Le Day 1 est terminé… Avec des chiffres encore flous

- 23 août 2014 - Par Benjo DiMeo

Plus de mille joueurs ont participé au Day 1B de l’EPT Barcelone, portant le total d’inscrits (Day 1A+1B) à plus de 1,400, ce qui constitue un record pour l’European Poker Tour, du moins si l’on se réfère uniquement aux étapes organisées en Europe (oui, parce que les Bahamas font aussi partie de l’EPT, et les tournois organisés là-bas ont vu quelques étapes dépasser les 1,500 joueurs ces dernières années, donc on ne peut pas encore écrire que tous les records ont été battus, mais c’est tout comme car peu importe ce que les mecs de l’EPT veulent nous faire croire, les Bahamas ne sont PAS situés en Europe, nom d’un chien.)

Les chiffres définitifs de la participation ne sont pas encore connus - le personnel du casino est encore en train de trier le nombre de survivants à l’heure où j’écris ces lignes (presque deux heures du matin), avec plus de 700 survivants pour le Day 1B - parmi lesquels ne figurent pas Michel Abécassis, éliminé après la pause-dîner, Kool Shen, tombé rapidement après son inscription tardive, et Manuel Bevand, tombé en fin de journée avec une top-paire qui n’a pas tenu face à un tirage couleur.

Ce sont donc quatre joueurs du Team Winamax que l’on retrouvera au départ du Day 2 :

Davidi Kitai 93,200
Guillaume Diaz 85,000
Ludovic Riehl 32,000
Sylvain Loosli : inconnu

On se retrouve samedi matin pour un point plus complet sur les forces en présence au départ du Day 2, qui verra pas loin de 1000 joueurs sur la ligne de départ.

Fin de journée en vue - Le Team navigue tranquillement

- 22 août 2014 - Par Benjo DiMeo

20h44 à Barcelone. La deuxième pause-dîner est en cours, tandis que la première moitié du field a repris la partie le ventre plein il y a quelques minutes.

Tous nos pros sont encore en course alors qu’il reste encore deux niveaux de 75 minutes à jouer ce soir. On approche des 1000 inscrits sur l'ensemble de la journée. Du côté des joueurs en attente, le numéro 130 a été appelé il y a peu : Kool Shen ne devrait donc pas tarder à s’assoir aux blindes 200/400, ante 50 (sauf s’il a lâché l’affaire entre temps). J’ai croisé un autre Français placé encore plus bas dans la file : Paul Testud, avec le numéro 200. « Ce n’est pas grave si je joue pas », a soupiré Polo, présent sur le circuit EPT depuis la toute première étape.

Etat des lieux du Team après le dîner :

Guillaume Diaz 70,000
Sylvain Loosli 45,000
Manuel Bevand 45,000
Davidi Kitai 41,300
Ludovic Riehl 37,600
Michel Abécassis : ?

Je m’éclipse quelques temps : je serai de retour à temps pour la fin de ce Day 1B et faire le point sur le nombre total d’inscrit, et le classement provisoire des joueurs du Team. A très bientôt !

EPT Best-of #08 - Deauville et les Français : entre l’amour et la haine

- 22 août 2014 - Par Benjo DiMeo

Même si leur réputation sur le circuit n’a pas toujours été excellente, les joueurs Français n’ont pas à rougir de leurs performances tout au long des dix années d’existence de l’EPT. Pros et amateurs y brillent régulièrement, depuis le premier sacre tricolore de Pascal Perrault durant la saison 1 jusqu’à Ludovic Lacay à San Remo, en passant par ElkY, Christophe Benzimra, Jan Boubli, et j’en passe. Les Français aiment l’EPT, y viennent en nombre, et trustent régulièrement les premières places.

Bien entendu, Deauville est une étape clé du calendrier pour tous les joueurs Français, seule ville de l’hexagone visitée par l’EPT, et ce depuis les débuts du circuit. On doit cela au créateur de l’EPT, John Duthie, qui aimait raconter qu’il était tombé amoureux de la cité Normande lorsqu’il y avait tourné un épisode de la série « Hercule Poirot » en 1996, et avait toujours rêvé d’y retourner.

Mais entre les Français et l’EPT Deauville, le charme n’a pas opéré tout de suite. Prenez par exemple les deux premières éditions du tournoi, en 2005 et 2006 : aucun Français n’avait atteint la table finale ! En 2009, pour la troisième édition du tournoi*, cinq Français étaient assis autour de la dernière table, dont Tristan Clémençon et Bruno Launais, ce qui n’a pas empêché l’Allemand Moritz Kranich de l’emporter. L’année suivante, Jake Cody tenait le haut du pavé au terme d’une finale comportant deux tricolores seulement. Gardez à l'esprit que chaque année à Deauville, les Français constituent plus de 50% des inscrits...

C’est finalement en 2011 que la France réussira à décrocher « son » EPT local, par le biais d’un joueur que personne n’avait vu venir, et que personne n’a oublié : Lucien Cohen. Pouvait-on imaginer une victoire plus flamboyante, plus bruyante, plus… inattendue ? A force de cris et de coups de poker incroyables, l’amateur Parisien (dératiseur dans le civil) fut l’improbable vainqueur d’une finale bourrée de talent, avec le Suédois Martin Jacobson (November Nine dans trois mois), Alex Wice, ou encore Kenny Hallaert. Ce qu’on en disait à l’époque :

« L'homme qui a mis fin à la malédiction est un joueur amateur de 47 ans. Un « livetard », comme on dit. Vous savez, ces joueurs que l'on aime à décrier, mais qu'au fond on chérit en secret, car ils sont toujours au rendez- vous pour apporter le spectacle. Ils n'adoptent pas forcément les stratégies en vogue du moment, ils ne tiennent pas forcément compte des mathématiques, mais leur présence à table est toujours remarquée. Après s'être plaint une semaine durant de la carence en joueurs fantasque de ce genre, la victoire de Cohen vient comme un joli pied de nez à nous autres « couvreurs » en manque de show ! »

Après une édition 2012 encore une fois en demi-teinte pour les Français (six représentants en finale, mais pas de victoire), l’édition 2013 allait encore être gratifiée d’un vainqueur surprise : Rémi Castaignon, jeune joueur amateur de 29 ans arrivé en finale avec 40% des jetons en sa possession, une situation jamais vue auparavant. Une victoire qui nous tient à coeur chez Winamax, car c’est la première fois qu’un joueur qualifié via l’un de nos satellites online du dimanche parvenait à décrocher un titre majeur…

* Deauville a disparu du calendrier EPT en 2007 et 2008, la faute à un petit coup de pression des autorités Françaises envers les sites de jeu en ligne, qui opéraient à l’époque dans un marché non régulé. Seulement deux étapes EPT ont du être annulées en dix ans : Deauville en 2007, et Moscou en 2009 (remplacée en dernière minute par Kiev).

Une main culte jouée à Deauville par Ludovic Lacay

Archives Winamax

Deauville 2009
Deauville 2010
Deauville 2011
Deauville 2012
Deauville 2013
Deauville 2014
 

Mon EPT préféré - Philippe Ktorza

- 22 août 2014 - Par Benjo DiMeo



« Mon meilleur souvenir à l’EPT ? Facile, c’est ici à Barcelone il y a trois ans. Parce que je n’avais plus qu’un jeton devant moi, une ante alors qu’on était encore 200 joueurs : j’arrive quand même dans les places payées, je termine 63ème ! »

« Mon premier EPT est aussi un bon souvenir, vu que je termine en 20ème place. C’était à Deauville en 2010. »

EPT Best-of #07 - Prague, 2007 : la première victoire du Team

- 22 août 2014 - Par Benjo DiMeo

Cela crève les yeux avec le recul : avec un lancement marqué d’entrée de jeu par plusieurs résultats probants, le Team Winamax est né sous une bonne étoile.

Le pari était pourtant loin d’être évident : donner sa chance sur le circuit pro, en septembre 2007, à une ribambelle de joueurs de poker Français, certains déjà établis (Antony Lellouche, Michel Abécassis), d’autres complètement inconnus, sauf des initiés les plus attentifs (Ludovic Lacay, Guillaume de la Gorce). On connait la variance inhérente aux tournois de poker : l’affaire aurait pu tourner court, et le succès était loin d’être garanti, peu importe la quantité de talent rassemblée au sein de l’équipe initiale.

Mais non. Surpassant toutes les attentes, le Team a frappé fort dès son premier tournoi disputé en collectif, avec l’accession d’Antony Lellouche en finale de l’EPT Londres. Quelques semaines plus tard, c’était au tour de Ludovic Lacay de crever l’écran en finale du World Poker Tour Barcelone, atteignant la deuxième place après quelques passes d’armes mémorables contre Gus Hansen et Barry Greenstein, en autres. Fin octobre, Ludovic frappait à nouveau, manquant de peu la finale de l’étape Irlandaise de l’EPT à Dublin (11e place). Cela faisait beaucoup de résultats en très peu de temps, mais le meilleur restait à venir : c’est au complet et comme un seul homme que l’équipe s’est pointée à Prague, pour une toute nouvelle étape organisée juste avant Noël. Entre temps, l’équipe s’était enrichie de Nicolas Levi (repéré en finale à Dortmund huit mois plus tôt) et Arnaud Mattern, joueur déjà réputé dans le milieu du backgammon mais encore relativement anonyme dans celui du poker.

Le premier EPT de Prague fut aussi mon premier en tant que reporter Winamax. Pour avoir fréquenté Arnaud au cours des mois précédents, je savais déjà qu’il était un excellent joueur de poker. Il ne lui restait plus qu’à le prouver avec une vraie belle perf’. Aussitôt dit, aussitôt fait, avec une victoire mémorable devant 554 joueurs. Une victoire qui sonnait aussi comme un accomplissement collectif pour le Team, après seulement trois mois d’existence, comme si les nombreuses séances de brainstorming en commun portaient déjà leurs fruits.

J’ai coutume de dire que pour déterminer si quelqu’un est bon au poker, il n’est pas nécessaire de le regarder jouer, mais simplement de lui demander de parler de poker. Tandis qu’un mauvais joueur se perdra dans des explications confuses, aura du mal à se rappeler d’une main jouée deux heures plus tôt, sera incapable de justifier pourquoi il a relancé au flop, ou fait tapis sur le turn, un bon joueur vous expliquera son raisonnement de manière simple et claire, rendant intelligible et facile à comprendre ses décisions, même les plus compliquées. Arnaud Mattern est de cette race-là : un stratège fin et éloquent, et sans doute l’un des premiers joueurs m’ayant fait comprendre que le poker n’était pas qu’une simple histoire de chance et de malchance, de paires d’As craquées et de brelans floppés, mais quelque chose d’infiniment plus compliqué, plus subtil, ou un véritable travail était nécessaire afin de pouvoir percer, et gagner.

Archives Winamax : reportage à l'EPT Prague en 2007