Dames, mon seul showdown à tapis. Ensuite j’ai tricoté, et je me suis retrouvé en duel contre Jacobson.

C’est fun, un heads-up contre le Champion du Monde ?

On a dealé avant de commencer : 64 190 euros pour moi, 60 570€ pour lui. Du coup, on a augmenté les blindes assez souvent, et rapidement on n’avait plus que quinze blindes.

Décidément, tu termines bien tes festivals EPT : à Barcelone en août, tu avait terminé en 4e place du High-Roller à 10000€ le dernier jour pour 219 000€.

Je suis super content, j’ai fait un bon Prague [Benjamin a aussi terminé 5e du High Roller de l’Eureka la semaine dernière, pour 76 000€]. J’ai de quoi faire de beaux cadeaux de Noël !

7ème place pour Rémi Castaignon

- 17 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo



Le miracle n’aura pas lieu : pour sa deuxième finale sur le circuit European Poker Tour, deux ans après son éclatante victoire à Deauville, Rémi Castaignon devra se contenter de la septième place, ayant quitté le podium télévisé délesté du peu de jetons qu’il lui restait après vingt-cinq minutes de partie.

Le qualifié Winamax avait tiré la position de grosse blinde pour la première main de cette finale : un coup du sort gravement pénalisant pour quelqu’un ne possédant que dix BB. Sur les six premières mains de la partie, Rémi n’eut d’autre choix que de jeter ses cartes, faute de recevoir un jeu assez fort pour s’affronter à des adversaires enclins à en découdre, jugez-en par l’action :

Main #1 : Mattsson relance avec 99, Wiesler, fait tapis avec Roi-Dame depuis la petite blinde ! Mattsson ne veut pas être éliminé le premier alors que Rémi est le candidat désigné pour la 7ème place : il abandonne.
Main #2 : Graner relance avec une paire de 10, et gagne le coup sur le flop avec un c-bet.
Main #3 : Wong open-shove pour 20BB avec KJ, sans trop se soucier des paliers de gains semble t-il.
Main #4 : Mattsson reshove avec As-Valet (même remarque) après une relance de Graner avec
JT (le chip-leader abandonne)
Main #5 : Wielser relance avec 87, Mattsson fait tapis depuis la SB avec As-Roi, Wong jette une paire de 10 de BB ! Wiesler abandonne aussi.
Main #6 : Sperling s’attaque timidement à la BB de Graner avec un limp, son As-10 trouve un 10 sur le turn pour battre le As-3 de l’Américain qui avait repris la tête sur le flop avec l’apparition d’un 3.

Puis, finalement, la main numéro 7 : Rémi, qui a attendu une orbite entière sans jouer, trouve
76 UTG : il pousse ses 810,000 (8 blindes). Au hi-jack, le Suédois Bertilsson trouve AT et se contente de payer. Les autres joueurs s’écartent du coup.

Rémi et Bertilsson trouvent chacun de l’aide sur le flop 6TJ, mais les positions restent en l’état après un turn 4 et une rivière 9 : Rémi Castaignon est éliminé de l’EPT Prague en septième position.

Après coup, notre qualifié Winamax est resté philosophe : « Aucun regret ! Une finale, c'est bon à prendre quoi qu’il arrive. » D’autant que la récompense est belle, il s’agissait après tout de l’un des plus gros EPT de l’année : 129 390 euros.

Toutes nos félicitations à Rémi, que l’on retrouvera très vite autour des tables du tournoi qui l’a révélé en 2013, celles de l’EPT Deauville. En attendant, nous lui souhaitons de joyeuses fêtes en famille dans les Pyrénées.

High-Roller : Erwann Pecheux chute en 21e place

- 17 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo



Suspens de courte durée à la reprise du tournoi High-Roller à 10 000€ : le dernier Français en course Erwann Pecheux s'est rapidement incliné en 21ème place. Si l'on en croit son fil Twitter, le jeune grinder était favori au moment d'engager ses jetons :

Voyons le bon côté des choses : Erwann disputait là le deuxième High-Roller de sa carrière. Il s'en tire avec une récompense de 29 960 euros, la 29ème place payée d'une année 2014 en tous points exceptionnelle, avec trois finales sur le circuit WPT National Series, une finale au FPS de Deauville, et deux accessions en demi-finales aux WSOP !

Rendez-vous à 13 heures pour la finale

- 17 décembre 2014 - Par Benjo DiMeo

Ne tournons pas autour de pot : de ma position d’humble observateur/rapporteur, je ne suis pas emballé par cette dernière finale de l'année 2014. Certes, c’est un vrai plaisir que d’assister au retour au sommet de Rémi Castaignon deux ans après sa victoire à Deauville (sans compter la petite fierté corporate : une fois de plus, il s’est qualifié chez nous !), mais avec sa position de départ très défavorable, il faudra au Pyrénéen une série de miracles pour espérer se sortir de la zone rouge. Et puis, trois des grands favoris nous ont quittés aujourd’hui : Davidi Kitai bien sûr, que l’on aurait tant aimé voir terminer en beauté son année 100% perf, mais aussi le jovial Anglais Sam Grafton et la terrifiante Vanessa Selbst. Ma déception ne m’empêchera pas d’être au rendez-vous pour couvrir cette finale où l’on retrouve en majorité des anonymes. Il sera intéressant, notamment, de voir ce que fera Stephen Graner avec son impressionnante avance numérique, et ce que les joueurs moins bien fournis vont tenter pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Coup d’envoi de la finale mercredi à midi : elle sera retransmise sur Internet à partir de 13 heures, en différé car cette fois, les cartes privatives des joueurs seront révélées aux yeux de tous !

High-Roller : un min-cash pour Sylvain Loosli

L’info vient de tomber : Sylvain Loosli s’est vu éliminé du tournoi High-Roller en 24e place en toute fin de Day 2, aux alentours de minuit. De quoi lui permettre d’empocher 26,650 euros. Pas si mal pour quelqu’un qui avait terminé la première journée du tournoi en dessous de la moyenne, et passé plus ou moins l’intégralité de la journée qui a suivi en mode ‘dos rond’, avec peu de jetons.

D’autres Français ont terminé dans l’argent : Patrick Uzan (25e), ainsi que Erwann Pecheux, qui est lui toujours en course et reviendra mercredi pour tenter d’accéder en finale (et remporter l’épreuve dans la foulée puisqu’il ne reste plus qu’une journée au programme - c’est en tout cas tout le mal qu’on lui souhaite). Pas d’ITM en revanche pour Fabrice Soulier, ElkY, Alexandre Amiel, Christophe Benzimra, Gilbert Diaz, Benjamin Pollak… Parmi les cadors toujours en course, l’incontournable Ole Schemion (apparemment chip-leader), Dan Shak, Marvin Rettenmaier...

Benjo