Top 5 : climatisations

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Alors que la France affronte une nouvelle période caniculaire, il est temps de rafraîchir l'ambiance : retour sur les plus grosses « clims » dans le football.

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La plus historique : Manchester United – Bayern Munich (1999)

26 mai 1999, finale de la Ligue des Champions - Camp Nou de Barcelone. Après avoir concédé l’ouverture du score par Mario Basler (6e) et avoir vu les Munichois toucher deux fois les montants, les Red Devils renversent la situation de manière inespérée en inscrivant deux buts dans le temps additionnel. Deux corners coup sur coup, convertis par Teddy Sheringham (90+1e) et Ole Gunnar Solskjaer (90+3e), suffisent pour refroidir toute l'Allemagne. Le Fergie Time a frappé, Munich est KO. Du rêve au cauchemar en l'espace de deux petites minutes, les hommes d'Ottmar Hitzfeld ont sans doute pris le plus gros coup de clim de l'Histoire du ballon rond. Tragique. 

La plus récurrente : Saint-Etienne – Lyon (années 2000)

Govou, Benzema, Briand, Fékir, Dembélé... On ne compte plus les grands moments de joie et de détresse lors des fameux derbys entre l'AS Saint-Etienne et l'Olympique Lyonnais. Malheureusement pour les habitants du Forez, ce sont les Rhodaniens qui ont pris la maline habitude de venir installer la climatisation dans le Chaudron. Élevés au jus de bagarre, les Gones adorent crucifier leurs ennemis de toujours dans les tous derniers instants d'un derby. Dans le jeu, sur coup-franc, sur corner, du pied ou même de la tête, la liste des moments mémorables en faveur des Lyonnais ne cesse de s’accroître au fil du temps... De quoi rendre verts les Stéphanois. 

La plus humiliante : Paris SG - Manchester United (2019)

Deux années seulement après avoir subi l'une des plus grandes déconvenues de l'Histoire du football au Camp Nou (6-1), le PSG ne s'imagine sûrement pas revivre une telle humiliation. Et pourtant... Alors qu'ils se sont imposés avec la manière en Angleterre au match aller (0-2), les hommes de Thomas Tuchel passent totalement à côté de leur match retour en s'inclinant 3 buts à 1 sur leur pelouse. Une nouvelle désillusion qui fait tâche, qui plus est face à une équipe de Manchester United « B », nouvellement dirigée par Ole Gunnar Solskjaer et fortement remaniée car privée d'un bon nombre de ses joueurs majeurs. Personne n'oubliera le scénario du match, avec ce penalty de Rashford, consécutif à une main dans la surface de Kimpembe, transformé à la 93e minute... « Il faut arrêter de vendre la peur aux gens » disaient-ils... Encore raté. Le Parc est climatisé. 

La plus technologique : Manchester City - Tottenham (2019)

Battus 1-0 à la surprise générale lors du quart de finale aller de Ligue des Champions, les élèves de Pep Guardiola se doivent de corriger le tir devant leur public au retour. En mission, les Citizens démarrent la rencontre tambours battants avec un but de Raheem Sterling (4'), auquel Heung-min Son répond aussitôt par un doublé express (7', 10'). Pas le temps de souffler que Bernardo Silva égalise (11') avant que Sterling ne remette les Skyblues devant au tableau d'affichage en inscrivant son deuxième but personnel (21'). Sergio Aguero croit tuer le suspense en seconde période (59') mais c'était sans compter sur la réduction de l'écart par Fernando Llorente (73'), finalement validée par la VAR. Tottenham, bien que mené, se dirige vers les 1/2... Mais City pousse et finit par faire craquer les Spurs par l'intermédiaire de Sterling à la 93e minute de jeu ! C'est l'explosion à l'Etihad Stadium, les scènes de liesse s'enchaînent jusqu'à ce que la clim rattrape tout ce beau monde... Le but est annulé par la VAR, Pep s'arrache les cheveux qu'il n'a pas et Manchester est éliminé de la coupe aux grandes oreilles. Le public est sonné, Tottenham exulte. Pas mal cette nouvelle marque de clim répondant à la douce appellation d'arbitrage vidéo, non ? 

La plus cruelle : Ajax - Tottenham (2019)

Ils pensaient vivre un conte de fée mais ils ont oublié que « l'Histoire est tragique »... Raymond Aron le rappelait pourtant si bien. Le 8 mai 2019, les jeunes pousses de l'Ajax sont à quelques secondes du Graal, à savoir atteindre la finale de la Ligue des Champions. Une juste récompense pour cette fabuleuse équipe de copains, qui a su charmer la planète football toute entière par son jeu léché et son attitude décomplexée. Oui mais voilà, la vie ce n'est pas un kiwi et les plus méritants ne sont pas toujours récompensés. Alors qu'ils mènent rapidement de deux buts à la Johan Cruijff Arena, les locaux croisent la route d'un véritable bourreau en seconde période, à savoir Lucas Moura. D'un triplé venu d'ailleurs (55', 59' et 95'), l'ancien parisien douche les espoirs de tout un peuple... Le match allait se terminer, son tir du gauche à la dernière seconde du temps additionnel a tout changé. Les chevaliers néerlandais sont tombés, les brigands anglais ont tout emporté et les amoureux du ballon rond sont encore à ce jour pétrifiés. 

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