Le pire mercato... de Saint-Étienne
Par dans Paris sportifs
Cet été, Winamax revient sur les pires mercatos des clubs européens. Aujourd'hui : l'ASSE saison 2009-2010.
Durant l’été 2009, Saint-Etienne dépense pratiquement 20 M€ en transferts, une anomalie pour un club historiquement peu dépensier, 17e la saison passée. L’objectif est clair : retrouver la première partie du tableau.
Gonzalo Bergessio (San Lorenzo) : 6,20 M€
Boubacar Sanogo (Werder Brême) : 5 M€
Gelson Fernandes (Manchester City) : 3,5 M€
Bakary Sako (Châteauroux) : 3 M€
Guirane N’Daw (Nantes) : 1 M€ (prêt)
Augusto Fernandez (River Plate) : libre
L’ASSE signe l’Argentin après une saison flamboyante à San Lorenzo, récompensée par une cape internationale face au Chili et un doublé face au Panama, en mai 2009. On se dit alors que les Verts tiennent une pépite. Bergessio inscrit quatre buts en septembre mais voit peu à peu Emmanuel Rivière lui voler la vedette. Les saisons suivantes seront une lente descente aux enfers, entre insultes des supporters et transfert dans le loft stéphanois.
17 matchs de Ligue 1 pour l’attaquant ivoirien. Un seul but. Bou-ba-car, où es-tu, où es-tu ?
Le milieu défensif suisse a connu onze clubs différents dans sa carrière. Il est l’un des rares footballeurs à avoir marqué dans quatre des cinq grands championnats (Angleterre, Italie, France, Allemagne). Le globe-trotteur garde un souvenir mitigé de son passage chez les Verts. Après le renvoi d’Alain Perrin, il s’excuse : « Je suis désolé de ne pas avoir assez fait pour que vous restiez à votre poste. » Il a bon fond, Gelson.
En dépit de performances prometteuses, le Malien Bakary Sako n’arrive pas à se montrer déterminant : un but en championnat, deux passes décisives. Il lui faudra attendre la saison suivante pour s’imposer grâce à sa vitesse et éveiller l’intérêt de Wolverhampton. Après diverses expériences chez les Wolves, à Crystal Palace par deux fois et avec West Bromwich Albion, son tour d’Angleterre est actuellement à l’arrêt.
Milieu défensif type de la Ligue 1 des années 2000 – dur sur l’homme, dans le dur avec le ballon –, le Sénégalais aura régalé Geoffroy-Guichard par ses passes en retrait. Avec lui, il se passait toujours quelque chose dans le stade ; rarement du positif, certes, mais l’essentiel n’est-il pas de ressentir des émotions ?
À 17 ans, Javier Pastore a effectué un essai infructueux avec l’ASSE. Trois ans plus tard, grâce à sa filière argentine et son partenariat avec Cordoba, l’ASSE attire en prêt le milieu Augusto Fernandez qui rêve de s’imposer en Europe. Attention spoiler : il ne s’imposera pas. Galtier préfère des joueurs plus physiques et le renvoie au pays, à Velez Sarsfield, où Fernandez se relancera.
La saison
12e : ce fut le meilleur classement du club cette saison-là. Une saison galère, plombée par un départ difficile (trois défaites consécutives) et sauvée par le remplacement d’Alain Perrin par son adjoint Christophe Galtier. La faiblesse des trois relégués (Grenoble, Le Mans et Boulogne-sur-Mer) leur offre un maintien confortable, en dépit d’une 17e place.
Offensivement, un joueur sauve les apparences : Dimitri Payet, auteur de cinq buts et sept passes décisives toutes compétitions confondues. Défensivement, Blaise Matuidi continue sur sa lancée et intègre le groupe France. Les deux joueurs, compétiteurs, vivent mal les mauvais résultats du club. Contre Toulouse, lors de la 37e journée, Payet tente de frapper son capitaine et doit être séparé par ses coéquipiers. Il était temps que la saison se termine.
Les pages à suivre









