Top 5 : Les innovations du poker online

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20 ans déjà qu'Internet a chamboulé la pratique du poker. Retour sur les petites et grandes révolutions du jeu en ligne.

Top 5 : Les innovations du poker online1er janvier 1998 : l'une des dates les plus importantes de l'histoire du poker. C'est en effet ce jour-là que s'est jouée la toute première partie de poker en argent réel sur Internet. Ça s'est passé sur un site nommé PlanetPoker, à une table de Limit Hold'em 3 $/6 $. Même s'ils furent peu nombreux à s'en rendre compte en temps réel, le poker venait ce jour-là d'entrer dans le 21e siècle.

Avant cette date, il n'était qu'un vieux jeu de cartes parmi tant d'autres, l'un de ceux dont tout le monde connaissait plus ou moins les règles mais que seuls quelques dévots pratiquaient régulièrement. Après cette date, boosté par l'évolution des technologies et des médias, il allait prendre un coup de jeune ahurissant, attirer des millions de nouveaux adeptes un peu partout dans le monde, bâtir une industrie pesant plusieurs milliards de dollars, se transformer en une véritable machine à faire rêver, et devenir un nouvel avatar - le dernier ? - du Rêve Américain.

La première main de poker jouée sur Internet constituait déjà une révolution en soi. Mais quid de toutes les petites et grandes évolutions qui ont eu lieu en ligne au cours des 20 années suivantes ? Avec ce Top 5, nous nous proposons d'apporter un début de réponse à plusieurs questions : comment le développement du poker online a t-il influencé le "vieux" monde du live ? Quelles nouvelles façons de jouer, inimaginables dans les casinos, ont été inventées par les salles de jeux en ligne ? Comment l'accélération des communications et des technologies a t-elle contribué à enrichir, complexifier et rendre encore plus passionnant un jeu dont la pratique remonte au 19e siècle ? Un programme aussi vaste que le palmarès de Davidi Kitai. Attention, donc : pavé en vue !

Short-handed : la taille compte

Short HandedRassurez-vous, nous n'allons pas prétendre que personne n'avait jamais joué en 6-max avant l'invention du poker en ligne. Que ce soit entre amis dans le salon ou dans les salles high stakes de Las Vegas, on a toujours trouvé le moyen de jouer au poker à 6, 5, 4, voire même à 2. Cependant, ne pas inclure les formes de poker "short-handed" dans un article dédié aux innovations permises par Internet constituerait selon nous un oubli de taille. Car au cours des 15 dernières années, c'est bien le live qui a suivi l'exemple du online, et non l'inverse ! On l'affirme : sans le boom du poker pratiqué chez soi devant un ordi, il est probable que nous serions encore tous en train de jouer en casino à 9 ou 10 par table, norme indépassable ayant régné sur la totalité de l'existence du Texas Hold'em dans les établissements de jeu depuis son apparition au cours des années 60. La preuve avec une simple date : c'est seulement en 2005 que les World Series of Poker ont pour la première fois proposé un tournoi joué en 6-max. Donc pile au moment où la pratique du poker sur Internet était en pleine explosion...

Tout est ici une question d'offre, de demande et de coûts d'exploitation : si les casinos et autres établissements "en dur" ont longtemps ignoré le short-handed, c'est que le poker full ring était déjà assez coûteux en soi. Au classement de la rentabilité au mètre carré, il a toujours figuré tout en bas de la liste des jeux proposés, loin derrière la roulette, le blackjack et évidemment la machine à sous, le vrai money maker de n'importe quel casino. Logique implacable : passer de 9 à 6 joueurs par table, cela se traduit automatiquement par 50% de croupiers en plus à embaucher, moins de joueurs assis dans la salle, et donc des recettes qui baissent. Dans ce vaste espace virtuel qu'est le poker online, ces considérations économiques et spatiales n'existent pas. Les opérateurs Internet ont donc pu expérimenter librement dans tous les sens : cash-games en 6-max, Sit&Go en heads-up, tournois Shootout... Les joueurs qui avaient commencé le poker sur Internet au milieu des années 2000 n'ont eu aucun mal à adopter ces formats fun, speed et novateurs qui dépoussiéraient le poussif 10-handed de papa, où il fallait attendre des plombes avant de trouver une main propice à une relance UTG. Et quand ces joueurs se sont ensuite pointés en casino pour goûter aux joies du live, qu'ont-ils fait ? Ils ont demandé qu'on leur serve la même chose, bien sûr !

Short HandedÉvidemment, tout ceci ne veut pas dire que le full ring est aujourd'hui mort et enterré, terrassé par l'infiniment plus fun, varié et excitant short-handed : les considérations économiques mentionnées plus haut restent d'actualité, et le poker en table pleine reste la norme en live. Mais tous les signes démontrent que petit à petit, l'histoire va dans le sens d'une réduction du nombre de joueurs par table, et pas l'inverse. En MTT, tout du moins. Ainsi, de nos jours le 10-max a presque complètement disparu des WSOP, remplacé par un 9-handed plus confortable (sauf les jours d'extrême affluence, et encore c'est seulement pour les premiers niveaux du Day 1). Le calendrier des épreuves de l'été à Vegas laisse maintenant une belle place au 6-max, et pas seulement pour les tournois chers et/ou de No-Limit Hold'em. En Europe, la quasi-totalité des évènements du circuit European Poker Tour se joue en 8-max ou moins.

Et puis il y a les festivals live que vous connaissez bien : ceux de Winamax ! Nous ne sommes pas peu fiers d'avoir été les premiers à parier sur un festival live 100% 6-max dès 2010 (sans augmenter le rake !), pour la toute première édition du Winamax Poker Open à Dublin. Année après année, ceux qui découvrent pour la première fois le rythme frénétique du 6-max nous le disent : "C'est beaucoup plus fun, j'aurai du mal à repasser au full ring !" Nous n'avons jamais donc eu à revenir sur cette décision et mieux encore : on a doublé la mise en 2015, avec la création du SISMIX. Il faut dire que le short-handed a toujours été dans notre ADN : avant 2010, quand nous faisions partie du réseau OnGame sur le .com, on proposait du cash-game en 5-max au lieu de 6-max. Cela nous permettait de nous démarquer un peu au milieu des autres sites, de nous donner une identité propre. Puis nous avons poussé le bouchon un peu plus loin avec les tournois de 4-max chers à Mike D'Inca et des formats Turbo comme le Deglingo à 2 ou 3 joueurs. Ce dernier allait d'ailleurs inspirer LA nouveauté majeure de ces dix dernières années... (voir plus bas). De nos jours, le 8-max est le mètre étalon du full ring sur Winamax, et nos plus gros tournois, comme le Million Event et ses dérivés, sont tous en 6-max. Bref, c'est pour nous une certitude : le short-handed et ses dérivés, en plus d'avoir permis de créer plusieurs nouvelles générations de redoutables compétiteurs, plus agressifs et aptes à inventer des coups tordus avec des mains poubelles, est aujourd'hui devenu une norme indiscutable dans le poker. - Benjo

Trackers, solvers et autres logiciels :
le big data au service du grind

Poker TrackerMême si on connaît quelques courageux qui notent consciencieusement chaque détail de leurs sessions en live, les mains reçues, les pots gagnés, les bad beats subis, force est de constater que la majorité des joueurs de live ne tient aucune comptabilité de ses parties au-delà des sommes gagnées et perdues. Et il est un domaine où le poker online tiendra toujours la dragée haute au live : la collecte de données. Dès les débuts du poker en ligne ou presque, il a été possible de récupérer et conserver l'historique intégral de ses sessions : les fameuses hand histories, des kilomètres et kilomètres de fichiers .txt renfermant les moindres détails de nos parties, chaque relance, chaque fold, chaque showdown. Dès lors, il n'y avait qu'un pas à franchir pour qu'un programmeur se décide à concevoir un logiciel permettant de passer à la moulinette toutes ces informations, et calculer des statistiques, fréquences et pourcentages afin de pouvoir apprendre à mieux connaître ses adversaires... et soi-même ! Le concept de tracker était né. En faisant "manger" au logiciel des milliers (voire des dizaines ou centaines de milliers) de mains jouées, on pouvait alors se rendre compte de faits et données qui étaient jusque-là invisibles à l'oeil nu. Tiens, j'ai un peu trop perdu avec As-Valet en position UTG. Mince, je surestime la force des petites paires en 6-max. Merde, faudrait que j'évite ce joueur Zorglub44, je suis down de 5 caves rien que contre lui ce mois-ci. Etc, etc. En plus de cette analyse "froide", les trackers se sont rapidement vus enrichis d'outils pour analyser "à chaud", avec l'invention du "HUD" (tableau de bord) venant se superposer à l'écran lors de votre partie pour afficher en temps réel les statistiques actualisées de votre choix à côté de chaque joueur de la table : % de coups joués, % de 3-bet, % de c-bet, pour ne citer que les plus célèbres.

Pio SolverIl est communément admis que PokerTracker fut le premier tracker populaire auprès des joueurs : sa première version remonte à 2001. D'autres ont suivi, comme Hold'em Manager et PokerCoPilot (tous deux disponibles dans notre boutique VIP). Leur succès a ouvert la brèche à tout un tas d'autres logiciels : au fil des années, la quantité, la qualité et la complexité des outils d'analyse n'a fait qu'augmenter. Une des dernières révolution en date fut celle des "solvers", qui grosso modo vous indiquent la meilleure manière de jouer une main selon les paramètres que vous lui indiquez (ranges, cartes communes...) et sont plus ou moins devenus un point de passage obligé pour les joueurs évoluant en high stakes. On pourrait aussi parler des calculateurs de ranges, des calculateurs d'équité, ou encore de PokerSnowie (lui aussi en vente chez nous), outil d'analyse capable de nous dire une bonne fois pour toutes si on est un fish ou non. Le sujet mériterait un article entier tant il est vaste ! Gaëlle Baumann s'en est d'ailleurs chargée avec un blog très complet il y a trois ans (la plupart de ses outils favoris sont encore utilisés aujourd'hui) et ces outils sont régulièrement mis à contribution dans dans les vidéos du Team.

L'influence de toutes ces nouvelles technologies sur le poker ne peut pas être sous-estimée : elle a contribué à faire progresser à toute vitesse de nouvelles générations de joueurs, imposé l'idée qu'il existait théoriquement une façon de jouer parfaite pour chaque coup donné (le fameux concept de GTO, pour Game Theory Optimal) et rendu encore un peu plus riche et touffu un jeu qui l'était déjà énormément. Mais elle a aussi fait peur ! Nombreux sont ceux qui considèrent que ces outils sont une menace pour le poker et son écosystème, car ils contribueraient à accentuer les inégalités techniques entre ceux qui s'en servent constamment (souvent des joueurs confirmés) et ceux rebutés par leur complexité d'utilisation, ou qui ignorent même leur existence (généralement des récréatifs). Même certains pros (souvent les plus âgés) ont parfois exprimé des regrets sur le manque de fun d'un poker que l'on devrait constamment passer à la moulinette des trackers et solvers. C'est vrai que l'ancienne époque où l'on payait un bluff au feeling ("Je te voyais pas sur la couleur") est révolue : maintenant on discute de ranges, de fréquences de mise, de blockers, etc. D'autres pros (souvent les plus jeunes) répondront à ces critiques que pour se démarquer dans un univers de plus en compétitif et aller grappiller quelques grammes d'EV supplémentaires contre des joueurs de plus en plus forts, il faut être prêt à passer du temps à travailler, et donc se servir des outils théoriques en circulation. Pour se rassurer, on se dira que le poker "exploitant", celui où l'on met un peu les maths de côté pour faire parler son expérience et se mettre dans la tête de son adversaire, est loin d'être mort (ce n'est pas Davidi Kitai qui vous dira le contraire). Et puis, tous les bouquins et logiciels du monde ne remplaceront jamais la pratique ! Comme dirait Phil Galfond : "Les logiciels, ce ne sont pas des solutions magiques. Au bout du compte, il faut quand même s'assoir, jouer, et bien jouer." Et même s'ils sont aujourd'hui rares, on connaît quelques joueurs gagnants qui ont désinstallé leur tracker depuis longtemps, et n'utilisent que rarement les solvers.

Au milieu de ce débat où personne n'a vraiment tort, une idée : pourquoi les sites en ligne ne proposeraient-ils pas un tracker intégré, histoire de mettre tout le monde sur un pied d'égalité sur ce plan-là ? En attendant, certains sites ont fait le chemin inverse : PartyPoker restreint désormais l'usage des trackers en cash-game (on ne peut enregistrer que ses propres statistiques, pas celles des adversaires), quand d'autres, comme Unibet, ne les ont tout simplement pas bannis. On laisse le mot de la fin sur le sujet à ce grand poète de Pierre Calamusa : "Ce sont de formidables outils, un affranchissement de nos propres limites intellectuelles qui nous aident à mieux comprendre le poker dans sa globalité." - Benjo

Expresso : une révolution presto

ExpressoÀ quoi reconnaît-on un concept majeur, lumineux et révolutionnaire ? Comment sait-on qu’on tient entre ses mains un truc qui fera date ? Quelques signes qui ne trompent pas : le produit est aussitôt adopté par tous les concurrents. Il se propage sans qu’aucune modification n’y soit apportée ou presque, tant le concept de base est déjà parfait dans sa simplicité et son efficacité. Souvent, il suscite la controverse et les critiques. Mais une fois lancé, il fait aussitôt partie des meubles. Après quelques jours, on se demande comment il a bien pu ne pas exister avant. Et il finit par ne plus jamais quitter le paysage.

Dans le monde du poker online, l’une de ces idées qui a tout changé est l’Expresso. Il y a eu un avant et un après le 11 juillet 2013, date à laquelle un joueur nommé sassa a remporté le tout premier Sit&Go 3 joueurs à jackpot aléatoire de l’histoire, gagnant en 58 mains la modeste somme de 2 € (oui : il était tombé sur un X2). Le succès de ce nouveau format, fun, simple et rapide, a été immédiat... et contagieux : il a ensuite été repris par tous les sites de la planète, ou presque. Et sept ans plus tard, lorsque vous lancez un Expresso, l’expérience reste plus ou moins la même qu’elle l’était en 2013 : ses règles et son look n’ont qu’à peine changé. Mais, succès aidant, ses enjeux ont quelque peu grossi...

On ne vous fera pas l’affront de rappeler ici le principe de l’Expresso. Mais saviez-vous quel était son nom de code lorsqu’il était encore à l’état de projet ? Le… Guignolo ! Tiens tiens, ça me rappelle quelqu’un. « C’est exact, c’est le terme qu’on employait au bureau quand on était encore en train de réfléchir au concept », confirme Aurélien « Guignol » Guiglini, l’une des têtes pensantes de la boîte depuis les tout débuts en 2006. Guignol était responsable du projet qui allait devenir l’Expresso, mais il n’a pas été tout seul pour y arriver. De fait, ça cogitait dur jusqu’en haut-lieu : « Dès le départ, c’est Alex [Roos, l’un des deux fondateurs] qui a lancé l’idée d’une forme de poker où le gain serait déterminé aléatoirement. C’est venu d’une discussion où l’on s’était fait la réflexion que tu peux aller dans un bar-tabac, acheter un jeu à gratter, et gagner gros immédiatement. Dans le poker, il n’y avait pas ça, de truc rapide, vite expédié, de jeu où tu pouvais miser petit et avoir la possibilité de repartir très vite avec un gros gain. Sur un tournoi MTT, on peut gagner énormément, mais ça dure très, très longtemps. Même un Sit&Go avec une seule table, c’était une heure minimum pour aller au bout ! »

La géniale idée de base – le jackpot dont on ne découvre le montant qu’au moment de lancer la partie – était posée. Mais il fallait maintenant inventer les règles du jeu. « On a pas mal tâtonné. Par exemple, on ne savait pas quel était le bon nombre de joueurs, ni la structure. Puis on s’est rappelé qu’on faisait des Deglingo en HU et en 3-max avec 500 jetons et des rounds de 3 minutes. Le trafic était correct. C’est là qu’on a réalisé : 3 joueurs, c’était parfait. La partie dure juste le temps qu’il faut et tu es ITM une fois sur 3, donc plus souvent que sur un tournoi classique. Mettre 4 joueurs par exemple, cela n’aurait pas marché : les joueurs n’auraient pas eu envie de rejouer à un truc que tu ne gagnes qu’une fois sur 4. »

ExpressoEn tout, l’Expresso a nécessité quelque chose comme trois mois de développement, si l’on en croit les souvenirs de Guignol et de son frangin Tristan, lui aussi impliqué dans nombre d’innovations signées Wina : « Le truc intéressant sur ce projet, c’est que ça a vraiment été collaboratif. Entre l’idée de départ et le produit final, chacun a apporté quelque chose, il y a eu beaucoup de discussions et d’allers-retours. » Et l’Expresso tel qu’il a été découvert par les joueurs français en juillet 2013 était un peu plus ambitieux que ce qui était initialement prévu. « Oui, à la base on a failli ne proposer qu’un seul et unique tarif : 2 €. Parce que là encore, on avait en tête le bureau de tabac. Certains nous disaient "Le Banco, t'en a pas à plusieurs prix !" Il a fallu insister un peu pour imposer l'idée de plusieurs tarifs... » De fait, l’Expresso naîtra avec quatre niveaux de buy-ins : (1, 2, 5 et 10 €) et un multiplicateur maximal de X1 000.

Janvier 2014 : six mois après l’Expresso, le réseau iPoker lance son Twister Poker, sans rien changer au concept de base ou presque. Juin 2014 : Full Tilt Poker (RIP) s’y met sans prendre la peine de trouver une appellation originale (ça sera « Jackpot Sit&Go », tout simplement). Un mois plus tard, la consécration mondiale : le leader planétaire PokerStars inaugure le Spin&Go. L'Expresso est maintenant partout.

ExpressoPas trop rageant, de se faire pomper un concept par la quasi-totalité du marché ? Guignol : « Au final, pas trop. Dans l’absolu oui, tu aimerais bien rester propriétaire de l’idée que tu as eue avant tout le monde. Mais le problème c’est que si ça valait pour toutes les idées, alors tu ne pourrais plus rien faire. Il n’y a pas de brevet sur le Sit&Go ou le MTT. D’ailleurs, quand les concurrents ont lancé leurs Expresso, on ne s’est pas privés pour prendre note des petites évolutions qu’ils ont pu apporter par-ci par-là... tout en les laissant se planter avec des innovations qui n'ont pas marché ! » Exemple d'idée reprise à son compte par Winamax : la disparition du format « winner take all » sur les plus gros jackpots, décrétée par PS. Sur les premiers Expresso, on pouvait très bien tomber sur la table la plus rare et la plus lucrative (10 000 €) et pour autant ne rien gagner. De quoi se payer une sacrée déprime ! Aujourd’hui, tous les bénéficiaires d’un jackpot X50 et plus sont assurés de remporter un lot de consolation en cas de deuxième ou troisième place. Autre aspect qui n’est pas resté figé : les multiplicateurs et les probabilités. « Ça avait été un vrai casse-tête de définir les multiplicateurs de base, la fréquence des jackpots. Les premières versions étaient bonnes, mais plus tard quand Unibet a remplacé les X4 et X6 par les X3 et X5, on s’en est inspiré rapidement, c’était beaucoup plus fluide comme ça.» Et évidemment, les enjeux sont aujourd’hui plus élevés qu’ils ne l’étaient en 2013 : avec l’apparition du multiplicateur X10 000 et des tables très chères (100 et 250 €), sont tombés à ce jour pas moins de 14 Expressos à 1 million d’euros sur Winamax. De nos jours, ils se sont même transformés en rampes de lancement pour les gros tournois live : ils sont des centaines chaque année à décrocher leur ticket pour les WSOP, Dublin ou le SISMIX en seulement quelques minutes. Et le format est régulièrement rafraichi par nos équipes avec des opérations spéciales donnant l'occasion de changer un peu les règles et l'univers graphique : Expresso Eleven, Expresso Talisman, Expresso Santa, ou encore le fameux Expresso Monopoly réalisé en partenariat avec Hasbro.

Un Expresso dure en moyenne 7 minutes. Beaucoup plus rapide que le bon vieux Sit&Go de papa, donc, mais encore un peu trop long au goût de certains. « Avec la popularisation des jeux mobiles genre Clash Royale, les formats où l'on sort son tél pour s'amuser juste 3 ou 4 minutes, on a eu envie d’aller encore plus vite », explique Guignol. « On imaginait le mec qui lance un Expresso sur son tél pendant un trajet Uber pour rejoindre ses potes : s’il est encore collé sur son tel au moment de sortir de la voiture, ça le fait pas ! "Ouais, salut, ça va, attends je dois finir un truc et je suis à toi, excuse-moi hein." On savait que certaines tables duraient jusqu’à 18 minutes ! » Dès lors, avec un peu d’inspiration du côté de Betclic et son Wild Twister, l’Expresso Nitro était né, avec 300 jetons (au lieu de 500) et des rounds d’une minute (au lieu de 3).

NitroNitro ou pas, l’Expresso est, et a toujours été, un format ultra-rapide, où les tapis sont plus que jamais mis au milieu dès les premières secondes de jeu. Cela a été la source de critiques dès le premier jour. Où était le beau jeu, la stratégie, la finesse du poker deep stack ? Fallait-il mettre à la poubelle toutes ces années passées à apprendre à gérer son stack, passer un bluff millimétré, varier sa stratégie selon la hauteur de son tapis ? « On nous a tout de suite accusé de vouloir tuer le jeu, se souvient Guignol, mais au final on joue toujours autant en MTT aujourd'hui, et même encore plus qu'en 2013. C’est vrai que l’Expresso a ringardisé le Sit&Go, qui n’existe presque plus aujourd’hui. Il y a eu un transfert entre les deux formats. Mais petit à petit, les gens se sont rendus compte qu’il y avait aussi une stratégie en Expresso. Parmi tous les pros qui ont crié au scandale quand le format est né, il y en a aujourd’hui plein qui se sont spécialisés dessus. » Et Guignol de l’affirmer avec aplomb : « Le poker en ligne était peu à peu en train de mourir. Avec l’Expresso, il a été sauvé. »

Mais au fait, ce nom, « Expresso », c'était l'idée de qui ? Sûrement de quelqu’un qui prenait beaucoup de pauses à la cafète, mais sept ans après les faits, personne n'a été capable de me retrouver son identité. Dixit Christophe, l'autre fondateur de Wina : "Les idées fusent... Et à la fin il en reste une, mais on ne sait plus d’où elle est venue !" - Benjo

Knockout Progressif : le plus grand de tous les K.O.

Knockout
Il est aujourd'hui presque impossible d'imaginer un festival online sans lui. Il occupe désormais plus d'un tiers du programme des Winamax Series, quand on ne lui offre pas carrément sa propre semaine dédiée. Il est le format le plus souvent choisi lorsque sont organisés les plus gros tournois online de l'année (dernier exemple en date avec le 3 Million Event en avril). Avec tout cela, on en oublierait presque qu'il n'a pas encore soufflé sa cinquième bougie. Lui, c'est le format Knockout Progressif, incontournable et indispensable composante de toute grille MTT qui se respecte, débarqué sur notre site le 10 novembre 2015, quelques mois après avoir fait son apparition sur PokerStars.

Knockout ProgressifSon concept de base, taillé pour le online, est aussi simple que révolutionnaire. Là où les tournois K.O. classiques placent une prime fixe sur la tête de chaque joueur, correspondant le plus souvent à 25% ou 33% du montant du buy-in, les K.O. progressifs permettent à chaque joueur de faire gonfler sa propre prime tout au long de son tournoi, en enchaînant les éliminations. Dans un KO progressif, 50% du buy-in est dédié à la constitution du prizepool "classique" : les 50% restants servent à constituer les primes placées sur la tête de chaque joueur. Lorsqu'un joueur en élimine un autre, il remporte immédiatement 50% du bounty de sa victime en cash, tandis que l'autre moitié s'ajoute à sa prime personnelle. Quant au vainqueur final, il empoche en même temps l'ensemble de la prime de son dernier adversaire et l'intégralité de la sienne.
 

Plutôt donc que de se retrouver en fin de tournoi avec des primes dérisoires par rapport à l'échelle des gains, celles-ci gonflent en même temps que le field se réduit. En table finale des plus gros tournois, elles atteignent souvent des sommes à 4 ou 5 chiffres ! De quoi changer toute la dynamique d'une table. Un joueur short stack avec une énorme prime peut ainsi devenir une cible privilégiée et il est toujours plus intéressant d'être chipleader de sa table, pour couvrir et donc potentiellement pouvoir éliminer n'importe lequel de ses voisins. Et vous savez ce qu'il se passe quand un nouveau problème et de nouvelles questions se posent dans le monde du poker ? Certains tentent de les résoudre ! Dans la foulée de l'apparition de ce format, de nombreux articles et autres vidéos ont été mis en ligne pour essayer de tracer des lignes stratégiques et déterminer la manière optimale de jouer en K.O. Progressif. Au sein du Team Winamax, ils sont au moins deux à s'être prêtés au jeu publiquement : Adrien Delmas d'un côté avec une approche théorique purement mathématique, à grands renforts de slides Powerpoint et de Solvers; Gaëlle Baumann de l'autre, avec la version pratique, sous forme d'une review en deux parties du Prime Time.

Knockout ProgressifLe format K.O. progressif a ensuite fait un petit frère : le Full Knockout où, comme son nom l'indique, l'intégralité du buy-in est dédié aux primes. Un type d'épreuve qui a connu son année de gloire en 2017 avant de disparaître progressivement des grilles. Autre évolution, qui celle-là s'est durablement installée, grâce à Winamax : la création d'un payout dédié pour les tournois K.O. Progressif, où le gain de la première et deuxième place sont identiques, la différence finale résidant dans le montant du dernier bounty. C'est mieux ainsi : avant ce petit (mais important) changement, la différence de prix entre le runner-up et le vainqueur était beaucoup trop importante...

Comment expliquer le succès du KO progressif ? Un élément de réponse : il a remis de l'ambiance dans les premiers niveaux d'un MTT. "Sur un tournoi classique, il ne se passe pas grand chose avant l'ITM", explique Benjamin du pôle tournoi de Winamax. "Sur un KO Progressif, tu peux chercher à gagner des primes tout de suite, il y a de l'argent à prendre dès le Level 1, ça rend le truc beaucoup plus fun mine de rien." Plébiscité par les joueurs, le Knockout Progressif est partout sur notre grille et celles de nos concurrents : depuis le Maverick (8h du matin) jusqu'au Last Longer (3h), en passant par le Tea Time (qui fut parmi les premiers à se convertir au format), le Prime Time, l'XTASE et bien sûr la Rolls-Royce du genre, le Battle Royale. Il a régulièrement droit à des promotions spéciales, comme le Sunday Knockout ou la Million Week, elle aussi en mode K.O.. Le concept tellement populaire qu'il a fini par déborder de son cadre de création, pour s'inviter sur les festivals live Winamax, où il suit la même logique. Une seule question subsiste : comment a-t-on fait pour s'en passer durant toutes ces années ? - Flegmatic

Twitch : tout, tout de suite

TwitchAvant, il y a longtemps, si l'on voulait observer de près un pro du poker évoluant dans son habitat naturel, il fallait faire le déplacement jusqu'au casino ou cercle de jeu le plus proche. Et cela n'avait rien de bien excitant car, à l'exception des jours de grosse finale, il n'y avait rien à voir : un cordon de sécurité nous empêchait de s'approcher à moins de deux mètres de la table, et de toute manière un gros bras en costard avait tôt fait de se pointer pour nous intimer d'aller voir ailleurs. Ensuite, le poker a débarqué à la télé, c'était déjà un peu mieux : l'ambiance, les gros coups, les cartes cachées que l'on pouvait voir, le cash sur la table. Génial ! Sauf que ces grosses finales, elles étaient raccourcies, charcutées par les monteurs : 45 minutes de coin-flips et d'éliminations, emballez c'est pesé. Un peu court ! Alors petit à petit, on s'est tourné vers le online : ça tombait bien car les parties y étaient de plus en plus chères. Demandez aux anciens de vous parler de la section high stakes de Full Tilt à la fin des années 2000, des joutes épiques entre Tom Dwan, Isildur1, Patrik Antonius et Gus Hansen : les larmes leur monteront vite aux yeux. Entre temps, le streaming de tournois live avait commencé à prendre de l'ampleur : dès 2007, l'European Poker Tour fut le premier circuit à proposer de longs directs (parfois jusqu'à quinze heures non-stop !) de ses phases finales. Inconvénient de ces deux manières certes géniales de regarder du poker : dans les deux cas, on ne voyait pas les cartes des joueurs, sauf en cas de showdown. Pas grave, on était scotché quand même. Et puis en 2010, le poker comme spectacle a fait un bon de géant avec la naissance de Dans la Tête d'un Pro : chose inédite auparavant, on pouvait maintenant regarder les tours de magie des pros du poker tout en les écoutant nous expliquer leurs secrets !

Vous nous demanderez : quel rapport avec les innovations du poker en ligne ? On y vient... avec la naissance en 2011 d'une plate-forme qui a permis de rassembler tous les ingrédients qui ont fait le succès des choses évoquées dans le paragraphe précédent. Avec Twitch, on avait en effet le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière. Toutes les cases étaient cochées. Session en (quasi) direct ? Check. Enjeux élevés ? Check. Cartes révélées ? Check. Commentaire live du pro ? Check. Webcam branchée afin de ne rien perdre des réactions du héros ? Check. Session marathon ? Check. Ambiance survoltée et rail en délire ? Régulièrement, check. Bien sûr, le concept de se filmer en pleine session n'était pas nouveau : aujourd'hui, cela reste le business plan de nombre de sites de coaching proposant des vidéos commentées (chez nous, c'est gratos). Mais en relevant le défi de jouer en direct, c'est à dire sans filet (pas de montage possible pour masquer ses erreurs ou coups de tilt !), en dévoilant toutes ses émotions et intuitions, cela représentait une sacrée avancée.

Les précurseurs du concept sont à chercher du coté des professionnels américains, comme Jason Somerville, Parker Talbot ou Doug Polk. Ils ont été suivis par des Européens comme ElkY, Yoh_Viral ou encore Lex Veldhuis. Le jovial néerlandais, qui a longtemps vécu une carrière de pro pépère et pas spécialement couronnée de succès en live (700K $ sur Hendon Mob en quinze ans, ce n'est pas dingue) a véritablement connu une seconde vie grâce à Twitch : désormais presque entièrement focalisé sur le online, Lex est aujourd'hui la star numéro 1 dans le microcosme du streaming poker, avec plus de 228 000 followers. Tout récemment, ils étaient presque 60 000 connectés simultanément pour le regarder en train de jouer la dernière journée du Main Event des SCOOP !

TwitchUn des grands attraits de Twitch est son côté démocratique, dans le sens où il n'est pas forcément nécessaire d'être une grande star du poker pour faire beaucoup de vues. Le chemin inverse est même possible : de part leur bagoût, leur capacité à animer un stream et à se constituer une communauté, certains Twitcheurs "random" sont aujourd'hui des noms établis, qui ont réussi à transformer leur notoriété virtuelle en des opportunités rémunératrices. On pense à Jaime Staples, par exemple, pas forcément un top player à ses débuts en streaming mais qui a réussi à se constituer un important lot de fidèles et a ensuite pu signer un contrat avec PokerStars. Ils sont nombreux à se connecter sur Twitch d'abord pour se divertir. Un bon Twitcheur ne sera donc pas uniquement un joueur gagnant offrant des analyses pointues : cela peut aussi être un gars ou une fille qui nous fait marrer, tout simplement.

Twitch est aujourd'hui l'une des passerelles numéro 1 pour progresser au poker. Aux prémices du jeu en ligne, seuls existaient les forums pour prendre part à des discussions stratégiques : Wam-Poker ou le ClubPoker en France, 2+2 et (pour les plus anciens) le newsgroup rec.gambling.poker à l'international. La plupart des vidéos de coaching étaient uniquement disponibles sur des sites spécialisés et payants. Il faut dire que la plupart des meilleurs joueurs ont longtemps rechigné à livrer leurs secrets au grand public. Mais Twitch a fait évoluer cette mentalité : on peut maintenant profiter d'analyses en direct émanant de joueurs pros, observer leurs thinking process à chaud, sans oublier leur comportement, leur façon de gérer le multitabling, et même leur poser des questions stratégiques en direct. Une vraie mine d'or accessible librement !

Winamax Stream GangChez Winamax, c'est un certain Manuel Bevand qui a le premier accepté de se mettre à nu pour une session online en direct. C'était le 3 avril 2015 sur Dailymotion Live, un des concurrents du géant Twitch. L'émission Top of the Pok a ensuite créé un rendez-vous régulier pour les fans du Team Winamax. Enfin, fin 2019, on a décidé de faire tapis avec la création du Winamax Stream Gang : désormais, c'est tous les soirs ou presque que vous pouvez regarder nos pros, quelques WIP et une sélection de grinders triés sur le volet se relayer pour filmer et commenter leurs actions aux tables de notre site. - Benjo et Rootsah

On aurait pu aussi parler de...

Pas facile de se limiter à seulement cinq innovations : on en a vu passer, des trouvailles de génie depuis 1998. Au point qu'on s'est même demandé s'il ne valait pas mieux faire un Top 10. Et pourquoi pas ?

Initiales BB

Affichage BBLe plus important au poker, ce n'est pas votre stack, c'est votre nombre de blindes. OK, on a un peu détourné le célèbre slogan qui a lancé Winamax sur le marché .FR en 2010. Mais c'est vrai : un bon joueur s'en fiche pas mal, du nombre de jetons qu'il possède. Ce qui l'intéresse c'est le montant que ça représente par rapport aux blindes. Toujours sur le coup, les développeurs de Winamax ont été les premiers à se pencher sur le problème. Résultat, en octobre 2016, nous sommes fiers d'annoncer que "sur l'intégralité de nos tables, vous pouvez désormais faire apparaître l'ensemble des montants de la table en grosses blindes plutôt qu'en valeurs absolues." Cela inclut le montant des tapis donc, mais aussi des mises, de la taille du pot et du stack moyen. Une petite révolution devenue vite indispensable pour les grinders de tous poils, et qui a été ensuite reprise par plusieurs concurrents. Depuis, la guerre fait rage dans le tchat lors des grosses soirées Winamax Series sur Winamax TV : on a d'un côté les viewers qui veulent se la croustiller en observant les tailles de stack pharaoniques en finale, et de l'autre ceux qui souhaitent garder les pieds sur terre et réfléchir aux coups avec le stack en BB.

Players are now on a (real) break

PauseUne pause ? Quelle pause ? Alors que nous vous avions vanté les bienfaits des breaks lors des sessions online dans notre dernier Top 5, il fut un temps où ce conseil vous aurait coûté quelques tours de sit out. Cela paraît aberrant avec le recul, mais c'est pourtant vrai : pendant longtemps, les multi-tableurs en MTT ont du composer avec des pauses qui ne tombaient pas au même moment ! Ainsi, la pause de 5 minutes d'un tournoi commençant à 16h30 allait par exemple survenir à 17h30, tandis qu'un autre entamé à 20h voyait son break débuter à 21h. Un casse-tête pour n'importe qui voulant jouer plus d'un tournoi à la fois ! Ce n'est qu'en 2009, alors que le poker en ligne avait mondialement explosé depuis déjà six ans, qu'un programmeur de Full Tilt s'est réveillé avec l'idée la plus simple et lumineuse qui soit : dites, les gars, et si on faisait tomber toutes les pauses au même moment ? Genre, je sais pas, à chaque fois que la minuteuse atteint 55 ? Et c'est ainsi que du jour au lendemain, les grinders à gros volume ont pu enfin jeter à la poubelle la bouteille vide qui ne quittait jamais le dessous de leur bureau. Dans un rare élan de collaboration, le reste de l'industrie du poker s'est progressivement mis au diapason de cette trouvaille géniale : la "pause de 55" est aujourd'hui une norme planétaire et indéboulonnable, à laquelle aucun site ne songerait à déroger. A noter : depuis avril 2018, les pauses des MTT sur Winamax se sont enrichies d'une minute supplémentaire.

Go Fast and Furious

Go FastC'est un domaine dans lequel le poker online tiendra toujours la dragée haute à son grand frère le live : on peut y jouer beaucoup, beaucoup plus de mains, notamment grâce à la possibilité de multitabler, évidemment impossible dans un casino (même si quelques cinglés collectionneurs de bracelets et amateurs de gros prop bets s'y sont déjà essayés, comme Daniel Negreanu ou Jason Mercier). Et ceux pour que le rythme déja effréné d'une session de CG à 4 ou 6 tables était encore un peu trop lent ont pu, à partir de 2009, se ruer sur le Rush Poker. Dans cette variante de cash-game diaboliquement frénétique inventée par Full Tilt Poker (encore eux), pas besoin d'être spectateur jusqu'au bout d'un coup dans lequel vous n'êtes pas impliqué : la main suivante commence dès que vous avez cliqué sur "Fold", à une nouvelle table, contre de nouveaux joueurs ! Un tour de passe-passe rendu possible par une ingénieuse astuce technique : quand on démarre une partie de Rush Poker, on ne s'assoit pas à une table X ou Y bien précise, mais on rejoint un groupe de joueurs tous inscrits sur la limite que l'on a choisie. Le groupe ainsi constitué (qui peut aller de quelques dizaines de joueurs à plusieurs milliers) est réparti sur autant de tables que nécessaire, qui sont en permanence mélangées et remélangées au gré des folds des uns et des autres, permettant de sans cesse disputer de nouvelles mains à de nouvelles tables. PokerNews estimait que jouer 4 tables de Rush Poker en simultané (le maximum autorisé) représentait 1 200 mains de l'heure, soit l'équivalent de 20 tables classiques ! En 2014, Winamax a lancé sa propre version du Rush Poker, le Go Fast, en y apportant sa touche fun et ludique : vous voilà désormais au volant d'un bolide, et vous pouvez même allumer l'auto-radio et sélectionner votre bande-son parmi 12 stations !

The Man With No Name

Pas toujours facile de se décider au moment de choisir son pseudo. Surtout si vous devez ensuite vous le coltiner pour le reste de votre carrière de joueur ! En 2009, PartyPoker fut le premier opérateur à autoriser le changement de nickname, à raison d'un renouvellement tous les six mois. Un avantage non négligeable à la fois pour les bons joueurs (qui pouvaient ainsi échapper aux trackers de leurs adversaires), comme pour les moins bons (désormais moins facilement identifiables par les sharks) Winamax a emboîté le pas en décembre 2013 et on ne va pas se mentir : depuis cette date, la fabrication de nos compte-rendus MTT hebdomadaires est un poil plus compliquée...

Masqué mais pas cagoulé

IncognitoIncognito : voilà le nom des nouvelles tables de Winamax apparues en octobre 2014 dans le lobby, poussant un peu plus loin le relatif anonymat permis par le changement de pseudo bi-annuel. Le concept est déjà bien résumé par l'appellation : sur les tables Incognito, les pseudos disparaissent, étant remplacés par la mention éponyme + un chiffre correspondant à votre siège à table. Initiée par Ladbrokes Poker en 2010, l'idée est de jouer contre d'autres joueurs tout aussi anonymes que soi (vous seul pouvez voir votre pseudo, et le tchat est désactivé). Parfait pour les adeptes de la discrétion, même si personne ne verra sans doute jamais dans le Top 5 des mains de la semaine l'énorme bluff que vous avez passé à Incognito 3...

Le KING5, le Shootout, la vue verticale sur mobile, le Bingo, les tournois avec des ambiances sonores comme La Fièvre et Le Totem, le Short Track, STOOOOOP ! On va arrêter là avant que ce Top 5 se transforme en Top 50. Mais vous pouvez compter sur nous pour vous proposer d'autres nouveautés bien barrées dans les mois à venir...

Tous nos Tops 5 Poker

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Benjo DiMeo

Triple vainqueur VSOP à Cognac.

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