France - Brésil : les dribbles Joga Bonito
Par dans Paris sportifs
Les gestes techniques, les Brésiliens maîtrisent ! Voici cinq spécialités du football do Brasil avant le match contre la France.
L’otarie de Kerlon
Jongler avec la tête tout en avançant, à la manière d’une otarie : en 2003, le Brésilien Kerlon invente la foquinha, un nouveau geste technique. Ne pouvant toucher le ballon en l’air, les défenseurs s’énervent et multiplient les fautes. L’attaquant de Cruzeiro devient rapidement une cible. Son numéro amuse le public, et on le compare à Ronaldinho pour son habileté technique, mais la foquinha (“petite otarie”) se blesse si souvent que sa carrière ne décolle pas. En échec à l’Inter Milan puis à l’Ajax, brinquebalé dans divers clubs brésiliens, au Japon et à Malte, Kerlon restera pour toujours un simple numéro de cirque.
La simulation de Neymar
Tout le monde simule (pose-toi les bonnes questions) mais Neymar a porté l’art de la simulation à des hauteurs inégalées. Lors d’un Brésil - Argentine, on l’a ainsi vu tomber puis rouler sur plus de 800 mètres, terminant sa course sur le parking du stade. Cette mauvaise habitude lui a joué des tours : en 2012, lors d’un PSG - Strasbourg, il fut expulsé après avoir reçu deux cartons jaunes en trois minutes, le deuxième pour une simulation. Revenu de multiples blessures, le Brésilien évolue désormais à Santos.
Les dribbles arrêtés de Garrincha
Garrincha ? Tout simplement l’idole de Pelé et de Maradona, tous les deux fans du sens du dribble de l’ailier brésilien, star de la Coupe du Monde 1962. “Il jouait pour rendre les gens heureux”, disait l’Argentin. Avec ses jambes arquées, dont la droite plus longue que l’autre, Garrincha ridiculisait ses adversaires avec un geste nouveau pour l’époque : le dribble arrêté. Le principe ? Il prend le ballon, s’arrête, nargue le défenseur puis accélère. Le destin de l’un des plus grands artistes de tous les temps tournera à la tragédie : blessé au genou, il sombre dans l’alcoolisme et meurt oublié de tous, à quarante-neuf ans, en 1983.
L’elastico de Ronaldo
Ce jour-là, il a gagné son surnom de “Fenomeno”: contre la Lazio, lors de la finale de la Coupe UEFA 1998, Ronaldo gratifie le public d’un geste technique rare, l’elastico (flip-flap pour les intimes). L’attaquant de l’Inter Milan déplace le ballon d’un côté à l’autre du pied, créant ainsi un changement de direction trompeur pour le défenseur. Lors du même match, lancé en profondeur, il réussit un passement de jambes devant Marchegiani, met le goal à terre et marque dans le but vide. Un classique.
La Macarena de Ronaldinho
Mains tendues vers le bas puis vers le haut, sur les épaules, la tête, les hanches, et petit saut avec rotation : toute sa carrière, Ronaldinho a régalé le public des discothèques de Paris, Barcelone et Milan en exécutant à la perfection la chorégraphie de la Macarena. Son secret ? Un taux d'alcoolémie suffisamment élevé pour inhiber toute timidité. « J’ai encore en mémoire sa perf’ au Boum Boum après un match du PSG perdu contre Auxerre » se souvient avec émotion Kamel Ouali. De retour au Brésil, Ronaldinho perfectionnera son art en organisant de somptueuses fêtes, avec des mains toujours aussi baladeuses. Le célèbre stade du Macarena, à Rio, a d’ailleurs été baptisé pour lui rendre hommage.
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