Interview de Benjamin André

Par dans

Il incarne la stabilité du projet lillois. Le milieu du LOSC Benjamin André a hâte de reprendre le championnat... avec des spectateurs.

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As-tu passé ton confinement sur les tables de poker de Winamax ? 

J’ai beaucoup joué, en effet. On attendait la reprise. Mais je suis une pipe comme pas possible ! Dès que je gagnais un coup, je reperdais derrière. Je suis meilleur dans les tournois. C’est comme dans un match : c’est long, il faut être préparé physiquement et moralement. Mon défaut, c’est que je suis agressif, comme sur le terrain. Trop agressif ! Je m’envoie en l’air. 

Sur Twitter, le LOSC a demandé à ses abonnés un mot pour te définir. Leurs réponses : « Guerrier » ; « Sous-coté » ; « Pilier. » Quel mot te donnerais-tu ? 

Simple. Tranquille. Je ne suis pas présent sur les réseaux sociaux, même si je suis un personnage public. Certains de mes coéquipiers sont hyper présents sur les réseaux sociaux. Ils aiment la foule, le monde. Je préfère passer du temps avec mes potes. Quand je suis devenu pro, les anciennes générations fonctionnaient différemment, et j’ai gardé cette habitude-là. Le rapport humain avant tout. 

Trois hommes. Un mot. José Fonte ?

Professionnel.

Renato Sanches ?

Explosif. C’est une bombe à tout niveau. Physiquement, au niveau du caractère, tu sens qu’il a du feu en lui.

Christophe Galtier ?

Marseillais. Il a toujours un truc à dire ! 

À l’étranger, on dit que la L1 est un championnat physique. Comment juges-tu le jeu pratiqué ?

C’est vrai. C’est très difficile. Les étrangers qui viennent en L1 sont les mieux placés pour en parler. Ils ont connu plusieurs championnats et disent qu’ils ne s’attendaient pas à ça. C’est très tactique, physique, compliqué de jouer. La Ligue 1 est peut-être moins spectaculaire que les autres ligues, mais des équipes essayent quand même de proposer du jeu. Au LOSC, on a cette mentalité de beaucoup presser, d’avoir un jeu de transition, avec énormément d’activité. Forcément, cela laisse plus d’espaces.   

La Ligue 1 est le seul championnat à n’avoir pas repris. Aurais-tu aimé rejouer plus tôt ?

Forcément. Tous les joueurs ont la même réponse. On a commencé une compétition, tu as envie de la finir. Évidemment, vu la situation, ce sont des décisions très compliquées à prendre pour l’État. Tu ne peux pas ne pas penser aux personnes touchées de près ou de loin. Le football passe loin derrière tout ça.  

Le football sans spectateurs est-il encore du football ? 

Non… Le foot est une communion. Même nous, footballeurs, avons besoin des gens, des médias. C’est une alchimie qui se créée. Quand tu enlèves un pilier, le public, ce n’est plus le même sport. J’espère que ce sera juste pour un temps, très court, puis que tout redeviendra à la normale. L’ambiance dans un stade est indispensable.

Surtout que le LOSC était sur une forme ascendante, après une première partie de saison plus difficile. 

Les années de coupe d’Europe, tu es obligé de souffrir de l’enchaînement des matchs. On avait eu beaucoup de changements, avec des jeunes joueurs à intégrer. La première partie de saison, on savait qu’on serait moins bien par moment. Sur les sept derniers matchs de L1, on fait six victoires. 

Quels seront les objectifs du club cette saison ?

Le président fixe des objectifs très élevés. Viser le Top 3, c’est l’objectif du club chaque année. La vente de Victor Osimhen m’embête un peu, il était plutôt pas mal devant (rires) ! C’est embêtant pour l’équipe, mais c’est aussi le projet du club. Ils sont très clair là-dessus, il n’y a pas d’entourloupe. Leur stratégie d’achat-revente fonctionne. Victor est un gros bosseur, avec une super mentalité. Il a fait une très belle saison, je le souhaite tout le meilleur à Naples. 

Quels joueurs vont nous surprendre ?

Ils sont plusieurs ! On a beaucoup de jeunes qui font partie du groupe, ils sont de plus en plus réguliers et atteignent un niveau vraiment très élevé. Ikoné, Soumaré… Isaac Lihadji est arrivé, il a beaucoup de potentiel.

Que t’inspire le montant du transfert d’Osimhen (80 millions d’euros) ?

Le football a évolué. Nous, à l’époque, avant de pouvoir attraper un contrat pro, c’était très compliqué. Maintenant, on suit une autre logique. Les clubs misent beaucoup sur la progression du joueur. Le potentiel. C’est un investissement. Ça ne réussit pas toujours. En France, tu es obligé de tenter des coups pour pouvoir te mettre au niveau des autres championnats. 

Quelles sont tes ambitions ? 

Je ne suis pas un joueur qui marque 20 buts et fait 20 passes par saison. Je vais essayer de me montrer régulier et performant pour amener le LOSC le plus haut possible. Je dois aussi aider à développer le potentiel de ces jeunes joueurs, accélérer leur développement, leur donnés les clés pour les faire grandir encore plus rapidement.

Qui va remporter la Ligue des Champions ?

C’est une année compliquée… Sur un match, beaucoup de choses peuvent se passer. Les cartes sont redistribuées. Manchester City et le Bayern Munich semblent un peu plus en avance. Le PSG sera là aussi. Pour eux, ces matchs sur terrain neutre, c’est peut-être un mal pour un bien. 

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Maxime

Né en 1984 le jour d'une victoire 5-0 de l'équipe de France contre la Belgique, je prends depuis les années les unes après les autres sans me poser de question. Aime l'ASSE mais aussi le football.