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La tour de Babel des randoms

- 26 novembre 2010 - Par Benjo DiMeo

Découvrez les huit finalistes de l'EPT Barcelone

Biographies par Mad Harper/PokerStars. Traduction et rajout de blagues idiotes par Benjo.

Par ordre décroissant de tapis :

Coverage par Winamax

Giuseppe Pantaleo – 22 ans, Bielefeld, Allemagne – 5,655 millions de tapis
Notre chip-leader est un expert en commerce international et global (je répète comme un imbécile ce que dit la bio officielle sans trop savoir ce que cela veut bien dire) qui joue au poker depuis trois ans, principalement en tournoi. C'est son troisième ITM à l'EPT, après Berlin (142ème, mouais) et San Remo (37ème, c'est déjà mieux). Il joue parfois en cash-game, mais admet qu'il est « mauvais » dans cette discipline. Giuseppe est né et a grandi en Allemagne, mais vient d'une famille 100% italienne. « Mon coeur est italien », assure t-il.

Coverage par Winamax

Konstantin Puchkov – 58 ans, Moscou, Russie - 4,16 millons
Pour un amateur, Konstantin dispose d'un palmarès solide. Au compteur, 771,606 dollars de gains de carrière, et la perspective de doubler ce montant (voire plus) puisqu'il dispose du deuxième plus gros tapis. A son palmarès, on note une seconde place dans un side-event à 5,000€ lors de l'EPT de Monte Carlo en 2009, et surtout un bracelet aux WSOP, remporté lors d'une épreuve de HORSE à 1,500 dollars. Par une coïncidence amusante, Konstantin a écrit « éleveur de chevaux » à côté de la case « profession » sur le formulaire qu'ont rempli chacun des finalistes. Il joue au poker depuis 1999, en tournoi principalement, sans pour autant rechigner à une petite table à 25$/50$ de temps en temps.

Coverage par Winamax

Jésus Cortes Lizano – 22 ans, Zaragova, Espagne – 3,8 millions
Un espagnol en table finale de l'EPT espagnol, c'est seulement la seconde fois que cela arrive en sept ans. Jésus a commencé à jouer au poker à 18 ans, et est depuis passé professionnel, partageant son temps entre le poker en ligne et en live, principalement en cash-game. C'est d'ailleurs pour jouer des parties d'argent qu'il s'est pointé à Barcelone, avant de s'inscrire sur un coup de tête pour un satellite. Cette finale représente le meilleur résultat de Jésus à ce jour. En demi-finales, il a gagné le respect de tous les observateurs avec un acte de bonne foi crucial : remarquant au retour d'une pause qu'il avait des jetons en trop dans son tapis, Jésus a immédiatement alerté les superviseurs. Il entamera la finale avec le troisième tapis.

Coverage par Winamax

Shander de Vries – 26 ans, Groningen, Pays-Bas – 3,12 millions
Le hollandais a commencé à jouer il y a quatre ans, se construisant une bankroll à coups de SNG à 180 joueurs. Il s'est ensuite spécialisé dans les MTT classiques avec d'excellents résultats. Comme tous les autres joueurs de la table, la table finale de l'EPT Barcelone représente le meilleur résultat de sa carrière. Avant, on l'a vu atteindre l'argent lors des WSOP et à l'EPT de Prague en 2008 (27ème place). Shander va bientôt obtenir son diplôme universitaire (section éco), et prévoit de voyager un peu autour du monde. S'il gagne, il s'achètera un appartement. Il sera soutenu en finale par sa copine et un pote.

Coverage par Winamax

Kent Lundmark – 22 ans, Stockholm, Suède – 3,025 millions
Kent est un régulier de l'EPT qui joue principalement en tournoi, mais ne dit pas non à une petite partie de cash-game en 3/6 ou 5/10. Il joue depuis qu'il a terminé le lycée, c'était il y a quatre ans. On peut le croiser régulièrement en train de jouer dans le cercle « Krukan », je n'ai aucune idée de ce que c'est, je ne fais que recopier bêtement les informations qui m'ont été transmises. L'un de ses premiers EPT était celui des Bahamas la saison dernière, il avait atteint la 29ème place. Barcelone représente son troisième ITM à l'EPT, et son plus gros gain à ce jour quoi qu'il arrive. On l'a aussi vu en finale de tournois en Estonie et Suède. Gros fan de foot, Kent joue au sein de la quatrième division suédoise, tout en admettant que c'est le poker qui occupe le gros de son temps.

Coverage par Winamax

Thor Stang – 27 ans, Bergen, Norvège – 1,29 millions
Nous avons affaire à un joueur de cash-games. « Je n'aime pas trop les tournois », explique Thor. « En cash-game, on peut recaver. Aujourd'hui, j'ai été short-stack toute la journée ! J'ai débuté la journée avec le troisième tapis, mais je me suis mangé deux Dames contre deux Rois, et n'ai jamais réussi à avoir plus de 25 grosses blindes tout au long de la journée. C'est frustrant, mais c'était en même temps très excitant. » C'est le meilleur résultat « live » de Thor à ce jour.

Coverage par Winamax

Georgios Skotadis – 35 ans, Grèce – 1,105 millions
Bien que né et élevé à Dusseldorf, ce patron de bar se considère avant tout comme de nationalité grecque. Il est fiancé à une irlandaise avec laquelle il est en couple depuis douze ans. Il s'agit de son tout premier EPT, et en fait de son tout premier gros tournoi live. En ligne, il a gagné le Sunday Million de PS il y a trois semaines, empochant 195,000 dollars. Georgios ne joue au poker que depuis deux ans, ayant débuté dans les salles autour de chez lui. « C'est le plus beau mois de ma vie », dit-il, « et c'est pas fini ! »

Coverage par Winamax

Francesco Notaro – 33 ans, Galatina, Italie - 745,000
Il possède 15 blindes, et joue au poker depuis 15 ans, comme c'est amusant. Francesco s'est mis sérieusement aux tournois live en 2006, disputant les tournois organisés en Italie par la famille Pagano. Il possède une agence de paris et dirigeait un cercle avant que la loi italienne ne les fasse passer dans l'illégalité.

Benjo

Huit finalistes, huit nationalités

- 26 novembre 2010 - Par Benjo DiMeo

L'European Poker Tour porte bien son nom

Coverage par Winamax

Rarement nous aurons vu une finale aussi « random » ! Aucun nom connu autour de la table. Ne paniquez pas, nous avons vous révéler tout ce que nous savons sur ces anonymes dans l'article suivant. En attendant, on remarquera que huit nationalités européennes sont représentées autour de la table.

Plan de table

Siège 1 : Jésus Cortes Lizano (Espagne) 3,8 millions
Siège 2 : Kent Lundmark (Suède) 3,025 m.
Siège 3 : Konstantin Puchkov (Russie) 4,16 m.
Siège 4 : Shander de Vries (Pays-Bas) 3,12 m.
Siège 5 : Giuseppe Pantaleo (Allemagne) 5,655 m.
Siège 6 : Francesco Notaro (Italie) 745,000
Siège 7 : Thor Stang (Norvège) 1,29 m.
Siège 8 : Georgios Skotadis (Grèce) 1,105 m.

Blindes : 25,000/50,000, ante 5,000

Les prix

Vainqueur : 825,000 euros
Runner-up : 525,000 €
Troisième : 300,000 €
4e. 222,000 €
5e. 170,000 €
6e. 130,000 €
7e. 90,000 €
8e. 70,000 €

Candido Gonçalves chute sur la dernière marche

- 26 novembre 2010 - Par Benjo DiMeo

Pas de français en finale samedi

Une heure d'attente aura été nécessaire pour obtenir la dernière élimination de la journée. Entre temps, on a tour à tour vu Shander de Vries doubler son tapis contre Francesco Notaro (QQ contre AJ), puis le même Francesco doubler dontre Georgios Skotadis (AQ contre KQ)

Hélas, c'est notre français Candido Gonçalves qui échoue aux portes de la table finale. Le français avait entamé la pré table finale avec un tapis fortement diminué, aux alentours de 1,5 millions. Après avoir patienté quelques tours, le bordelais a tenté sa chance, avec une relance au cut-off. A sa gauche, Jésus Cortes Lizano 3-bet au bouton à 225,000.

Sentant probablement un vol, Candido annonce tapis, pour 1,3 millions. Jésus annonce immédiatement « call » : le français sait qu'il est mal en point avec son JCoeur9Coeur. Son adversaire espagnol retourne KCoeurKPique.

Après avoir par deux fois craqué une overpaire aujourd'hui, Candido ne réussira pas la passe de trois. Le board 8Trèfle7Trèfle9PiqueQTrèfleKCarreau garde le suspens entier jusqu'au bout, mais la logique est respectée au final.

Coverage par Winamax

Ainsi, Candido Gonçalves est éliminé en neuvième place. Il remporte 50,000 euros, et ne va pas s'arrêter là. On le retrouvera en effet très vite sur le circuit, et pour cause : Candido s'est déjà qualifié pour l'EPT de Prague... en jouant le satellite du dimanche soir sur Winamax !

Félicitations donc, et à très bientôt.

Toujours attendre la rivière avant de sauter de joie

- 26 novembre 2010 - Par Benjo DiMeo

Après avoir perdu un gros pot au showdown contre Giuseppe Pantaleo, Luis Rufas se retrouve soudainement short-stack. Il trouve très vite une situation idéale pour engager tous ses jetons ; JTrèfle8Trèfle sur un flop JCarreau4Trèfle3Trèfle, lui donnant approximativement 250 outs (à vue de nez). Le russe Konstantin Puchkov est en tête avec ses deux As, mais en réalité, il n'est pas favori pour remporter le pot.

Luis trouve l'une de ses outs sur le turn 8Pique. Ses supporters s'excitent : « Vamos ! ». Mais Luis les arrête avec un geste de la main : « C'est pas fini ! »

Et effectivement, il avait raison de calmer leur joie, car la rivière est un APique, redonnant l'avantage à Puchkov.

Les deux joueurs ont des tapis similaires, et un décompte est nécessaire. Il s'avère que Luis possédait un poil de jetons en plus que Puchkov. A peine de quoi couvrir une grosse blinde, qu'il va immédiatement engager avec 6-3 dépareillés contre la paire de 9 de Giuseppe Pantaleo. Un combat perdu d'avance, et le 9 sur le flop vient confirmer ce que l'on savait déjà : Luis Rufas est éliminé en dixième place.

Coverage par Winamax

Une place surement frustrante pour celui qui s'était emparé du chip-lead au terme du Day 1B, et avait conservé un gros tapis tout au long de l'épreuve. Le début de la fin s'est fait sentir en début d'après-midi, lorsque l'espagnol ne réussit pas à rester en tête avec deux Dames contre le As-Valet de Candido Gonçalves, à tapis sur un flop hauteur Valet.

Rufas remporte 50,000 euros pour sa prestation. Il laisse derrière Jésus Lizano comme seul prétendant espagnol à la victoire.

Ils ne sont plus que neuf joueurs, qu'on va réunir autour de la table télévisée pour la pré table finale.