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Adrien Guyon : l'homme pressé

- 4 février 2015 - Par Harper

Le Top Shark n'a pas raté son entrée

Lorsqu'il a remporté la Top Shark Academy mi-janvier, Adrien Guyon a immédiatement donné le ton : "l'objectif, c'est de gagner ce contrat mais aussi et surtout de monter des jetons sur les tournois live." Voilà chose faite dès sa première épreuve sous les couleurs du Team Winamax. Alors qu'il ne reste plus que 36 joueurs sur les 592 entrants, shakkiraaa sera en piste au Day 4 de l'EPT Deauville avec un tapis de 344 000, soit 34 blindes.

"C'est une immense fierté de porter ce logo", sourit Adrien, que le W rouge semble transcender. Depuis son premier pot gagné pour gratter quelques blindes sur sa cave initiale de 30 000 jetons, Adrien ne cesse de répéter qu'il se sent "en pleine confiance". Tous les adversaires ayant croisé sa route ne le contrediront pas. Alors qu'il a débuté le Day 3 avec un tapis de 291 100 le plaçant en quatrième position, le Poitevin a commencé par perdre les trois premiers coups de la journée, ce qui aurait suffit à ébranler le mental de n'importe quel rookie, mais pas Adrien, qui est resté concentré sur son premier objectif : atteindre l'argent.

"J'avais le pire des tapis à ce moment-là !" confie Adrien. Ce n'est pas si mal trente blindes, non ? "C'est terrible ! Au moins, si tu en as dix, tu serres les fesses. Mais là, avec trente, je suis tenté de continuer de jouer, et c'est un coup à me retrouver à faire la bulle !" Malgré un bluff raté sur le chipleader Georgios Kapalas, Adrien a néanmoins assuré sa première place payée sur un Main Event EPT. Son tempérament guerrier a alors immédiatement repris le dessus : "maintenant qu'on est dans l'argent, faire soixantième ou vingtième, c'est la même chose pour moi. Lobjectif est donc la table finale et je ne vais pas hésiter à prendre des risques pour l'atteindre !" Adrien a joint le geste à la parole, multipliant les coups joués avec plus ou moins de réussite, mais toujours énormément d'audace, comme lors de ce 4-bet à tapis non payé où il a révélé Roi-Neuf de pique à son adversaire. C'est une des caractéristiques du jeu du Top Shark : énormément montrer de bluffs afin de faire craquer sa table. Au Day 4, nul doute qu'Adrien poursuivra ce qu'il fait le mieux : être volontaire et engager le combat. Avec un unique objectif en tête : réaliser sa première finale majeure.

Un fin de tournoi pleine de promesses

- 4 février 2015 - Par Benjo DiMeo



La déception causée par la faible affluence à cet EPT Deauville (qui n’est d’ailleurs que la suite logique d’une tendance baissière constatée depuis deux ans) est en passe d’être oubliée.

En effet, alors que la troisième journée de l’épreuve a pris fin peu après 21 heures en ce mercredi soir, le tournoi atteint enfin une taille humaine (tout juste 36 joueurs restants sur un total de 592 inscriptions), le casting des prétendants au titre est tout à fait réjouissant.

Parmi les nombreux Français en course, on dénombre en effet, pêle-mêle, nombre de pros établis sur le circuit, des jeunes talents en devenir, des vieux briscards habitués des cercles et casinos de France et de Navarre, et quelques amateurs hauts en couleurs à l’affut pour faire la culbute. Jugez plutôt : l’imprévisible Guillaume Darcourt avec un joli stack, le jamais décevant Benjamin Pollak, l’expérimenté David Jaoui, Michel Cohen (l’un des rares joueurs en course pouvant se vanter d’avoir participé à la première édition de l’EPT Deauville en 2005), le jeune loup Bordelais Mathieu Lamagnère, Miroslav Alilovic, impressionnant de régularité sur le circuit depuis deux ans, un Adrien Guyon incroyable de maturité et de volontarisme pour son premier tournoi en tant que Team Pro Winamax, le très rigolo amateur Joseph Carlino, et même ElkY, un ElkY revenant d’entre les morts pour ce que l’on sera bien obligés d’appeler, en cas de deep-run, un come-back, tant les résultats de la superstar depuis dix-huit moins sont loin de ce à quoi il nous a habitués dans le passé. S’ajoutent à cette troupe bien représentative de la diversité du poker Français quelques têtes de série étrangères sur-motivées pour battre les grenouilles sur leur propre terrain de jeu, comme Kevin MacPhee, le Grec Georgios Kapalas avec un énorme tapis, le Hollandais Ruben Visser, le Libanais Joseph El Khoury, ou encore l’Espagnol Sergio Aido.

Sachant que la moyenne sera de 493,000 au moment du coup d’envoi du Day 4 jeudi à midi, voici les hauteurs de tapis des principales têtes de série :

Georgios Kapalas 1,398,000 (chip-leader probable)
Kevin MacPhee 1,313,000
Olivier Piechaczyk 1,099,000
Guillaume Darcourt 801,000
Miroslav Alilovic 654,000
Ruben Visser 589,000
Benjamin Pollak 514,000
David Jaoui 394,000
Joseph Carlino 372,000
Adrien Guyon (Team Winamax) 344,000
Michel Cohen 156,000
Matthieu Lamagnère 155,000
Bertrand "ElkY" Grospellier 120,000

Day 3, comme 3 fois plus d'action

Petit cours de rattrapage pour ceux qui n’ont pu suivre ce passionnant Day 3… A midi, 138 joueurs étaient sur la ligne de départ, tous ayant comme objectif principal du jour l’entrée dans les places payées, au nombre de 87. Les déçus furent forcément nombreux. A commencer par notre très solide WIP Moundir, dont les dix blindes n’ont pas suffi à le porter jusqu’à l’ITM. Même histoire pour les champions EPT Jan Boubli, Dominik Panka, et Rémi Castaignon, ainsi que le Parisien Alexandre Réard et l’Allemand Jan Heitmann.  

La bulle mit longtemps à se décider, avec un compteur restant bloqué de longues minutes à 89 joueurs, motivant les organisateurs à démarrer le main-par-main plus tôt que prévu, histoire de décourager les nombreux petits malins qui ralentissaient l’action pour lui faire atteindre le point mort. Au bout d’une heure, David Jaoui débloqua la situation en éliminant un joueur Norvégien en table TV.



Le rush d’éliminations post-bulle fut des plus frénétiques, encore plus que d’ordinaire. En moins d’une heure, on perdit une trentaine de joueurs, dont Eugene Katchalov, Paul-Francois Tedeschi, notre collègue chez Winamax Jean-Pierre Besancon (photo), Jérome Zerbib, Clément Genon, Gilbert Diaz et le qualifié Winamax Bastien Panciarola.

Un an après sa victoire dans la Top Shark Academy, Guillaume Diaz a fêté la reconduction de son contrat au sein du Team par une place d’honneur, terminant en 54e place après une longue bataille en costume de short-stack. Survivant parmi les survivants, Ronan Monfort allait le rejoindre quelques minutes plus tard, ayant accompli une prestation de survivor remarquable d’une durée de trois jours, franchissant notamment la bulle avec juste une poignée de blindes en guise de tapis.

Le Day 3 allait se terminer comme il avait commencé : à toute vitesse, avec une ultime salve d’attaques signées Guillaume Darcourt, quelques bad-beats (un As-Roi perdu contre As-Valet chez ElkY), et une dernière fournée d’éliminations (Jean-Philippe Rohr, Eric Qu). La partie est maintenant en pause pour une quinzaine d'heures : on retrouvera les survivants jeudi à midi, pour une partie qui a tout le potentiel pour être passionnante.

Le classement complet sera publié dans la soirée. A bientôt, les amis !

Tableau de bord
36 joueurs restants (sur 592 au départ)
Blindes 5,000/10,000, ante 1,000
Tapis moyen 493,000

Un dernier pour la route

- 4 février 2015 - Par Kinshu

Adrien Guyon a pris quelques risques pour arriver à la fin de ce Day 3 avec un tapis décent. Notre Top Shark a relancé à 16 000, puis 4-bet all-in pour 280 000 après un 3-bet à 37 000 du joueur au bouton... qui a abandonné.

« C'était un accro du 3-bet ! » confie à froid Shakkkiraa qui a révélé sa main à ses adversaire : K9 ! Le joueur Winamax s'assure un dernier orbite tranquille avec 340 000 de tapis.

A l'autre bout de la salle, double-up du bavard Joseph Carlino : le Français a trouvé deux Barbus et un compagnon pour danser avec deux Dames. Cet agréable setup lui permet de passer à près de 400 000.

Encore une finale pour Kitbul !

- 4 février 2015 - Par Kinshu

Pendant qu'Adrien Guyon nous tient en haleine sur le Main Event, Davidi Kitai est encore en train de nous épater : le Génie vient tout juste d'atteindre la finale d'un side-event à 2 000 euros l'entrée !

Vainqueur il y a deux jours d'un tournoi Turbo au prix d'entrée équivalent, Kitbul figure parmi les 9 finalistes (193 joueurs au départ) dans cette épreuve où 82 600 euros sont promis au vainqueur.

Parmi les derniers adversaires du pro Winamax figure notamment l'Allemand Dominik Nitsche, en pleine crise d'hipstérisme :

Rafale de brèves

- 4 février 2015 - Par Harper

Généralement, une heure après l'éclatement de la bulle, le rythme des éliminations baisse. Pas à Deauville. Alors que la moyenne est d'environ 50 blindes, les all in and call pleuvent encore à travers la salle. Et si certains passent entre les gouttes, d'autres ont pris l'eau.

Paire de dix contre As-Valet : c'est le coin flip qui a fait perdre à Adrien Guyon une dizaine de blindes face à Jean-Philippe Rohr. Valet sur le flop, mais également dix sur le turn, et voilà notre Top Shark désormais propriétaire d'un tapis de 250 000.

Jean-Philippe Rohr n'aura pas profité longtemps de ce double up puisqu'il a été éliminé une dizaine de minutes plus tard.

Bertrand Grospellier a lui gagné une confrontation avec As-Roi contre Roi-Dame pour sortir un joueur et grimper à 280 000.

Ronan Monfort est de son côté tombé à trois blindes avant d'engager son tapis avec Valet-Quatre. Paire de Neufs en face et voilà roroflush éliminé avec un chèque à cinq chiffres en guise de consolation.

Ben Pollak poursuit son ascension. Deux semaines après sa dixième place au Main Event de la PCA, le Français a gagné une nouvelle confrontation à tapis avec As-Roi contre As-Neuf pour grimper à 400 000 !