Interview de Jérôme Onguéné (Red Bull Salzbourg)

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Défenseur central du Red Bull Salzbourg, le néo-international camerounais renoue avec le fil de sa carrière après des débuts prometteurs à Sochaux et en équipe de France de jeunes.

Onguéné

Tu as participé le 8 novembre au succès 5-2 de Salzbourg à Rosenborg en Ligue Europa. Quel souvenir en gardes-tu ?

La Ligue des Champions et la Ligue Europa sont les deux compétitions les plus importantes pour un footballeur. Je suis très fier de pouvoir la jouer avec Salzbourg. J’avais déjà connu une expérience européenne contre la Real Sociedad, la saison dernière (victoire 2-1). C’est un rêve de gosse. J’ai commencé à m’intéresser au foot grâce à mon grand-père, fan de l’OM. J’étais trop jeune pour me rappeler de la Coupe d’Europe 1993 mais je suis un supporter du club.

Comment juges-tu ton début de carrière ?

Un peu mitigé. J’ai commencé très jeune à Sochaux, titulaire à 16 ans et demi. J’ai grandi là-bas, le club m’a fait évoluer et fait confiance, tout allait bien avant que je ne signe à Stuttgart au mercato d’hiver 2017. En Allemagne, cela s’est mal passé. On m’avait fait des promesses sur mon temps de jeu qui n’ont pas été respectées. Le coach avait ses titulaires, l’équipe tournait très bien en championnat. Il n’avait pas de raisons de changer mais j’aurais aimé avoir ma chance, car je pensais la mériter.

Est-ce la Coupe d’Europe qui t’a poussé à rejoindre l’Autriche ?

Pas forcément. J’étais partant pour revenir en France. Vers la fin du mercato, je suis tout près de signer dans un bon club français mais le Red Bull m’appelle dans la nuit. On discute. On m’offre des garanties de jeu. Jouer, c’était la priorité.

Quelle image avais-tu de cette équipe ?

Un club qui faisait confiance aux jeunes et n’avait pas peur de prendre des risques. Je n’avais pas mesuré combien ça jouait bien ! Si je devais vous conseiller un joueur, ce serait Amadou Haidara (milieu de terrain). On dîne souvent entre coéquipiers. Il n’y a pas grand-chose à faire à Salzbourg, je m’occupe comme je peux, sur Fortnite par exemple.

Tu as connu tes premières sélections avec le Cameroun contre le Malawi et le Maroc. Comment s’est passé l’intégration ?

Très bien. J’ai été bien accueilli car je connais plusieurs joueurs, je n’étais pas dépaysé. Il y avait des amis à moi, tout était plus facile. Notre objectif était de nous qualifier pour la CAN en terminant premier de la poule. Nous l’étions jusqu’à notre défaite au Maroc, mais l’important était de se qualifier. Maintenant, on espère la gagner.

Être entraîné par Clarence Seedorf, c’est la classe, non ?

C’était vraiment un joueur que j’admirais beaucoup. Il est proche de nous à l’entraînement, il conseille ses milieux. Il reste joueur dans l’âme. Au téléphone, avant de prendre ma décision, il m’a dit combien il avait confiance en mes qualités et qu’il comptait sur moi. J’ai choisi le Cameroun plutôt que la France pour des raisons familiales. Mais je n’oublierai jamais mes années avec les équipes de France de jeune, et je remercie la France pour ça. Je suis l’un des deux-trois joueurs qui ont été convoqués des U16 aux U20. J’en ai vu passer ! Harit, Kwateng, Diop, Thuram…

La réussite de Marcus Thuram à Guingamp (six buts en L1) t’étonne-t-elle ?

Non, il a toujours eu beaucoup de qualités. À Sochaux, il se reposait sur ses acquis mais il a beaucoup travaillé sur ses points faibles.

Et toi ? Sur quoi dois-tu encore travailler ?

Sur mes relances. Mais j’ai beaucoup progressé là-dessus. Tout passe par le travail.

Tu sais que finiras dans un an ou deux à Leipzig, le club filial ?

(Rires) Pas forcément ! C’est un grand club mais je n’y pense pas.

Son équipe type

équipe type

Je peux me mettre dedans ? Cool. Je vais partir sur un 4-3-3. En gardien, j'hésite entre Bernardoni et Maxence Prévot de Sochaux. Et en latéral droit, entre Clément Michelin (AC Ajaccio) et Jeando Fuchs (Sochaux).

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Maxime

Né en 1984 le jour d'une victoire 5-0 de l'équipe de France contre la Belgique, je prends depuis les années les unes après les autres sans me poser de question. Aime l'ASSE mais aussi le football.