Les grands clubs relégués !
Par dans Paris sportifs
Les légendes ne meurent jamais. Enfin presque. En hommage à l'OL, voici le pire des relégations administratives.
Dans le monde du football, il y a des descentes qui piquent. Et puis il y a les descentes administratives : pas de cartons rouges, pas de barrages, juste un mec de la DNCG ou de la fédé qui te dit poliment que tu vas jouer contre Bourg-en-Bresse et Quimper l’an prochain. Pas parce que t’as mal joué, mais parce que t’as mal compté.
Juventus Turin
2006 – Affaire Calciopoli : un scandale qui sentait bon l’huile d’olive frelatée, les arbitres achetés et les écoutes téléphoniques. En gros, Luciano Moggi (alors directeur général de la Juve) et un responsable de la Fédération Italienne de Football chargé de désigner les arbitres deviennent copains comme cochons. Grossière erreur.
⚖️ Sanction : Relégation en Serie B, 9 points de pénalité, et retrait de deux Scudetti (2005 et 2006). Ça fait cher le coup de téléphone.
Résultat : Del Piero en déplacement à Crotone, et Buffon en train d’essayer de trouver une pizzeria potable dans les pires bleds d'Italie. Pas banal.. Mais la pire sanction reste à venir : Didier Deschamps devient le coach de la Vieille Dame. Heureusement, une saison plus tard, la Juve remonte, Didier s’en va, et tout le monde fait semblant que rien ne s’est passé. À l’italienne.
Marseille
1993-1994 – L’OM vient de remporter la Ligue des champions 1993. Le lendemain, c’est Bernard Tapie qui remporte… une convocation chez le juge. L’affaire VA-OM éclate : le club aurait versé de l’argent à des joueurs de Valenciennes pour qu’ils lèvent le pied, histoire que les Marseillais arrivent frais pour la finale de C1.
⚖️ Sanction : Titre de champion de France retiré, descente en D2, Tapie en garde à vue, et le blason marseillais bien terni.
"Un petit billet et tu te reposes ce week-end." Le concept du congé payé version football, c'était une belle idée. Mais hélas, une pratique totalement illégale. Certains joueurs de Valenciennes ont donc pu se reposer, mais à quel prix ? Marseille venait de gagner la Ligue des Champions. Le lendemain, ils avaient un pied en D2 et l’autre dans le bureau du juge. Un grand écart de qualité, qui aura quand même bien sali la réputation du club phocéen.
Rangers FC
2012 – Les Rangers de Glasgow, c’est 54 titres de champion, des derbies de feu avec le Celtic… et une gestion financière pire que celle de Textor. Le club accumule 94 millions de dettes et se fait rattraper par le fisc.
⚖️ Liquidation judiciaire, radiation, refondation et redémarrage en quatrième division écossaise sous le nom "The Rangers FC". Le Celtic a profité du chaos pour enchaîner 10 titres consécutifs. Les Rangers, eux, ont dû se taper Peterhead et Elgin City. En 2021, ils regagnent enfin le championnat, preuve que même une légende écossaise peut renaître avec un bon comptable.
Parme
2015 – Club mythique des années 90 (Crespo, Buffon, Cannavaro, Thuram, etc.), Parme n’est plus que l’ombre de lui-même en 2015. Résultat : plus de fric, plus de maillots, plus d’eau chaude. La faillite est prononcée, le club est dissous.
⚖️ Sanction : les Parmesans sont rélegué en Serie D (quatrième division) pour cause de faillite. Ils ont même dû emprunter les ballons aux équipes adverses. Depuis, Parme est remonté, a retrouvé la Serie A (brièvement), et tente de redevenir un club qui paie ses factures. Ce qui est déjà une victoire en Italie.
Red Star Belgrade
2014 – Serbie, pays de la rakija et des licenciements économiques.
⚖️ Refus de licence UEFA + interdiction de participer aux compétitions européennes + menaces de relégation. La faute à une ardoise de plusieurs millions, salaires impayés, et un président qui croyait que les amendes UEFA étaient facultatives.
Bordeaux
2021-2025 : On croyait avoir tout vu avec Bordeaux. Mais non. En 2022, les Girondins finissent 20e de Ligue 1 avec un niveau de jeu aussi bas que les finances du club. La DNCG menace d’une descente en National, mais le club est repêché in extremis.
⚖️ Descente sportive en Ligue 2, puis descente administrative en National 2 en 2024. La faute à qui ? À un seul homme : Gérard Lopez, entrepreneur mortuaire. En quatre ans, Bordeaux est passé de Jean-Louis Gasset à des terrains champêtres en N2, pendant que le comptable du club enchaîne les clopes. Triste fin pour un club champion de France en 2009.












