Top 5 : gardiens buteurs

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Alisson Becker, goal de Liverpool, a marqué ce week-end. Comme avant lui d'autres gardiens qui ont délaissé leurs cages pour vivre la grande aventure.

gardiens buteurs

Rogerio Ceni

Certains gardiens rêvent de devenir buteur. Trois solutions s’offrent à eux : monter sur un corner, tirer les coups de pieds arrêtés ou bien remonter le terrain balle au pied, comme le Manuel Neuer de l’ère Guardiola. Le Brésilien Rogerio Ceni a choisi de frapper les coups francs : de 1990 à 2015, il en a inscrit 131 ! C’est évidemment un record mondial. Fidèle à son club de Sao Paulo, il n'a jamais évolué en Europe, refusant même des offres de l'Inter et d'Arsenal. Dans cet exercice, son seul rival sérieux fut le Paraguayen José-Luis Chilavert (67 buts), crucifié par Laurent Blanc en huitièmes de finale du Mondial 1998.

Ali Ahamada

Onze gardiens ont déjà marqué un but en Ligue 1. Le dernier en date : le Toulousain Ali Ahamada, face à Rennes, en 2012-2013. Impossible d'oublier : « J’ai eu une vision avant le but, un flash, sur ce que je devais faire. » Tout devient soudain plus facile sans utiliser les mains. Avant lui, le Nancéen Grégory Wimbée avait égalisé en fin de match face à Lens, en novembre 1996. Bernard Lama, lui, en a carrément planté deux ! Mais c’était sur penalty. Aucun mérite.

Nicolas de Preville

Privé de vingt joueurs pour son match de Copa Libertadores face à Santa Fe, l'entraîneur de River Plate a aligné le milieu Enzo Perez dans les buts, ce mercredi. Un pari gagnant, River s'étant imposé 2-1 ! En France, le Bordelais Nicolas de Preville avait déjà tenté l'expérience sous le maillot lillois en août 2017, lors d’un Strasbourg – Lille invraisemblable. Bielsa ayant effectué ses trois changements, il est contraint de placer De Preville dans les buts. Neuf minutes plus tard, il se voit remplacé malgré une belle parade – et un but encaissé. Son successeur Ibrahim Amadou en prendra deux autres. Nicolas de Preville est désormais gardien remplaçant des Girondins de Bordeaux. 

Luis Arconada

57e minute de la finale de l’Euro 84. À domicile, les Français sont favoris mais butent sur le challenger espagnol. Dans les cages, Arconada transpire un peu en voyant Michel Platini (déjà auteur de huit buts dans le tournoi) s’avancer pour tirer un coup franc. La frappe est molle. « Tranquilo » pense-t-il. Tranquilo de quoi, toi ? Le ballon lui glisse sous le corps et rentre dans le but. 1-0, le titre s’envole. Cette boulette porte désormais son nom.

Juan Barichello

Modeste jardinier de Rio de Janeiro, Juan Barichello n’a disputé qu’un seul match avec Vasco de Gama, en 1964. Mais quel match ! Un soir, en sortant du travail légèrement éméché, il se trompe de bus et monte par erreur dans celui de l’équipe du Vasco. Personne ne le remarque jusqu’à l’entrée dans le stade. Les blessures à l’échauffement du titulaire et de son suppléant le propulsent dans les cages de l’équipe, faute de candidats. À une époque où les remplacements n’existent pas, il dispute les 90 minutes de la rencontre contre Santos. Ne connaissant aucune des règles du football, Barichello tente à cinquante-deux reprises de rentrer dans le but en dribblant l’équipe adverse. Il monte seize fois sur corner, même quand il n’y a pas corner. Il insiste également pour tirer les coups francs (plusieurs bagarres éclatent avec ses coéquipiers) et profite des temps morts pour tondre la pelouse de sa surface. Selon la légende, c’est durant cette rencontre que Pelé a inscrit 800 de ses 1353 buts en carrière.

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Maxime

Né en 1984 le jour d'une victoire 5-0 de l'équipe de France contre la Belgique, je prends depuis les années les unes après les autres sans me poser de question. Aime l'ASSE mais aussi le football.