ViensMonAgno : ''Sans Twitch, j'aurais arrêté le poker''

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Il est le streamer poker français le plus en vue depuis un an, étendant son influence et sa bonne humeur bien au-delà de Twitch. Interview Deepstack avec un joueur qui place l'humain avant tout le reste.

Interview Deepstack Hadrien ViensMonAgno

À 35 ans dont plus de 13 passés à cliquer aux tables virtuelles, Hadrien Gallois fait figure de vétéran au sein du milieu toujours plus compétitif du poker en ligne. Mais bien plus qu’un simple vieux loup de mer qui se contenterait de jouer la carte de l’expérience, celui qui se fait désormais appeler ViensMonAgno (mais répond encore volontiers à son historique pseudo Chance44) a choisi d’endosser le rôle de précurseur et, un peu sans le vouloir, de créateur de tendances. Parmi les premiers joueurs français à entrevoir le potentiel révolutionnaire d’une plateforme comme Twitch, il a tout naturellement été choisi comme figure de proue du Winamax Stream Gang, officiant même comme chef d’orchestre lors du lancement officiel de la chaîne en novembre 2019. Suivi par plusieurs milliers d’adeptes à chacune de ses apparitions en direct, sa bienveillance et son charisme ont su fédérer autour de lui une communauté d’amateurs ne demandant qu’à retrouver un peu de lien social durant cette période propice à l’isolement et à la déprime. Un phare toulousain au milieu de la tempête, rayonnant d’énergie positive. Rencontre.

Bonjour Hadrien et merci de nous accorder cette interview. Tu es en activité depuis 2007. Raconte-nous comment a débuté ton histoire avec le poker.

À cette époque, j’étais un gros joueur de Counter-Strike et je faisais régulièrement des parties avec Ludovic Lacay. Et puis un jour, je découvre qu’il a gagné 300 000 € la veille en finissant deuxième d’un WPT à Barcelone [c’était en octobre 2007 pour la première place payée l'ancien Team Pro W, NDLR]. À l’époque, l’esport était loin d’être ce qu’il est devenu et il n’y avait pas du tout l’argent que l’on connait aujourd’hui. Après avoir gagné un tournoi, tu pouvais t’estimer heureux de repartir avec une carte graphique. Le poker arrivait à combiner ce que j’aimais dans le jeu vidéo, à savoir une bonne part de skill, de connaissance et de concentration et en plus il y avait la possibilité de gagner gros. Ça m’a piqué dès ce moment-là. Pour la petite histoire, on a pas mal de potes en commun avec Ludo, on s’est croisés plusieurs fois mais on ne s’est jamais formellement rencontrés. J’aimerais beaucoup. Il a indirectement contribué à ma carrière.

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Tu as découvert Twitch courant 2018. Lier ça avec le poker, cela t’est apparu comme une évidence ?

Dès que j’ai découvert ce qui était alors une plateforme relativement neuve, je me suis dit : « Il faut que j’essaie ». Quand on joue au poker depuis plus de dix ans, il faut trouver de nouvelles façons d’entretenir la flamme. Le grind au quotidien peut vite devenir répétitif, on se met donc à la recherche de projets inédits. Pour certains, cela peut être le coaching, pour retrouver le côté rapport humain, et je l’ai fait d’ailleurs. D’autres vont se diriger vers des sites de vidéos. En ce qui me concerne, Twitch m’a immédiatement intéressé. Il n’y avait pas beaucoup de streamers poker à cette époque, en tout cas certainement moins qu’aujourd’hui. Pour moi, le média comblait un vide, une carence que j’avais développée malgré moi au fil des années, surtout en jouant quasi exclusivement online : le contact social. Même si cela reste par écrans interposés ou via un chat, on discute avec des gens et ça fait un bien fou. Surtout, j’étais arrivé à un moment où j’avais besoin de ce lien.

Tu te tiens au courant des tendances sur Twitch ou tu y vas au talent ?

Je suis un énorme consommateur de Twitch depuis pas mal d’années. Je regarde du poker bien sûr mais aussi du jeu vidéo, sur des jeux que je connais peu ou pas et auxquels je ne jouerai probablement jamais. Ce qui m’intéresse c’est qu’on rentre dans la tête des joueurs. C’est une chance de pouvoir suivre des mecs jouer à des jeux complexes et qui t’expliquent pourquoi ils cliquent de tel ou tel côté. En fait, dès que je suis à proximité de mon PC, je laisse Twitch ouvert. Et régulièrement je fais le tour des chaînes poker françaises et internationales pour essayer d’y trouver des idées.

Tu préfères « montrer du beau jeu » en streamant tes sessions high stakes habituelles ou redescendre sur des basses limites pour proposer du contenu plus axé vers les débutants ?

Je fais un peu de tout. Ça m’arrive de faire des streams en petites limites, sur des tables à 1 ou 2 €. Mais je le fais surtout sur YouTube, avec une série de vidéos qui s’appelle Dans la jungle des micro limites. Je viens de terminer la Saison 3 et ça fonctionne plutôt bien, avec autour de 10 000 vues en moyenne à chaque fois. D’une manière générale, j’essaie d’écouter mon public, de voir de ce que les gens veulent. Et le joueur moyen, il ne joue pas le Highroller tous les soirs.

La pandémie et les confinements successifs qui en ont découlé ont fait exploser ta popularité (12 000 followers sur Twitch). Est-ce que cela influe d’une quelconque manière sur ta façon de jouer ?

C’est une question compliquée… Il y a je pense deux aspects. D’un côté, me sentir observé me pousse à ne pas m’endormir, à toujours donner le meilleur de moi-même, à continuer à travailler mon jeu. Si demain je suis nul, plus personne ne va me regarder. Donc cela me donne une motivation supplémentaire. De l’autre, si ton objectif est de devenir le meilleur joueur de poker possible, en streamant, tu te tires une balle dans le pied. Tes adversaires ont l’occasion de te voir jouer et d’obtenir ce qui est le plus précieux pour nous : des informations. Surtout, ces derniers temps, j’essaie de proposer un stream de plus en plus interactif. Résultat : je passe presque plus de temps à lire le chat qu’à regarder mes tables. Donc non seulement je rate énormément d’infos, mais je suis régulièrement à court de time banks et, à trop vouloir expliquer mon play, j’en oublie parfois de cliquer ! Je peux aussi me retrouver perdu en plein coup et me réveiller à la river sans avoir la moindre idée de ce que je dois faire parce que je viens de répondre à trois questions. Il peut aussi y avoir la peur du regard des autres. Tu as envie de faire un move mais en même temps tu as peur de passer pour un con. Tu veux parfois laisser l’instinct prendre le dessus, en dehors de la logique que tu prônes le reste du temps, mais sans vouloir te justifier après coup. Mon jeu est clairement moins créatif en stream.

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Pour beaucoup, l’année écoulée a été synonyme d’un grind online plus intense que jamais. Comment tu t’organises, notamment entre streaming et sessions classiques ?

Je mets un point d’orgue à n’avoir aucun planning. C’est très simple : je stream quand j’en ai envie, et je l’annonce au dernier moment. Je déteste me forcer à faire quoi que ce soit et d’ailleurs les quelques fois où je l’ai fait, je n’ai pas été bon. Ce n’est donc pas près de changer. Par exemple, la semaine dernière [l’interview a été réalisée le vendredi 5 mars], j’étais d’humeur et j’ai streamé quatre sessions, ce qui est beaucoup. Certains soirs, j’ai plus envie de streamer que de jouer mais je lance quand même des tables parce que j’aime parler de poker.

Est-ce que tu sens que ton rôle de streamer dépasse aujourd’hui le simple cadre du poker ?

Je crois que c’est plus ou moins le cas depuis le début. J’essaie de transmettre certaines valeurs. Bien sûr le poker reste le sujet n°1 mais je parle aussi beaucoup de ma vie, de ce que je fais, de Twitch en général, de mes passions comme le jeu vidéo, du potager que je fais pousser en été… En France, le poker reste encore mal vu par le grand public donc je veux faire passer le message que c’est une activité enrichissante, qui repose sur tout un tas de compétences. Je veux montrer qu’en travaillant on peut déjouer la chance et s’en sortir. Sans pour autant trop se prendre la tête. On joue à un jeu de cartes, on n’est pas en train d’envoyer une fusée sur la lune, on a le droit de rigoler. Et puis au-delà de ça, je respecte tous les joueurs, de tous les niveaux et de tous les buy-ins. L’égo, ce n’est pas mon truc.

Hadrien Stream Gang

Du Monster Stack 10 € au Highroller : une session de Stream Gang classique avec Hadrien.

Justement, on dit souvent que la communauté d’un streamer lui ressemble. Elle ressemble à quoi la tienne ?

Je suis très content de voir à quel point les gens sont bienveillants les uns envers les autres et s’entraident énormément. Cela peut faire peur quand on se lance sur Internet mais, en ce qui me concerne, je n’ai jamais eu de problèmes. Au contraire, je dirais même que je n’ai eu que des bons retours. Je reçois quasi quotidiennement des messages de soutien, de remerciements, parfois quelques belles histoires. Au dernier SISMIX déjà, beaucoup de viewers sont venus me voir spontanément pour me féliciter. On me payait des bières dans tous les sens !

Dans la « vraie » vie, tu fais aussi partie d’une joyeuse bande de grinders…

Oui, on est tout un petit groupe à vivre autour de Toulouse, notamment deux autres membres du Stream Gang : Jean alias ‘Juaniitoooo’, qui est un très bon pote depuis un moment et Kevin alias ‘kviNzZ1’, rencontré sur la route vers Lloret pour le SISMIX. Il devait partir de son côté sauf que sa voiture est tombée en panne. Il a contacté mon pilote, qui est en fait un ami commun et on a fait le trajet ensemble en covoiturage. Depuis, on a beaucoup travaillé en binôme, on a préparé des vidéos YouTube, et on s’est retrouvé régulièrement pour jouer, notamment pendant les Series. Forcément, le Covid a un peu mis un frein à tout ça. Avec Juanito, ça se faisait surtout sur Twitch et ça a donné lieu à toute une série de vidéos aujourd’hui disponibles sur YouTube, La Naissance d’un Prodige, dans lesquelles je le coache. Encore une fois, avec les confinements et le couvre-feu, c’est compliqué de mettre en chantier une Saison 2. En tout cas on fait à chaque fois le KING5 ensemble.

On t’a justement vu autour des vainqueurs de l’édition 2019, les fameux dézanuseurs toulousains.

Ce sont des potes ! Et c’était super de les suivre et de les encourager. C’est une compétition à part dans notre petit monde et ça me fera toujours penser à mes années étudiantes faites de pizza, bière et poker. À l’époque où c’était possible, on se réunissait tous chez moi en mode LAN, j’installais une caméra d’ambiance qui nous filmait et je balançais ça sur Twitch. Maintenant, pour essayer de retrouver ça, on se met tous en vocal avec mes potes toulousains de l’équipe et on stream ça ensemble.

Tu évoquais le Winamax Stream Gang, dont tu fais partie des « fondateurs ». Quel est ton rapport avec les autres membres et notamment les nouveaux arrivants ? Est-ce que tu vas les conseiller ou est-ce qu’eux viennent te demander des conseils ?

D’abord, je tiens à dire que c’était très sympa de la part de Winamax de nous laisser faire la soirée d’inauguration avec Juanito, complètement avec les moyens du bord. C’était une belle marque de confiance. Ensuite, le problème pour l’instant avec cette « équipe », il est évidemment très lié à la période que nous vivons : on ne se côtoie que par Internet. Je suis quelqu’un d’assez timide et réservé au premier contact mais, une fois que j’ai vu la personne une fois ou deux, je me libère assez vite. C’est évidemment plus facile avec Juanito, on se lance des petits défis par streams interposés de temps en temps. Avec Matthew, qui est arrivé récemment, cela s’est très bien passé parce que c’est déjà un streamer avec une certaine notoriété, qui m’avait tapé dans l’oeil. On avait discuté dans le cadre d’un de ses streams puis en privé. J’aime beaucoup ce que fait Angelus aussi. Dans l’ensemble, tout le monde se débrouille bien et il y a de la place pour tous. Ce qui nous manque pour renforcer notre cohésion serait une rencontre IRL entre tous les streamers du gang [à l’instar ce que fait le Team Winamax avec son séminaire NDLR] et j’ai hâte que les conditions sanitaires rendent de nouveau cela possible. En tout cas dans ce contexte très particulier, tout le monde charbonne et je trouve qu’on s’en sort très bien.

Toujours dans les bons coups, tu as aussi participé à la première de Winamax Arena mi-février. Tes impressions à froid ?

Le concept est bien sûr très intéressant. Je pense qu’on peut le pousser encore un peu plus loin avec peut-être des gages, des bonus/malus pour rendre le tout encore plus fun, et puis il faut montrer les cartes de tout le monde. Un bluff hauteur 7 du VietF0u sur Momo Henni, les gens doivent absolument pouvoir voir ça ! En ce qui me concerne, je l’avoue, je n’étais pas super à l’aise. Si j’avais eu l’occasion de rencontrer les autres joueurs, ça aurait été différent. En l’état, j’avais l’impression d’arriver à une de ces soirées où tu ne connais personne et où il te faut deux ou trois verres pour te mettre dans l’ambiance. Mais quoi qu’il en soit je salue l’initiative et je suis content d'avoir participé à cette première.

Avec tous ces projets et désormais les sollicitations médiatiques qui vont avec, tu arrives à trouver le temps de faire autre chose en dehors du poker ?

Avec l’explosion de mon stream depuis un an, c’est vraiment difficile. Ma vie tourne autour du poker ! J’ai d’ailleurs fait un léger burn out en début d’année, ce qui m’a conduit à prendre un peu de recul, mais cela reste compliqué de prendre des vacances. Je laisse mes vendredis et samedis off, pour passer les soirées avec ma compagne quand elle rentre du travail. Cela devient de plus en plus dur de couper à 100% parce que je reçois régulièrement des mails, des messages privés, des questions et j’ai envie de répondre à tout le monde. Donc côté perso, j’attends avec impatience cet été pour partir une semaine faire du golf.

La Naissance d'un Prodige

Le pré-épisode d'une saison 2 qui n'a pas encore pu vraiment démarrer.

D’autres nouvelles perspectives pour cette année ?

J’ai pris de nouvelles résolutions. Les confinements m’ont fait du mal physiquement. J’avais arrêté toute activité, je prenais moins soin de moi, je ne sortais plus et je travaillais trois fois plus. Maintenant, je sors tous les jours, je fais plus attention à ce que je mange et j’ai repris le sport. Ça va me prendre un peu de temps mais j’y crois. Je n’hésite pas à en parler dans mes streams d’ailleurs.

Après toutes ces années, tu arrives à rester motivé ?

D’autres jeux m’auraient lassé, c’est une certitude. Mais avec le poker, j’apprends toujours des choses. C’est un jeu aux bases simples mais en même temps très très profond et il n’y en a pas beaucoup dans ce cas-là. Je pense aussi que pour avoir envie de continuer, il faut identifier ses motivations et les entretenir. De mon côté, c’est indéniablement Twitch. Sans ça, j’aurais sûrement arrêté.

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Est-ce que ta longévité vient aussi de ton approche exploitante du jeu, qui te permet plus de libertés ?

Clairement, si je devais choisir, je reviendrais à un poker à l’ancienne. En plus, ça a un côté romantique je trouve. Mais je suis un joueur gagnant depuis 10 ans donc forcément, j’ai suivi le mouvement. J’ai été obligé d’évoluer. Et le GTO, c’est l’évolution que prend le jeu. Ce qui me fait gagner actuellement, je pense que c’est mon expérience de l’humain, ma capacité à identifier les différents profils de joueurs. Je connais les faiblesses des uns et des autres et je joue là-dessus. Aujourd’hui, je comprends le récréatif qui a l’impression de jouer contre des mecs hyper rigides, qui ne dévient pas de leur plan. Le GTO c’est ça, et ça a un certain intérêt mais depuis un an et demi, online c’est le zoo. Tellement de gens se sont (re)mis au poker que la grande majorité fait n’importe quoi. Cette pandémie mondiale n’a évidemment pas fait de bien à grand-monde mais elle a au moins mis les projecteurs sur notre jeu. On se sent de retour à un poker Far West, où ça bluffe dans tous les sens et ça fait plaisir. C’est le poker que j’aime.

Et tu te vois continuer à faire ça longtemps ?

Honnêtement je ne sais pas. Je vis au jour le jour mais j’espère surtout que j’arrêterai quand j’en aurai marre. Quand on fait les choses avec passion, ça n’a pas le même goût. Il y a trois ans, j’étais un peu perdu, je ne savais plus trop quoi faire. Le streaming m’a complètement remotivé : je me sens épanoui, j’ai retrouvé un équilibre. D’autant que j’ai tiré les leçons de cette première année de Covid pour attaquer la deuxième sur de meilleures bases. En tout cas tant que ça me plait, je continue.

Tu viens de te lancer un objectif : te faire fabriquer un trophée pour chaque victoire online cette année. Les distinctions, c’est important pour toi ?

Je suis ultra partisan des trophées ! Ça doit venir du fait que j’ai toujours rêvé de gagner un trophée live. La coupe me fait plus rêver que l’argent. C’est véritablement ramener la coupe à la maison, on y est quoi ! Pourquoi on n’y a pas le droit online ? On ne gagne pas un Series tous les jours. D’ailleurs si je regarde en arrière sur mes dix ans de poker, les seules choses qu’il me reste ce sont mes trois bouteilles Winamax Series. Il m’en manque une d’ailleurs parce que j’ai gagné le tout premier Main Event et on n’en recevait pas à l’époque. Je pense qu’on pourrait aller plus loin et en décerner sur tous les tournois réguliers. Ou avoir le choix à la fin : laisser un peu de nos gains en échange d'une coupe. Pourquoi ne pas en proposer dans la boutique, à acheter avec nos Miles, je serai le premier intéressé ! Les rooms devraient davantage s’en servir en tant qu’outil marketing. Ce n’est pas évident de publier une somme d’argent sur les réseaux sociaux alors qu’une coupe c’est facile et c’est visuel. C’est à la fois une belle reconnaissance et une manière de garder une trace des tournois gagnés. Je n’aime pas trop communiquer sur mes résultats parce que trop de joueurs le font en ne mettant en avant que leurs perfs et jamais leurs pertes. Il faudrait tout dire et ça personne ne le fait. Et moi je n’ai pas envie d’être hypocrite. Donc 2021 va me servir d’année de test : je veux me constituer une collection de trophées pour habiller mon arrière-plan de stream. Comme ça, les viewers peuvent suivre ma progression au fil de l’année sans que je leur balance des grands chiffres. Et ça rejoint ce que je dis notamment sur mon Discord où je pousse tout le monde à poster ses perfs, que ce soit une victoire à 12 € ou la gagne du Main Event. Quand un joueur poste « C’est ma première win, j’ai gagné 11 € », je suis trop content ! Une victoire reste une victoire et même un tournoi à 20 centimes, c’est dur d’aller le gagner. Et la coupe peut souligner ça, pour moi ça n’a que des vertus.

Une dernière chose à ajouter ?

Je tiens à dire que, là où j’en suis aujourd’hui par rapport au streaming, je ne le dois pas qu’à moi mais aussi à toutes les personnes qui m’entourent, dont certaines qui m’aident de façon bénévole. Il s’est passé des choses incroyables depuis un an et pas qu’en stream. On a aidé des gens pendant les confinements qui étaient sans doute isolés. Tous les jours les deux salons vocaux du Discord affichaient complet, soit cent personnes en train de discuter. On a atteint les 5 000 membres il y a peu. Donc pour faire tourner tout ça, une équipe s’est créée un peu par la force des choses et je les remercie parce que je ne peux absolument pas tout faire tout seul. La plupart de ces gens-là sont d’ailleurs devenus des amis, on s’est réunis entre les confinements cet été dans une grande maison avec piscine, c’était super. On aiguille du monde, il y a du partage, on communique et on rigole beaucoup. Je suis très content d’avoir pu remettre de l’humain dans tout ça.

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Adorateur de Cheick Diabaté. Goûteur semi-professionnel de reblochon. Enchaîne les tapis. Finit souvent carpette.

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