Le débonnaire Jan Heitmann est l’une des figures les plus appréciées du circuit pro Européen, qu’il fréquente depuis plus de quinze ans. Lorsqu’on lui demande son meilleur souvenir en dix années d’European Poker Tour, sa réponse vient sans hésitation.
« La victoire de Sebastian Ruthenberg, ici à Barcelone, en 2008. Sebastian est un bon ami à moi, et sa victoire fut très importante pour la communauté des joueurs Allemands. C’était un grand moment pour nous tous, qui fut très suivi grâce à la retransmission en direct sur l’EPT live. »
L’équivalent, en somme, de ce que fut pour nous la victoire d’ElkY aux Bahamas la même année.
« Mon premier EPT, c’était la grande finale à Monte Carlo, durant la première saison. A l’époque, il y avait beaucoup moins de joueurs qui voyageaient sur le circuit, quelque chose comme 200, peut-être, et on les retrouvait au départ de chaque tournoi ou presque. La moyenne d’âge était plus âgée - cette année-là, c’est Rob Hollink qui a remporté le tournoi, il était déjà très respecté depuis longtemps au moment de sa victoire. Parmi les Allemands qui faisaient le circuit, à l’époque, il y avait des joueurs comme Michael Keiner, Jan Von Halle, Eddy Scharf… »
Quand l’EPT a débuté, Jan était loin d’être un débutant au poker. Dès 1997, il faisait ses premiers pas dans un casino :
« C’était à Wiesbaden, ville rendue célèbre par Dostoyevsky et son roman Le Joueur. Il y avait une partie dont la cave était de 500 Deutsche Mark, cela représentait quelque chose comme 200 euros si je me souviens bien ? En tout cas c’était une grosse somme pour l’étudiant que j’étais. On jouait en Limit Hold’em, en Omaha et en Stud. Je ne connaissais que le Hold’em, j’ai du apprendre les autres variantes sur le tas ! »
« Est-ce que je serai présent pour l’EPT numéro 200 ? Ca ne sera pas avant huit ou neuf ans, mais je l’espère bien ! »
Jan fait la démonstration d'un autre de ses talents durant l'EPT Berlin (2012)

