Top 5 : Les variantes les plus folles

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Courchevel, Chinois, Anaconda... Épicez votre prochain home game avec notre sélection de nos formats "underground" préférés.

Variantes les plus follesC'est un fait établi depuis depuis près de vingt ans : le Texas Hold'em est LA forme de poker la plus populaire du 21e siècle. Avec ses règles ultra-simples et des sensations fortes garanties, ce jeu centenaire a envahi la planète après 2003 et la victoire de Chris Moneymaker aux WSOP. La domination du Hold'em est quasiment sans partage et en ligne comme en live, les autres variantes peinent à exister. Alors oui : le poker à deux cartes est roi, et le restera sans doute longtemps... mais cela ne serait pas faire honneur à la richesse et à l'histoire du poker que de s'y cantonner ! Depuis les débuts de la popularisation du poker au milieu du 19e siècle, littéralement des centaines de variations du jeu de base ont été mises au point et encore aujourd'hui, de nouveaux formats continuent de sortir chaque semaine de l'imagination des passionnés.

Avec ce Top 5, on se propose de vous éclairer sur quelques formats atypiques mais ô combien fun. Il y en a que vous connaissez peut-être, il y en a qui ont connu la gloire dans les casinos, il y en a d'autres qui ne nécessitent même pas de jetons pour être pratiqués. Dans tous les cas, ils seront parfaits pour épicer votre prochain home game !

Courchevel
Un Omaha survitaminé inventé en France

CourchevelAvec ses tirages démultipliés et ses mains de départ dont les trois-quarts sont (en apparence) jouables, l’Omaha est une variante propice à l’action. Sa version basique (un dérivé du Hold'em où l'on reçoit 4 cartes privatives, dont seulement 2 peuvent être combinées avec 3 cartes du board au maxi) est apparue au programme des WSOP en 1983, et son succès a généré de multiples produits dérivés : Omaha à 5 cartes (voire 6), Omaha "de partage" (High-Low)... mais aussi une invention 100% française (cocorico !), incontournable à Paris durant les années 90 et 2000 : le Courchevel. Les origines de sa création se sont perdues dans les limbes de l'histoire... même si certains murmurent qu'elle est le fruit d'un joueur habitué de l'Aviation Club de France : Dan Uzan. Les archives confirment en tout cas que l'on a commencé à jouer en Courchevel sur les Champs-Elysées dès les premiers mois d'existence de la poker room du club, en 1995.

Le Courchevel se distingue de l’Omaha classique par le fait que chaque joueur reçoit 5 cartes, mais surtout que l'on retourne la première carte du flop dès la distribution des cartes, avant même d'avoir misé. Cette carte est appelée le flopet, ou plus souvent la tétine. Le reste du coup se déroule ensuite comme un coup d'Omaha classique : tour d'enchères, disiribution du reste du flop (2 cartes seulement, donc) et ainsi de suite jusqu'au showdown.

On le devine facilement : cette tétine vue par tous les joueurs dès le début du coup est souvent propice à un emballement de l'action encore plus rapide qu'en Omaha. Si vous possédez deux piques et que la tétine est de la même couleur, vous n'aurez guère d'excuse pour ne pas aller au flop. Et ne parlons pas du cas où elle vous offre directement le brelan : vous êtes max et puisque cela ne sera peut-être plus cas après le flop, il vous appartiendra de faire monter les enchères le plus vite possible, pour prendre le maximum de value avant qu’un flop trop dangereux ne vous empêche de miser, ou effraie vos adversaires. De quoi former de très gros pots préflop, et faire peur aux touristes américains, comme nous l’expliquait Mike Sexton l'an passé, lui qui a connu la grande époque du cash-game dans les cercles parisiens. 

Abécassis
Joué en "High" ou "High-Low", en cash-game comme en tournoi, le Courchevel a fait les beaux jours de l'ACF : sur HendonMob, on retrouve la trace des exploits "tétinesques" des vieux briscards du poker français comme ce diable de Michel Abécassis (photo), vainqueur d’un tournoi de Courchevel mélangé avec du Lowball (on imagine qu'il s'agit de Razz) en 1998 lors des Euro Finals of Poker, Michel Leibgorin, qui avait remporté en 1996 un tournoi bien marrant, mi Courchevel/mi-Aviation (une autre variante dérivée du Omaha), ou encore David Tavernier. 

De nos jours, l'Aviation Club de France n'est plus... tout comme le reste des cercles parisiens, supplantés par des "clubs" dont les statuts légaux nouvellement étrennés n'autorisent que deux variantes : le Texas Hold'em et le Omaha classique. L'âge d'or du Courchevel est donc derrière nous ! Même si des traces de sa gloire subsistent encore çà et là : on peut y jouer sur PokerStars (.com uniquement, malheureusement), et quelques festivals live le proposent parfois, comme les BSOP au Brésil. Rien ne vous empêche, toutefois, de le faire revivre lors de votre prochaine partie entre potes !

Open-Face Chinese Pineapple
Si vous en avez marre du poker de papa

Chinese OFC
Cette variante-là, vous la connaissez sans doute déjà, au moins de nom. Car le poker chinois dans sa version "Open-Face" est sans aucun doute LA variante de poker la plus populaire parmi celles apparues au 21e siècle, adorée aussi bien des pros de la Bobby's Room qui brassent des millions que des amateurs jouant pour quelques euros. Et elle se positionne à part dans notre Top 5 des variantes fun, car ses règles ne suivent en rien celles d'un coup de poker classique. De fait, vous n'aurez même pas besoin de jetons pour jouer au Poker Chinois ! Seul un jeu de cartes sera nécessaire, ainsi qu'un bout de papier histoire de compter les points. Une partie peut être mise en pause ou stoppée à tout moment, et peut aussi bien durer cinq minutes que cinq heures...

Si l'on en croit les sources de Wikipedia, c'est le pro russe Alex Kravchenko qui aurait inoculé le virus de l'Open-Face Chinese ("OFC" pour aller plus vite) à la communauté poker au début des années 2010 : très vite, nombre de gamblers ont réalisé que ce jeu très simple à apprendre offrait une profondeur stratégique des plus intéressantes... tout en satisfaisant sans peine leur soif d'action grâce à sa cadence aussi effrénée que le NLHE et une variance digne du PLO. Au fil des années, de nombreuses variantes d'OFC ont vu le jour. Nous allons nous concentrer ici sur notre préférée, car la plus propice en action : le Pineapple.

ChinesePokerLà où la plupart des formats de poker chinois autorisent jusqu'à 4 joueurs, les règles de l'OFC Pineapple limitent la partie à 2 ou 3 seulement. Le but reste cependant le même : constituer 3 mains de poker que l'on disposera sur 3 lignes : le "back" (5 cartes), le "middle" (5 cartes aussi) et enfin le "front", composé de 3 cartes seulement. La force de chacune de vos mains sera confrontée à celle de chacun de vos adversaires et la qualité de vos combinaisons (couleur, full, carré, etc) vous permettra de marquer des points supplémentaires. Beaucoup de points, dans certains cas (voir plus bas)...

Points OFCDétaillons un peu le déroulement d'un coup. Armé d'un deck classique de 52 cartes, vous commencez par distribuer 5 cartes à chaque joueur. Chacun à son tour, les joueurs repartissent ces 5 cartes face ouverte devant eux, sur l'une de leurs trois lignes virtuelles. Ensuite, vous distribuez 3 nouvelles cartes à chaque joueur : chacun doit en rajouter 2 à ses lignes déjà créées, et en jeter 1 au ballot. Ensuite, on continue de donner les cartes 3 par 3 (et d'en jeter 1 à chaque fois) jusqu'à que chacun ait constitué une main de 13 cartes sur les 3 lignes (5 + 5 + 3) Là, il est temps de comparer les jeux, et de compter les points. Si vous parvenez à battre les 3 lignes d'un adversaire, bravo : c'est un "scoop", qui vaut 6 points. Si vous ne battez que 2 lignes, vous marquez 1 point. Bien entendu, si vous perdez sur les 3 lignes, c'est votre adversaire qui marque 6 points. Le premier attrait majeur de l'OFC (car il y en a un second) réside dans les "Royalties", ces points de bonus que vous gagnez en cas de grosse main sur l'une des 3 lignes. Exemple : un carré dans le "back" vaut 20 points, un full au milieu en vaut 12, et un brelan d'As dans le "front" en vaut 22 ! Clairement, compter les points n’est pas la phase la plus facile à l’OFC. Mais avec un peu d'expérience, on finit par connaître par coeur le barême de notation. En attendant, téléchargez ou imprimez cette fiche, et gardez-là près de vous pendant vos parties.

Une obligation à respecter : une fois que toutes les cartes sont posées, votre ligne "back" doit contenir une meilleure combinaison que celle du milieu, et celle du "front"  doit elle-même être moins forte que celle du milieu. Si cette règle n’est pas respectée, votre main est morte : chaque adversaire marque 6 points contre vous... en plus des points gagnés grâce à la force de leurs combinaisons !

Fantasyland : la terre promise de l'OFC

FantasyLandVous voulez marquer encore plus de points à la fin d'une main ? Alors débrouillez-vous pour poser une paire de Dames ou mieux dans votre main de 3 cartes (le "front"'). Cela vous permettra, la main suivante, de passer en mode "Fantasyland" et de... recevoir 14 cartes d'un coup ! (1 de ces cartes devra être jetée au ballot). Vous aurez ainsi beaucoup plus de facilité à constituer une belle main que vos adversaires devant piocher 3 cartes après 3 cartes. Et si vous avez le bonheur, pendant un tour "Fantasyland", de poser un brelan sur le "front" ou un carré ou mieux sur le "back", vous restez dans cette terre magique lors du prochain coup.
 

Mercier-Isabelle
Jackpot pour Isabelle Mercier : full en bas, quinte au milieu, et brelan d'As en haut !


Une chose est sûre : même les joueurs non-initiés au poker peuvent se laisser séduire par ce jeu qui ne demande aucune connaissance du poker classique, ou presque, que vous pouvez tout aussi bien jouer avec vos potes sur une plage que dans la cuisine de vos grands-parents. Et bien entendu, il existe pas mal d'appli vous permettant d'y jouer sur votre téléphone ou tablette, contre l'ordinateur ou d'autres humains.

ABC Open Face Chinese Poker with Pineapple (iOS - l'une des plus populaires)
Pineapple - 13 card poker (iOS)
Open Face Chinese Poker (iOS - beaucoup de variantes !)
DH Pineapple Poker OFC (Android)

Parlons gros sous

Il n'est pas nécessaire de miser de l'argent pour passer un bon moment en OFC... Cependant, si vous avez décidé d'intéresser la partie,  surtout ne vous mettez pas dans la tête que 1 point = 1 € ! A un tel prix, de gros écarts peuvent rapidement se créer : un joueur peu en veine pourrait bien se retrouver "down" de 100 € en une heure. Fixez le point à 10 ou 20 centimes : c'est largement suffisant pour s'amuser et titiller vos potes, et vous n'y risquerez pas plus d'une quinzaine d'euros, grand max, au cours d'une partie de quelques heures.

Avant de passer au jeu suivant, un mot sur le format OFC Pineapple "Deuce", que l'on aime beaucoup aussi : dans cette variation, la ligne intermédiaire doit être un "low"ne comportant aucune paire, quinte ou couleur ! De fait, si vous posez hauteur Valet ou "mieux", votre main est morte ! A l'inverse, un low parfait (2-3-4-5-7) vous permettra d'entrer en Fantasyland... Encore mieux : si deux de vos lignes comportent une main qualificative pour Fantasyland, bravo : vous entrez en Super Fantasyland, un endroit magique ou vous recevez 15 cartes d'un coup le tour suivant.

L'Open Face Chinese sur Wikipedia : un bon point de départ pour apprendre
 



Un tuto vidéo signé d'un grand fan devant l'éternel : Gus Hansen
 

Fusion
Un Hold’em avec du Omaha dedans

FusionVous connaissez probablement l’Irish Poker : il est chaque année au calendrier du WPO Dublin. Il s'agit d'un Hold'em où vous démarrez avec 4 cartes privatives, avant d’en défausser 2 durant la main : une première au flop, une seconde au turn. Mais il existe aussi des variantes où l'on récupère des cartes au cours du coup ! Exemple avec le Fusion, variante inventée par les gonzes de PS en 2018.

Un coup de Fusion débute de façon classique : deux cartes fermées par joueur et un premier tour d'enchères. Jusqu'ici tout va bien mais une fois le flop dévoilé, chaque joueur reçoit une troisième carte cachée. Si vous allez jusqu'au turn, vous en recevez une quatrième... Ce qui vous permettra de jouer la fin du coup comme un Omaha standard, en utilisant deux de vos quatre cartes pour les combiner à trois des cartes du tableau.

A noter : si des joueurs partent all-in avant le turn, les cartes cachées supplémentaires sont tout de même distribuées. On peut même imaginer une règle facultative pour augmenter un peu plus l'action, sous la forme d'une 5e carte distribuée à la river.

En tout cas, il y a de quoi s’éclater : quoi de plus jouissif au poker que de voir sa main s’améliorer street après street, pas seulement grâce aux cartes communes, mais aussi grâce à l'arrivée de nouvelles cartes privatives ? Ainsi, vos cartes à vous peuvent davantage se connecter avec le board : vous pouvez tirer un As en même temps que cet As apparait au turn… De quoi favoriser de gros bluffs à la river : qui sait si, après avoir joué passivement préflop et au flop, vous n’avez pas tiré une carte miraculeuse sur le turn ? On imagine que les fans d’Omaha seront comblés, de même que les blasés du Texas Hold’em. Parce que bon, deux cartes privatives, c’est quand même pas beaucoup, hein.

L’Indien
Mets tes cartes sur le front, t'auras l'air d'un...

Il s’agit de l’une des variantes de poker les plus ignobles, les plus violentes, les plus viles jamais inventées par l’homme. Seulement les joueurs les plus pervers s’y risquent… les autres prenant leurs jambes à leur cou. Nous voulons bien sûr parler de l’Indien, aussi appelé « Blind man’s bluff », « Squaw poker » ou « Oklahoma forehead » par les Américains, mais que les réguliers du Winamax Poker Open de Dublin connaissent simplement nous son appellation bien plus explicite de « le jeu avec les mecs bourrés qui se mettent les cartes sur le front ».

Indien
Les historiens sont formels : c’est en 2012 que le WPO Dublin a vu se jouer la toute première main de cash-game dans ce format explosif. Mais qui a bien pu avoir cette inspiration qui, si un juge était passé par-là, aurait assurément été passible de prison ? Les vapeurs de Guinness aidant, nos souvenirs sont flous mais l’ancien pro Quentin Lecomte, présent au moment du drame, croit se rappeler que « les coupables sont Bretons ». Nos services se souviennent en effet de cette bande de fêtards de l’ouest dont les frasques ont fait les beaux jours du WPO, multi-tableurs de l’extrême capables de deep-run simultanément un tournoi, le bar et les tables de beer-pong de la Leisure Room… Les sacocheurs bretons, qu’on les appelait. Dans leurs rangs : des joueurs dont les noms évoqueront bien des nuits blanches irlandaises aux plus anciens, qui n’étaient pas les derniers à donner de leur personne jusqu’à l’aube : Eric Legoff, Germain Gillard, Julien Rouxel ou encore Benjamin Saada, ce dernier continuant de fréquenter nos tournois live.

 « Au début, la partie de cash-game débutait toujours tranquillement, en Dealer Choice », rembobine Quentin. « Puis au bout d’une heure, après quelques verres, ça dégénérait, quelqu’un lançait "cartes sur le front ?" et c’était parti. De toute façon, ce n’était définitivement pas un jeu que l’on pouvait pratiquer sobre» Tordons le cou à un cliché historique, cependant : cet Indien, tel qu’on a pu le jouer à Dublin entre 2012 et 2016, n’était pas pratiqué en Texas Hold’em. En tout cas pas systématiquement. « On le faisait plus en Omaha 4 ou Omaha 6. Il fallait mettre 2 de ses cartes sur le front sans les regarder, les autres pour toi comme dans un coup classique. » Sage précaution : si l'on avait laissé ces dingos jouer en Hold'em Indien, il y aurait eu des morts.

Pour survivre dans cette variante où tout le monde peut voir une partie de votre jeu, sauf vous, il fallait au moins une qualité : une grande résistance à l’humiliation. « C’était violent ! Quand tu te fais bluffer 5 fois de suite par un mec avec un 3 et un 2… » Et forcément, quand on joue dans le noir, on peut parfois se prendre le mur : « Même si on jouait en 1€/2€, il y avait moyen de perdre 300 ou 400 € facile en une seule partie ! »

Même si cela fait quelques années que nous n’avons pas observé une partie d’Indien à Dublin, les cash-games du WPO restent un haut lieu d’expérimentations pokeristiques en tout genre, où chacun est plus qu’encouragé à proposer les variantes de sa création.

Kid Piano, Anaconda, In the Dark, Triples lignes...
L’alchimiste Matthieu Laurent vous ouvre son armoire à variantes

Impossible de consacrer un article aux variantes « underground » sans aller taper à la porte de Matthieu Laurent. Grand activiste du poker amateur français, le Savoyard a fondé son asso dès 1999 et lancé un site dans la foulée (comprenant un répertoire de variantes bien fourni), juste après avoir vu Les Joueurs. Forcément, comme le monsieur a commencé à jouer avant tout le monde, il a eu le temps d’acquérir une connaissance quasi-encyclopédique des formats de poker les plus barrés… Plus de vingt ans après ses débuts, ce véritable savant fou des variantes de poker (qui a terminé en 3e place du SISMIX en 2015) continue de régulièrement expérimenter dans son labo de Chambéry.

Matthieu Laurent
Sans surprise, Matthieu démarre au quart de tour lorsque nous lui parlons de notre Top 5 de la semaine. « Quand on fait une soirée Dealer Choice, on joue à toutes les variantes officielles que l’on avait découvertes du temps de l’ACF : Double Hold’em, Omaha 4 et 5 en High et High-low, Courchevel, tous les Studs, l’Irish… Tout ça en No-Limit bien entendu. » Liste non-exhaustive, et qui ne s’arrête pas là car « chaque mec a le droit d’inventer sa variante quand c’est à lui de jouer. » Une règle qui ouvre la porte aux délires les plus tarabiscotés. Exemple ? « Mon pote Fabien Moretti a inventé le Kid Piano» Piano ? « C’est une variante de Kid [Stud à 5 cartes, nommé ainsi car c’est le poker pratiqué dans Le Kid de Cincinnati, NDLR] où tu donnes les cartes comme des touches de piano. Une noire, une blanche, une noire, une blanche… Ou plutôt : une fermée, une ouverte, etc. » Il y a mieux - ou pire, selon votre degré de tolérance : « On joue aussi des triples lignes en Hold'em. Trois lignes de trois cartes, ça te donne 8 combinaisons possibles pour former ton jeu : 3 lignes, 3 colonnes et 2 diagonales. »

Vous en voulez encore ? Dans Les Joueurs, Matt Damon et Edward Norton plument de riches pigeons à coups de Chicago, une variante de Stud où le détenteur du pique le plus fort remporte la moitié du pot. « On a décliné le Chicago en Detroit, Miami, et New York, où respectivement le plus gros cœur, carreau et trèfle partagent le pot avec la meilleure main. Mais parfois, on dit que c’est le second meilleur pique qui gagne ! »

Matthieu est lancé, on ne va pas réussir à l’arrêter. « On a une variante de Hold’em "In the dark" où la rivière est distribuée face cachée. Et aussi le "Sauve-toi" en Stud, où chaque joueur pioche sa 7e carte dans le tas de cartes restants… En espérant choper celle qui le sauvera ! Comme tu peux le voir, notre imagination est sans limites… »

Avant de nous quitter, Matthieu nous recommande une dernière variante pour la route, un dérivé de Stud bien vicieux qui a eu son heure de gloire au 20e siècle : l’Anaconda. Plutôt simple à jouer, mais attention : il y a beaucoup de tours d’enchères, c’est sans doute ça qui le rend si diabolique. Chaque joueur reçoit 7 cartes d’un coup. Après le premier tour d’enchères, chaque joueur passe trois cartes à son voisin de gauche. On mise encore, puis on passe deux cartes à sa gauche. Nouveau tour d’enchères, puis on passe une dernière carte à gauche, avant de composer sa meilleure main de 5 cartes (les 2 autres vont dans le muck), et d’en retourner une. Nouveau tour d’enchères, puis on retourne une deuxième carte. Nouveau tour d’enchères, et ainsi de suite jusqu’à que les mains de tout le monde soient visibles... où qu’il ne reste plus qu’un joueur dans le coup. Délicieusement pervers, non ?

Benjo et Rootsah

Pour découvrir d’autres formes de poker, ce site est un bon point de départ.

Tous nos Tops 5 poker 

Et vous, quelle variante vous donne envie de gambler ? A moins que vous ne connaissiez d’autres jeux tout aussi excitants… N’hésitez pas à réagir sur nos pages !

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