Interview de Gilbert Brisbois

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L'équipe de France, Strasbourg et un peu de running. Entretien avec Gilbert Brisbois, le chef de l'After Foot sur RMC et BFM Sport.

Patron de l'After Foot, Gilbert Brisbois et ses intervenants accompagnent une génération d'auditeurs depuis dix ans. Il revient sur l'évolution de l'émission et nous donne son "Jackpot Messieurs-Dames" avant France - Islande dimanche.

L’After vient de fêter ses dix ans d’antenne. Comment expliques-tu cette longévité ?

On a été précurseurs en quelque sorte. C'était la première émission d'après-match qui permettait aux gens de réagir à chaud sur la rencontre du soir. Il y a eu un phénomène d'identification. On a voulu proposer quelque chose qui nous plaisait, à notre sauce, c'était surtout ça le but du jeu. Aujourd'hui, tout le monde a un peu repris le concept, surtout pendant l'Euro. D'ailleurs, j'ai vu quelque chose qui m'a bien fait marrer récemment : l'UNFP a lancé une cellule de reconversion pour les footballeurs professionnels et ils ont appelé cela "l'After Foot". C'est devenu du langage commun.

À part ton costume cravate, quels sont les changements depuis la diffusion de l’After en direct à la télé ?

On essaye de ne rien changer. Le but est de retrouver à la télé le même produit que l'on a à la radio. On a des intervenants qui ne changent pas énormément, certes, mais la qualité éditoriale est là. Si les gens reviennent, c'est qu'ils y trouvent leur compte. D'ailleurs, tu peux très bien laisser la télé allumée en faisant autre chose, comme lorsque tu regardes une chaîne d'informations. Pour l'instant, cela fonctionne très bien ! Il y aura sûrement des accords avec d'autres opérateurs pour développer un peu plus la diffusion.

Parlons un peu de l'Euro. Que retiens-tu de cette première partie de compétition ?

Beaucoup d'équipes m'intéressent ! J'entends parfois qu'on s'ennuie mais je ne ressens pas cela. De toute façon, je peux rester scotché devant un match même s'il est chiant. L'Euro à 24 est une bonne initiative, j'aime l'idée de découvrir de nouvelles nations. J'en ai marre de voir tout le temps la même chose, un sentiment que j'ai parfois lors des matches de Premier League avec les Chelsea - Arsenal, Chelsea - Manchester United etc... Là, on voyage, on découvre de nouveaux styles, de nouveaux joueurs. C'est plaisant.

Si tu devais mettre une pièce sur un vainqueur final, lequel choisirais-tu ?

Au vu des surprises, c'est un peu compliqué de s'avancer. Potentiellement, l'Allemagne est l'équipe la plus forte de l'Euro mais l'Italie a les moyens de la sortir. C'est d'ailleurs assez excitant comme match.

L’Islande, c’est le « Jackpot Messieurs-Dames » ou une équipe qui ne t’inspire pas confiance ? 

Il faut arrêter de flipper ! Les Anglais ont perdu parce qu'ils avaient une équipe déséquilibrée et Roy Hodgson a fait de mauvais choix. Evidemment, c'est le "Jackpot Messieurs-Dames" pour moi. Je miserais sur une victoire de l'équipe de France 4-0 (la cote est @17). 

Ne trouves-tu pas que l’Euro de l’équipe de France est beaucoup trop calme ?

C'est vrai, ça ronronne un peu. J'ai vécu pas mal de compétitions où c'était le feu, comme au Brésil en 2014 ou au Portugal en 2004. Une espèce de folie permanente que l'on a du mal à retrouver en France. Après, chacun fait comme il veut. On n'est pas obligé de s'intéresser au football ou de le montrer en pleine rue. Peut-être que cela changera un peu après les quarts de finale...

Peux-tu nous proposer un onze type de l’équipe de France de tous les temps ?

C'est mon onze sentimental. Sur le banc, je rajouterais : Sansone, Rothen, Bravo, Six, Evra, Eloi, Dacourt, Keshi (naturalisé).

On sait également que tu es un grand adepte des courses à pied. Peux-tu nous raconter ton plus grand souvenir de running ?

Mon semi-marathon en Corée du Nord. Tous les ans, le pays organise un événement de ce type et j'ai réussi à m'incruster l'année dernière. J'ai signé des papiers en disant que je n'étais pas journaliste, ce qui m'a permis de voir le pays de l'intérieur. Le niveau était d'ailleurs catastrophique puisque j'ai terminé sixième de la course. À la fin, tu rentres dans un stade où 70 000 spectateurs t'accueillent en t'applaudissant. Je me suis pris pour Gebreselassie.

Session one-shot au micro

Le mot que tu répètes le plus souvent au micro ?

C'est le mot "bien" je pense. Il me sert de ponctuation un peu trop souvent et je sais qu'il faut que je l'efface. Sinon, je dois répéter "3216" des centaines de fois par jour.

Ton meilleur souvenir derrière un micro ?

Les cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques sont toujours un grand moment. J'ai fait Sidney, Athènes, Londres, Sotchi et on sera bientôt à Rio. Tout le monde à la rédaction sait que je suis un passionné de géopolitique donc j'ai toujours une petite anecdote sur chaque pays. J'adore raconter ces histoires. C'est mon côté Jean-Claude Narcy. 

Le consultant le plus intenable au micro ?

Daniel (Riolo) évidemment mais je décèle un certain potentiel chez Steve Savidan qui est véritablement dingo. Il va falloir commencer à penser à sortir le fouet.

Ce que tu aurais fait si tu n’avais pas été derrière un micro ?

J'aurais peut-être monté ma boîte en lien avec le monde du sport. Ce qui est sûr, c'est que je n'aurais pas vécu à Paris. Je suis un Parisien contrarié.

Commenter un titre de l’équipe de France ou Strasbourg champion de France ?

Strasbourg, sans aucune hésitation. Quand j'étais gamin, j'allais au stade et j'ai mes premiers souvenirs à la Meinau. J'ai toujours eu un peu de famille là-bas qui est à bloc derrière l'équipe. Mon premier match était un Strasbourg - Bastia en 1981. Et qui était titulaire ? Raymond Domenech !

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Eddy Fleck

Community manager sport. Le football est un sport simple, rendu compliqué par l'heure de la collation.

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