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Interview de Kévin Boulogne

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L'après-carrière ? Le rugbyman Kévin Boulogne, fan de poker, la prépare déjà. En attendant de peut-être remplacer Vincent Moscato à la radio, il se concentre sur la saison prochaine, celle du rachat.

Kévin Boulogne n’a aucun lien de parenté avec Sergio Parisse, et d’ailleurs il n’est pas né en Île-de-France mais en Aquitaine, à Libourne. À 29 ans, l’ancien Biarrot a décidé de rejoindre Aix-en-Provence et le club de Provence rugby, monté en Pro D2. Kévin Boulogne revient sur ce choix de carrière… et sur sa passion du jeu.

Tu as commencé le rugby en Lorraine, ce qui est un peu comme faire du ski à Marseille. Peux-tu t’expliquer ?

Tout simplement, mon père jouait au rugby et ma famille a toujours baigné là-dedans. L’esprit de camaraderie de ce sport m’a plu. J’ai vite trouvé ma place.

Demi de mêlée, on peut dire que c'est le quaterback du Foot US. T'as choisi ce poste pour emballer toutes les filles ?

J’aime bien ce poste où l’on doit prendre rapidement des décisions. J’ai joué en équipe de France des – 18 ans, j’ai gagné un Grand Chelem il y a dix/onze ans, bien qu’à l’époque je jouais avant tout pour le plaisir. Je ne pensais pas faire du rugby mon métier. Tout a démarré à Albi, où j’ai signé mon premier contrat professionnel.

Tu évoluais la saison dernière au Biarritz Olympique qui jouait pour la première fois depuis près de 20 ans en Pro D2. C'était quoi l'ambiance autour du stade ?

J’ai pris du plaisir dans l’équipe, dans une région formidable. J’en garde de bons souvenirs, malgré les blessures. Avec Biarriz, on a décidé d’arrêter là, et j’ai signé à Aix. Je suis content de retrouver les terrains. Je veux prouver que les blessures sont derrière moi.

Qu'est-ce qui t'a attiré à Aix-en-Provence ?

J’ai apprécié que le club ait fait le forcing pour m’avoir. Je me suis entretenu avec le président et l’entraîneur, Christian Labit, qui veulent faire de grandes choses ici. Le projet est d’abord de se maintenir. De mon côté, j’aurai des responsabilités. Je veux revenir à 100 % pour apporter ce que l’on attend de moi.

On gagne bien sa vie quand on est joueur de rugby professionnel en deuxième division ?

Je ne suis pas à plaindre, mais on est très loin des sommes que gagnent les footballeurs (le salaire moyen en PRO D2 est d'environ 4000 euros mensuels). Nous ne sommes pas rentiers. Il faut garder les pieds sur terre et penser très tôt à sa reconversion.

Que souhaites-tu faire ? Imiter Moscato et animer une émission sur RMC ?

Pourquoi pas ! Je ne ferme aucune porte ! On ne s’improvise pas journaliste, mais si je me rends compte que ce métier me correspond, alors je me renseignerai et contacterai les bonnes personnes.  

Ton prono pour la Coupe du monde de rugby ?

La Nouvelle-Zélande est favorite. Ils ont des joueurs extraordinaires et un vivier énorme. Mais je n’enterre pas la France. Chaque année, on leur prédit le pire, et ils arrivent pourtant à surprendre, comme en 2011 où ils auraient dû battre la Nouvelle-Zélande. La Coupe du monde, c’est leur épreuve !

On ne sait pas si tu gères en paris sportifs mais au poker, tu rases...

Le poker, c’est un plaisir ! J’ai un style impulsif, agressif, je ne suis pas comme ceux qui calculent les probabilités. Je relance en fonction de mon instinct. Je me débrouille… mais je ne compte en faire ma reconversion ! J’ai déjà vu jouer les membres du Team Winamax, c’était une autre dimension.

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Maxime

Né en 1984 le jour d'une victoire 5-0 de l'équipe de France contre la Belgique, je prends depuis les années les unes après les autres sans me poser de question. Aime l'ASSE mais aussi le football.