Interview de Ludovic Butelle

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Le gardien d'Angers revient sur les performances de son club, tombeur de l'OM et deuxième du championnat. Mais jusqu'où s'arrêtera le promu ? La Ligue des champions ? Mars ?

Formé à Metz, passé par le LOSC et de retour parmi l'élite avec Angers, Ludovic Butelle a vécu trop de galères pour s'enflammer sur la deuxième place de son club. Longtemps remplaçant, il regoûte avec envie à la Ligue 1, un championnat qu'il juge "plus homogène" que par le passé.

Deuxième du championnat après neuf journées : ça fait quoi d’être le principal concurrent du PSG ?

On me pose souvent cette question ! On ne s’attarde pas sur ces 18 points, on est surtout content de ne pas avoir du retard au classement. C’est important de savoir que nous sommes au niveau de la Ligue 1,  car le fossé avec la Ligue 2 est important. Nous avons pris des points et la confiance est venue.

Es-tu étonné d’être le gardien de la deuxième meilleure défense du championnat ?

Pour se maintenir, en début de saison, nous savions qu’il fallait être solide et s’appuyer sur une base équilibrée. Les recrues ont renforcé l’équipe et ont apporté des solutions différentes à ce que l’on proposait déjà en Ligue 2. La consigne du coach, c’est d’abord de bien défendre, de rester en bloc et de ne pas laisser d’espaces. Il ne faut faire aucun cadeau à l’adversaire ! C’est à lui de se casser la tête pour nous marquer un but.

Vous avez su profiter des difficultés de l’OM en gagnant au Vélodrome. Quel était le plan prévu ce soir-là ?

Billy Ketkeophomphone devait bloquer Lassana Diarra et le contrarier dans ses relances courtes ou longues. Diarra est la menace numéro une de l’OM. Le temps jouait pour nous dans ce match car le public du Vélodrome est exigeant et souvent impatient avec son équipe. Ils étaient en manque de confiance, on a su convertir nos deux/trois occasions.

L’OM est toujours ton équipe française préférée ?

À l’époque, au quartier, je jouais avec l’équipement du club ! Le maillot avec Ericsson en sponsor ! Il y avait des très grands joueurs. Barthez a toujours été mon idole, mon modèle. J’ai joué contre lui avec Metz… mais je n’ai pas pu avoir son maillot.

Quels adversaires t’ont impressionné depuis le début de la saison ?

Lassana Diarra par son volume de jeu. Sur le plan collectif, les Niçois sont très forts, et ils sont bien armés offensivement avec Germain, Pléa et Ben Arfa. Nous avions souffert contre eux à domicile (1-1). Le calendrier nous réserve les grosses écuries du championnat dans les prochaines semaines…

Certains clubs ont-ils commis l’erreur de vous prendre de haut ?

Peut-être bien ! On venait de Ligue 2, alors ils ont pensé qu’en jouant tranquillement, cela allait le faire. Mais en Ligue 1, il faut rester concentré et ne pas baisser le pied. Maintenant, les équipes nous connaissent.

Tu as retrouvé la L1 après cinq ans d’absence. Qu’est-ce qui a changé depuis le temps ?

Je n’ai pas le même maillot ! L’arrivée des Qataris au PSG a permis d’attirer des stars mondiales et renforcé le niveau du championnat. Il est plus homogène à présent. Derrière Paris, tout le monde peut battre tout le monde. La Ligue 1 est encore plus médiatisée.

Tu aurais pu revenir plus tôt… en acceptant de devenir doublure du PSG, en 2013. Pourquoi avoir refusé ?

C’était pour devenir troisième gardien derrière Sirigu et Douchez. Cela ne m’intéressait pas. Je voulais jouer et rejoindre un club ambitieux afin d’être titulaire et de retrouver mon niveau. Angers me l’a proposé.

Ton coéquipier Mangani te présente comme un « gros chambreur. » Quelles sont tes cibles préférées ?

Tout le monde chambre chez nous ! Vanner, c’est important dans un groupe. Gilles Sunu fait attention à tout, c’est un grand professionnel, on le chambre là-dessus. Et j’aime bien me moquer du style vestimentaire de Billy Ketkeophomphone. Dans notre vestiaire, on prend tous la parole, et pas seulement quelques joueurs.

Beaucoup de tes coéquipiers sont jeunes. Lesquels peuvent espérer évoluer dans un très grand club ?

Gilles Sunu a été formé à Arsenal, il a été souvent blessé et malchanceux. Ses qualités sont énormes, notamment devant le but. Il connaît les sacrifices à faire pour aller très haut car mentalement, il est très fort. Abdoul Camara a joué à Sochaux et à Rennes, il est rapide et explosif. Ils ont le profil pour jouer en Angleterre.

Les as-tu convertis au poker ? Un certain Lumasof fréquenterait les tables de Winamax…

On organisait des tournois pendant les trajets en bus ou dans le train. Maintenant que nous prenons l’avion, c’est plus compliqué, forcément. Je joue beaucoup sur Winamax, dès que j’ai le temps, je m’autorise un Expresso ou autre chose. 

Session One Shot

Si… tu n’avais pas été gardien, à quel poste aurais-tu aimé jouer ?

Attaquant. Il y a une grande différence entre un gardien et un attaquant : quand un gardien fait une erreur, on est impitoyable avec lui, on dit qu’il est nul ; quand un attaquant rate une occasion, on entend par contre : « Oh, il manque de confiance, c’est la faute du terrain, il faut relativiser… » On est sans pitié avec les gardiens. Le rôle le veut, c’est comme ça, je l’accepte.

Si… tu n’avais pas été footballeur ?

Je me serais sûrement occupé d’enfants.

Si… tu présidais le SCO d’Angers, quel joueur recruterais-tu ?

Lavezzi. Il est toujours joyeux, de bonne humeur, et c’est important d’avoir un tel caractère dans un vestiaire. Son état d’esprit ne peut être que positif.

Si… tu devais me citer le futur podium de la L1 ?  

Paris, Saint-Étienne et Rennes.

La grille de Ludovic Butelle
BASTIA - PSG 2
GUINGAMP - LILLE N
SAINT-ÉTIENNE - AJACCIO 1
NANTES - TROYES 1
TOULOUSE - ANGERS 2
REIMS - CAEN N
MARSEILLE - LORIENT N
BORDEAUX - MONTPELLIER 1
RENNES - NICE N

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Maxime

Né en 1984 le jour d'une victoire 5-0 de l'équipe de France contre la Belgique, je prends depuis les années les unes après les autres sans me poser de question. Aime l'ASSE mais aussi le football.