Winamax

Le WiPT traverse les frontières

Par dans

Ce week-end, le Winamax Poker Tour a accouché d'un nouveau bébé en Espagne, avec un lancement à grand spectacle à Madrid. C'était comment, cette naissance ? On vous raconte.

Créa WiPT
Délicat, d'évoquer la naissance du Winamax Poker Tour de l’autre côté des Pyrénées… On ne le sait que trop bien : en France, le sujet est sensible. Vous n’avez pas encore digéré la mise en pause forcée de sa version historique, suite à des bisbilles judiciaires provoquées par les casinotiers de l'Hexagone. Et nous non plus ! C’était il y a un an déjà, et coupons court à tout suspense : le retour du WiPT en France, tel qu’il a existé entre 2011 et 2018 avec ses dizaines de tournois freeroll dans tout le pays, n’est toujours pas à l’ordre du jour. Le dossier est hors de nos mains et en attendant le jour où, peut-être, les autorités nous donneront le droit de remettre en route cette belle machine sur nos terres, je vais te demander une faveur, ami lecteur frustré de voir le WiPT t’échapper pour vivre une nouvelle vie un peu plus au sud : réjouis-toi ! Réjouis-toi pour tes homologues espagnols, qui ont pu ce week-end, vivre à leur tour cette belle expérience collective, avec le lancement officiel de la version ibérique du Tour à Aranjuez, coup d’envoi d’un tour d’Espagne qui passera par 17 villes et s’achèvera en mars 2020 par une Grande Finale avec 500 000 € de prix minimum et plus de 1 000 joueurs attendus.

Cela fait maintenant quinze mois que Winamax a invité les joueurs de poker espagnols à rejoindre ses tables virtuelles, et découvrir pêle-mêle le Sunday Surprise, l’Expresso, les Winamax Series et le Go Fast. Partir à la conquête d’un nouveau pays, apprivoiser sa culture poker, s’adapter à ses codes : le défi était de taille et nous l’avons relevé en essayant de ne négliger aucun « compartiment de jeu » : recrutement à la source d’une armée de nouveaux collègues à tous les étages de la boîte (support client, marketing, relations presse…), sélection de deux des meilleurs joueurs de poker du pays au sein du Team Pro, déclinaison de nos produits phares en version ibérique (DLTDP en tête, devenu En la Mente du un Pro au passage à la frontière), sponsoring d’une équipe de foot de première division (Granada FC) ainsi que d’une émission radio sur les ondes nationales (Marca Poker), diffusion d’un spot TV, déploiement sur les principaux réseaux sociaux… Après avoir piqué un première tête dans le bain du live en mai dernier avec l’organisation d’un tout nouveau SISMIX à Lloret de Mar, la création d’un Winamax Poker Tour 100% espagnol représentait la continuation logique de cette invasion. Mais le WiPT, création 100% française, était-il soluble dans la culture poker espagnole, si différente de la nôtre sur bien des plans ?

Cette question, on se la posait depuis le 25 août, date du premier communiqué de presse à propos du WiPT Espagne. Les premiers retours écrits des joueurs, enthousiastes, et les bons chiffres observés soir après soir sur les qualifications en ligne étaient encourageants. Mais ce n’est que le Jour J, forcément, que nous avons pu véritablement constater si la proverbiale sauce avait pris. Viendront, viendront pas ? Le stress était de mise en interne, et a gentiment grimpé au cours du mois de septembre pour atteindre son apogée cette semaine, au moment de poser nos valises au casino d’Aranjuez, à une quarantaine de kilomètres de la capitale madrilène.

« Ça me rappelle trop La Villette ! »

WiPT Aranjuez
Il était très exactement 11h18 samedi quand ce stress s’est évaporé en un instant, remplacé par une joie immense (matinée de soulagement). Un joueur de Coslada (banlieue de Madrid) prénommé David fut le tout premier arrivé au bureau des enregistrements pour « flasher » sa convocation et ainsi obtenir son siège. Derrière lui, la file d’attente s’étirait déjà au-delà des portes d’entrée du casino. En plus d’être nombreux, les joueurs étaient à l’heure ! Déjà, les premiers enregistrés se ruaient vers la boutique officielle Winamax pour chiner une veste, une casquette ou une mallette de jetons, avant de se diriger vers l’écran géant diffusant en exclusivité le prochain épisode de Dans la Tête d’un Pro, deux jours avant sa mise en ligne sur YouTube.

En coulisses, le chef d’orchestre historique Matthieu Duran règle les derniers préparatifs, notamment son discours d’accueil, qui sera prononcé deux heures plus tard devant une salle comble dans un Espagnol quasi-parfait (¡Qué máquina!). Encore un peu nerveux, mais réjoui devant les premières signes d’engouement envers son bébé sur le point de naître : « II y en a qui ont roulé toute la nuit pour venir, ils dormaient sur le parking ce matin, c’est dingue ! Ça me rappelle La Villette à la grande époque. »

WiPT
« Ça me rappelle La Villette ! » Ces mots, je les ai entendus tout le week-end de la part des anciens du staff qui, comme moi, ont connu toutes les éditions du WiPT version française. Parce qu’évidemment, c’était notre but affiché : offrir aux Espagnols toutes les petites et grandes surprises qui ont fait le succès du tour depuis 2011, leur dérouler le tapis rouge avec une logistique de poids et un grand spectacle digne de Vegas. En pratique, cela signifiait : un beau show de lancement avec le Team Pro, un maxi tournoi certes gratuit mais aussi bien organisé que ceux des pros de Vegas ou Monte Carlo, des épreuves annexes - gratuites aussi, bien entendu - pour ceux qui sortent trop tôt du Main Event, une Master Class, des tables de beer pong régulièrement rechargées en carburant, un streaming et un coverage intégral… Ecoutons Jachara, au service RP depuis 2010 : « Limite, je suis jalouse ce week-end ! Les Espagnols profitent d’un truc que nous n’avons plus en France. » Et sur au moins un point, le WiPT ibérique va encore plus loin dans la débauche de moyens. « La loi espagnole nous impose de jouer en casino, on ne peut pas organiser un tournoi officiel en dehors d’un établissement de jeu », rembobine Matthieu Duran. Du coup, impossible de s’offrir l’équivalent espagnol du Stade Vélodrome ou du Château de Blois pour organiser un freeroll WiPT, mais la contrainte offre un avantage de taille : une armée de croupiers à disposition, les mêmes que l’on retrouve à Barcelone ou à Prague lors des High Rollers de l’EPT ! Autant dire que les freerolleurs espagnols sont bichonnés.

« Une bouffée d’air frais pour le poker espagnol »

WiPT
Vous le saviez déjà : peu importe le pays où il se joue, le WiPT est avant tout un gros cadeau pour les joueurs de Winamax, et un moyen de démocratiser le poker en le rendant accessible à tout le monde. Nos objectifs en Espagne sont les mêmes qu’en France, mais quid du résultat ? La réponse après ce premier week-end : positive en tous points. Pour tout vous dire, on ne s’attendait pas à un tel débordement d’enthousiasme de la part de nos nouveaux joueurs. On en a croisé qui venaient d’aussi loin que Malaga et les Canaries ! Miguel alias Galanandroses, streamer populaire sur Twitch : « Winamax, c’est une bouffée d’air frais pour le poker espagnol. Le poker, c’est un jeu d’argent à la base, mais avec vous c’est plus que cela, et ce week-end en est une preuve supplémentaire. » Pedro, chip-leader au soir du Day 1 : « C’est une super expérience ! Je suis un petit joueur et un passionné, c’est un plaisir de pouvoir jouer dans de telles conditions. » David, venu jouer son tout premier tournoi de poker en compagnie de son papa : « Il y a Davidi Kitai à ma table, je n’arrive pas à croire que je suis en train de jouer contre lui ! »

Mustapha Kanit
Le Team Winamax, parlons-en. C’est une évidence : notre collection de pros a énormément compté pour populariser Winamax en Espagne. Et ce ne sont pas seulement Adrián et Leo qui ont été accueillis comme des stars à Aranjuez : les Pierre Calamusa et autres Guillaume Diaz ont été presque autant approchés que les héros locaux. La diffusion de Dans la Tête d’un Pro en version sous-titrée est passée par là ! Volatile38 : « À ma table, il n’y en a pas un qui n’a pas regardé la série ! » Même si la barrière linguistique aura posé problème à certains de nos pros, les bases seront bien vites apprises sur le tas : ici, on pose les « ciegas » (blindes), on accumule les « fichas » (jetons), on tente un petit « farol » (bluff), et si ça ne passe pas, on… bustear. Facile ! « Je retrouve l’ambiance des premiers WiPT », sourit Gaëlle Baumann, qualifiée pour le Day 2 avec un gros stack. Une ambiance de convivialité et de partage autour d’une passion commune. Adrien Delmas, lui, n’avait jamais connu la version française de notre tour gratuit, et était positivement épaté : « C’est fou comme les joueurs sont sympas ! Tout le monde rigole, même ceux qui sont éliminés s’en vont avec un sourire… » Ivan Deyra le coupe : « C’était pareil en France ! »

L'histoire ne fait que commencer

WiPT
À l’inverse de la France, où tous les départements comptent plusieurs clubs de poker amateur, l’Espagne ne dispose pas d’un maillage associatif solide : là-bas, on joue au poker dans les casinos, ou chez soi, sans réelle possibilité alternative. En conséquence, le succès du lancement du WiPT espagnol est peut-être moins surprenant qu’il n’y paraît. « Il n’y avait jamais eu d’initiative similaire avant en Espagne », explique Álex Hernando, journaliste poker numéro 1 dans son pays (et dernière recrue en date au sein de notre staff). « Comme on ne peut pas jouer au poker en dehors des casinos, le poker ne s'est pas développé aussi bien qu'en France. Un circuit légal et gratuit comme le WiPT, c'est une vraie opportunité pour des tas de joueurs espagnols qui n'ont pas les moyens de jouer en casino. » Attends Álex, tu es en train de nous dire qu’après sept ans de WiPT en France tous couronnés de succès, personne n’avait songé à répliquer l’idée ici ? Improbable, mais vrai. En France, on estimait que 70% des joueurs venant jouer le WiPT disputaient là leur tout premier tournoi de poker en live. On a envie de parier qu'ici en Espagne, le pourcentage sera encore plus élevé...

WiPT
Dimanche soir, les 20 premiers qualifiés pour la Grande Finale étaient connus. Les premiers d’une longue série. L’histoire ne fait que commencer : d'ici deux semaines, le Winamax Poker Tour sera à Valence, en quête de deux qualifiés supplémentaires. Puis nous irons à San Sebastián, Salamanca, Marbella, Benidorm, dans 16 autres villes en tout au cours des cinq prochains mois. On se réjouit déjà d'aller à la rencontre de centaines de passionnés de tout le pays, comme nous avons pu le faire en France depuis 2011.

Notre tour d'Espagne se terminera là où il avait commencé : près de Madrid, pour une Grande Finale qui rassemblera les vainqueurs de chaque étape, auxquels viendront s’ajouter des centaines de qualifiés Winamax, et tout ce que le poker espagnol compte de motivés. Ah et puis tiens, d'ailleurs, quelque chose qui va t'intéresser, toi le lecteur français, toi qui a probablement encore plus le seum après tout ce que tu viens de lire : tu seras aussi le bienvenu au casino Torrelodones du 26 au 29 mars 2020. ¡Vamos!



Pour en savoir plus : une édition spéciale du Multiplex Poker
 
Master Class
La toute première Master Class en langue espagnole devant un public nombreux et conquis."
C'était intense, je crois que je n'avais jamais autant parlé de ma vie", dira Leo Margets après ce cours interactif marathon (2h30 !).

WiPT
L'intégralité du week-end était retransmise en direct sur notre chaîne YouTube ES. Aux manettes : David Luzago, l'une des voix les plus importantes du poker espagnol.

WiPT
En Espagne aussi, on peut croiser les WIP sur le WiPT. Ici, le comédien Manel Fuentes et le Youtubeur Zorman.

King Kong
La communauté King Kong Poker Team est l'une des plus actives sur la toile. On a croisé nombre de ses représentants ce week-end.

Ivan Deyra
Le lancement du WiPT en Espagne a donné des chaleurs à certains. N'est-ce pas, Ivan Deyra ?

WiPT


Carte


Benjo DiMeo

Triple vainqueur VSOP à Cognac.

Suivez Benjo DiMeo sur Twitter