PSG - Chelsea : le fait marquant

Par dans

Il a surgi au bon moment avec son but dès la reprise : Edinson Cavani, sauveur du PSG contre Chelsea, aime les gros matchs. Vivement le retour !

Cavani après son but face à Chelsea (Crédit photo : Rogan Thomson)

Dans le milieu de la pêche, un célèbre dicton dit « il faut se méfier de l'eau qui dort ». C'est également valable dans le football : il faut se méfier du Matador. Décrié par bon nombre d'observateurs depuis plusieurs semaines, Edinson Cavani a pourtant été le Parisien le plus en vue contre Chelsea : décisif en marquant l'unique but de son équipe, il a abattu un travail de l'ombre considérable. On décrypte pourquoi l'attaquant uruguayen a été bon :

Le soutien du coach. Au lendemain du match nul contre Lyon en championnat, où Cavani a réussi à cadrer autant de fois qu'un attaquant nantais en pleine bourre, Laurent Blanc a été le seul à défendre son numéro 9. « Il faut aider Cavani en le faisant jouer » a déclaré l'entraineur parisien sans même lâcher un petit rictus ni un « LOL je déconne ». The Special White nous a bien bluffé : il savait parfaitement qu'il pouvait faire confiance à l'Uruguayen pour un match de ce calibre.

 La pression du Parc. Aussi versatile qu'un mannequin russe dans une boutique Burberry, le public de connaisseurs du Parc des Princes a fait de Cavani sa cible préférée. Quand le Matador tire à côté, il est sifflé, quand l'équipe joue mal, il est sifflé, quand il n'y a plus de champagne dans le carré VIP, il est également sifflé. Finalement, il n'y a que quand l'Uruguayen marque qu'il peut espérer être applaudi par les siens. Et comme il avait envie d'être acclamé, il a décidé de se montrer sous son meilleur jour lors du match parisien le plus suivi de la saison. Bien vu.

Les statistiques plaident à sa faveur. On fait généralement tout un pataquès des prestations de Cavani. Mais on oublie que le Matador est le troisième attaquant le plus prolifique en Ligue des Champions cette saison, avec désormais 6 réalisations en 7 rencontres, juste derrière Luiz Adriano (Shakhtar) et Lionel Messi (Barcelone). Zlatan fait pâle figure à côté, avec "seulement" 2 buts inscrits dans cette compétition, soit autant que... John Terry.

 La concurrence de Bahebeck. Jean-Christophe Bahebeck sortait d'une excellente séance d'entraînement avec trois jongles réussis sur cinquante-six tentés et une frappe sur le poteau lors d'une opposition d'une heure à sept contre sept. Le jeune attaquant parisien a mis la pression sur son coéquipier qui a en conséquence haussé son niveau de jeu.

Grâce à un Cavani de gala et à des partenaires au même niveau, le Paris Saint-Germain a donc livré une prestation à la hauteur du club face à un Chelsea bien en place qui s'est contenté de défendre après avoir ouvert le score. Le match nul (1-1) est prometteur pour les hommes de Laurent Blanc qui devront à tout prix marquer à Stamford Bridge pour décrocher une place en quarts de finale. En attendant, retour à la dure réalité du quotidien, avec un match de championnat contre Toulouse ce samedi, et un Cavani qui devrait se remettre à bouffer la feuille de match.

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Kinshu

La vie est un long tilt tranquille. Titulaire d'une Licence IV à l'université Jean Roucas.

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