Les scandales du Ballon d'or
Par dans Paris sportifs
Rodri plutôt que Vinicius ? Le Ballon d'or 2024 fait causer, et pas seulement au Real Madrid. Une polémique de plus pour un trophée qui n'en manque pas depuis vingt ans.
Robert Lewandowski - 2020
Souvenez-vous : 2020, le Covid-19, le confinement avec le seul championnat biélorusse pour parier. Une sale époque, notamment pour un Ballon d’or qui ne sera pas distribué. Robert Lewandowski y pense encore : “Ce n'est pas que je sois en colère ou nostalgique parce que je n'ai pas encore gagné ce trophée, mais je pense que cela aurait été mon tour.” Vainqueur de la Ligue des champions avec le Bayern Munich et champion d'Allemagne, l’attaquant polonais était le grand favori de l’édition, à égalité avec le milieu pangolin de Beijing Guoan.
Franck Ribéry - 2013
Remporter la Ligue des Champions, la SuperCoupe de l’UEFA, la Coupe du monde des clubs, la Bundesliga et la Coupe d’Allemagne ne pèse pas lourd quand vos adversaires se prénomment Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Franck Ribéry l’a constaté à ses dépens en 2013. Favori du scrutin, l’ailier du Bayern Munich s’imagine déjà gagnant avant d’apprendre que les votes sont décalés d’une semaine, du 15 au 29 novembre. L’occasion pour Ronaldo d’inscrire un triplé contre la Suède et de qualifier le Portugal à la Coupe du monde. Une performance encore chaude dans l’esprit des votants.
Wesley Sneijder - 2010
En 2010, Sneijder semble tout avoir pour lui : un triplé légendaire avec l'Inter Milan (championnat, Coupe d'Italie, Ligue des champions), une femme magnifique et une finale de Coupe du Monde avec les Pays-Bas, où il enchaîne les buts décisifs. Pourtant, lors du décompte final, son nom n’apparaît pas parmi les trois premiers, éclipsé par Messi, Xavi et Iniesta. Pour beaucoup, cette absence a le goût amer de l'injustice, comme si la performance d’une saison complète ne pesait pas autant que le reste dans l’attribution du prix.
Fabio Cannavaro - 2006
Certes, Cannavaro a remporté la Coupe du monde, mais sinon ? L'a-t-on vu réaliser des hat-tricks contre Charlton ou West Bromwich Albion ? Non ! A-t-il déjà été sur la pochette de Pro Evolution Soccer ? Sûrement pas ! L’Italien ne faisait rêver personne. Troisième en 2006, Thierry Henry peut nourrir des regrets, trois ans après sa deuxième place en 2003 (devancé par Pavel Nedved). Ronaldinho, Buffon et Zidane disposaient aussi de partisans, alors que Cannavaro n’avait pas effectué une grande saison avec le Real Madrid. De l’avis de tous, il n’était même pas le meilleur Italien du Mondial. Un scandale, un vrai.
Zinedine Zidane - 2000
Pas de bo(u)le pour Zidane, privé du Ballon d’or 2000 en raison d’un geste d’humeur à l’encontre de Jochen Kientz, défenseur d’Hambourg, le 24 octobre. Ce coup de tête lui coûte cher au moment des votes, puisque le jury est censé prendre en compte l’exemplarité de chaque candidat. Huit des cinquante-et-un votants ne lui donnent pas le moindre point ! Battu de seulement seize points par Luis Figo, le Français termine deuxième malgré une saison exceptionnelle, ponctuée d’un titre à l’Euro avec l’équipe de France.
Romain Philippoteaux - 2018
Nommé parmi les quatre meilleurs joueurs de la Ligue 2 2018, l’Auxerrois Romain Philippoteaux méritait d’obtenir le Ballon d’or cette année-là. Personne n’a en effet oublié sa passe décisive pour Billy Ketkeophomphone lors de la victoire contre Martigues (1-0). Ses stats sont folles (11 buts, 3 passes décisives) et offrent à l’AJA un confortable maintien, à la 11e place. Malgré une intense campagne de publicité de l’Yonne République, Philippoteaux paye la dispersion des votes entre lui et Antoine Griezmann, puisqu’ils obtiennent à eux deux 418 points (dont 418 pour Griezmann). Une aubaine pour Modric.
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