Orient-Express : on vous dit tout sur le plus célèbre train du monde

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Toutes les réponses aux questions que vous n'osiez pas poser sur le prochain cadeau Sunday Surprise.

L'Orient-Express. Ce nom vous est sans nul doute familier. Renvoyant à l'âge d'or de l'industrie ferroviaire, il mélange luxe, raffinement, exotisme et légende. Un subtil cocktail auquel pourra goûter le vainqueur du Sunday Surprise de ce dimanche 21 juin, pour un trajet Budapest-Paris avec la personne de son choix.

Comme pour tout objet de convoitise qui ne se laisse pas si facilement approcher, il est parfois compliqué de différencier le mythe de la réalité. Nous vous proposons donc un tour d'horizon sur le sujet en trois questions, pour qu'avant d'embarquer fin octobre pour un voyage inoubliable, ce train de légende n'ait plus aucun secret pour vous.

L'Orient-Express, qu'est-ce que c'est ?

Commençons par le commencement. Tel qu'il se présente aujourd'hui, l'Orient-Express est un train reliant sans changement les 3180 kilomètres qui séparent Paris et Istanbul, le tout en 76 heures. Il se compose de dix-huit voitures, dont douze dévolues aux cabines des voyageurs, trois aux restaurants gastronomiques (nous y reviendrons) et une au piano-bar.

L'Orient-Express, vu de l'extérieur, en Gare de l'Est
Crédit photo : Jerôme Galland, via sncf.com

Mis en service pour la première fois le 4 octobre 1883, pour une liaison Strasbourg-Bucarest (le reste du voyage vers Constantinople s'étant effectué via un train spécial puis par bateau), il est l'oeuvre d'un jeune ingénieur belge, Georges Lambert Nagelmackers. Après un voyage en Amérique à la fin des années 1860, il revient chez lui fasciné par les trains de luxe qui sillonnent les paysages encore vierges du Nouveau Monde. Après avoir inventé le concept du wagon-lit, prévu pour se substituer aux sleeping cars à l'américaine, il mène à bien son projet devenu aujourd'hui mythique. Il ne faudra attendre ensuite que l'année 1889 pour voir l'Orient-Express relier directement Paris à Constantinople.

Qu'est-ce qu'on y fait ?

Voyager à bord de l'Orient-Express, c'est tout un art de vivre. Si pouvoir voir défiler sous ses yeux des paysages plus sublimes les uns que les autres (Munich et la Bavière, Vienne et l'Autriche) avant l'arrivée à Budapest a déjà de quoi faire rêver, les sources d'émerveillement se trouvent aussi à l'intérieur même des wagons. Rien n'est ici laissé au hasard. Du cuir des fauteuils à l'argent poli des couverts en passant par les boiseries en acajou et le cuivre du bouton servant à appeler le groom, l'excellence et le prestige sont poussés jusque dans les moindres détails.

La voiture-restaurant Riviera
Crédit photo : idem

En plus de pouvoir vous extasier sur le style tout en Art Déco du train, vous pourrez découvrir ce qui fait aussi voire surtout sa renommée : sa gastronomie. À en croire le site officiel, un grand chef bourguignon trône actuellement derrière ses prestigieux fourneaux. Au menu, rien d'autre que des produits frais du moment, amenés à bord au fur et à mesure des escales successives le long du parcours. On aura donc bien du mal à vous en dressez un tableau exhaustif mais nul doute que le repas et le petit déjeuner prévu dans votre package devraient valoir le détour.

Qui a commis le crime de l'Orient-Express ?

Voilà une question dont vous ne trouverez probablement pas la réponse à bord mais qui mérite néanmoins d'être posée. Certains auront bien entendu saisi la référence au titre du romain d'Agatha Christie Le Crime de l'Orient Express -que l'on se gardera bien de vous spoiler-, publié en 1934 et qui a connu trois adaptations cinématographiques et télévisuelles. Parmi celles-ci, on ne saurait que trop vous conseiller pour votre trajet la première, sortie au cinéma en 1974 sous la direction du grand Sidney Lumet et portée par un casting cinq étoiles (Lauren Bacall, Sean Connery, Jean-Pierre Cassel, Ingrid Bergman, entre autres).

Le Crime de l'Orient-Express, de Sidney Lumet
Crédit photo : cinechronicle.com

D'autres personnages de légende se sont frottés au mythe de l'Orient-Express dont un certain James Bond, dans Bons Baisers de Russie. Côté réalité, peuvent notamment être cités Marlène Dietrich et Jean Gabin, Léon Tolstoï ou encore l'aventurier Thomas Edward Lawrence, dit Lawrence d'Arabie. Sans compter la nuée d'espions de tous bords et de tous temps qui se seraient échangés messages, mots doux et aures microfilms au détour d'un couloir ou d'une tasse de thé. Enfin, c'est aussi dans un de ses wagons que fut signé entre Ferdinand Foch et Matthias Erzberger le 11 novembre 1918 l'armistice qui allait mettre fin à la Grande Guerre.

À vous maintenant de gagner votre place au milieu de ce concentré prestigieux d'histoire, de luxe et de gastronomie. Et ce, pour seulement 10 euros, en vous présentant ce dimanche à 20h30, pour un nouveau Sunday Surprise de rêve.


Flegmatic

Adorateur de Cheick Diabaté. Goûteur semi-professionnel de reblochon. Enchaîne les tapis. Finit souvent carpette.

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