Expresso Eleven : le making-of

Par dans

 

Grand succès du mois de décembre, l'Expresso Eleven n'aurait pu naître sans un intense travail d'équipe en interne. L'occasion pour nous de vous montrer les coulisses de Winamax. Entrez !

 

À chaque ouverture d’une table d’Expresso, c’est le même fol espoir, celui de tomber enfin sur un multiplicateur de 200, 1 000 ou même, soyons-fous, 10 000 ! Mais rendons-nous à l’évidence, la loi des probabilités est implacable et, le plus souvent, c’est un simple X2 qui vous attend. C'est pour atténuer temporairement cette inévitable frustration qu’a germé, dans le courant du mois d’octobre, l’idée de redorer le blason de ce bonus trop souvent honni, en en enrichissant le côté ludique. Deux mois plus tard, l’Expresso Eleven s’invitait chez vous, pour vous reconcilier avec le multiplicateur X2 et vous faire gagner jusqu’à 100 000 euros.

Chaque table lancée avec le plus petit bonus déclenchait alors l’apparition de l’une des onze cartes à l’effigie des membres du Team Pro Winamax, que seul le vainqueur de la table ajoutait à sa collection. Les récupérer toutes, sur l’un des sept buys-in proposés permettait de multiplier sa mise par 1 000. Prévu initialement pour tirer sa révérence le 31 décembre, celui qui vous a distribué au total plus de 545 000 euros s’est permis de jouer les prolongations jusqu’au 10 janvier, victime de son succès.

Pour arriver à concrétiser cette idée somme toute simple, il a fallu mobiliser de nombreuses ressources humaines et logistiques en interne, répartir les tâches à effectuer, et lancer ensuite le développement à proprement parler. « Ce fut un véritable projet transversal, ce qui n’arrive pas si souvent, expliquent Julien et Matthieu, fers de lance sur le projet. En plus d'une bonne partie du pôle développement - dont nous faisons partie - nos graphistes ont été énormément mis à contribution, pour toutes les créations animées et en 2D. Le tout était supervisé par notre chef de produit Aurélien ‘Guignol’ Guiglini ainsi que par la direction, qui sont directement intervenus dans le projet à plus d'un titre. »

 


Un défi relevé en équipe


D’emblée, la contrainte des onze cartes est imposée par nécessité statistique, de façon à offrir un juste milieu entre une collection de dix cartes (trop facile à compléter) et un jeu à douze (presque impossible à terminer). Après cela, il convenait pour toute l’équipe de s’accorder sur ce qui sera le plus gros défi du projet : présenter le tirage de la carte par le biais d’une animation fluide, de taille raisonnable mais qui fasse tout de même son petit effet. Et ce, sur tous les supports. Sur ce dernier point, c’est bien vite le mobile qui va poser souci, de par les limitations techniques qu’il impose, où il est seulement possible de développer sous les langages HTML/CSS et Javascript.
 

« Nous voulions dans un premier temps animer l'arrière-plan, avec un pour chaque pro, de la même façon qu’on avait animé le tapis de la table pour le tirage du jackpot Expresso, détaille Julien. Malheureusement, enchainer si rapidement des images si grandes en HTML sur mobile n’était pas possible, même sur des appareils récents. Il fallait donc trouver une idée d’animation cantonnée à une petite partie de l’écran. Nous avons alors pensé à une "explosion" de carte avant de faire apparaître le pro, un peu à l’image de ce que l’on peut voir dans HearthStone (jeu de cartes free-to-play à succès sur mobile et PC, mentionné comme une des principales sources d’inspiration pour le projet). »

Plusieurs techniques d’animations ont alors été testées, pour aller plus loin que ce qu’il est possible de faire en langages Javascript ou CSS. « Nous avons tout d’abord abandonné l’idée d'une vidéo car on ne pouvait pas avoir de fond transparent en HTML sur mobile, poursuit Julien. Le bon vieux gif animé a ensuite été testé, mais le rendu n’était pas satisfaisant à cause d’une palette de couleur limitée. Nous avons donc utilisé la technique d’une animation générée image par image appelée spritesheet, conçue par notre division graphique à partir d’un logiciel 3D. Ce dernier est chargé en mémoire une fois pour toute et déplacé sur la surface voulue pour donner l’illusion du mouvement. »

 

 

Une méthode que nos équipes n’avaient jusque-là jamais expérimentée et qui pourrait bien être réutilisée dans de futurs projets. « Notre équipe de graphistes a ensuite travaillé sur l’univers de ce produit, complète-t-il, et au final, nous en sommes arrivés au dévoilement par hologramme tel qu’il est aujourd’hui. En plus, nous étions plutôt raccords avec l'actualité avec la sortie simultanée de Star Wars VII ! » Afin de limiter le poids global de l’application, une animation commune se déclenche au lancement de l’Expresso avant d’être ensuite déclinée en fonction de la carte tirée au sort.
 

Toujours côté utilisateur, il a été décidé, pour faire apparaître sur l’application la collection de chaque joueur, d'intégrer le tableau des cartes présent sur le site web pour qu'il soit mutualisé. Ce tableau a cependant dû s'adapter aux différents clients qui allaient l’intégrer, en prenant notamment en compte leur taille et les technologies utilisées. Preuve que rien n’a vraiment été simple.
 

Mais le travail à effectuer ne concernait pas que la partie visible par le joueur. Pour traiter du mieux possible le flux important de requêtes reçues sur nos serveurs, un certain nombre d’ajustements invisibles ont dû être faits.

 

 

Cuisine interne


Dans ce cadre-là, une base de donnée nommée Redis a été largement mise à contribution. C’est au sein de celle-ci que sont stockés les résultats des Expresso sous une forme qui permet leur récupération instantanée. « De par le nombre très élevé de requêtes que nous allions immanquablement recevoir sur nos serveurs, il nous fallait utiliser une solution de stockage de données adaptée à la situation. Obtenir les résultats en temps réel était notre priorité numéro 1, » expliquent Julien et Matthieu. Le gain et la perte d’une carte étant calculés suivant l’ordre de lancement des Expresso, il fallait pouvoir afficher au joueur un numéro de séquence lorsque celui-ci lance plusieurs tables en parallèle. Simplifions tout cela avec un exemple concret. Si un joueur se retrouvait à disputer en simultané deux Expresso pour la même carte, il était impératif de connaître à l’avance quelle table avait démarré en dernier, celle-ci déterminant seule le gain ou la perte de la carte en question. « Il fallait donc pouvoir rajouter un numéro d’ordonnancement sur la table, détaille Matthieu, pour que le joueur puisse "prioriser" le dernier tournoi à s’être lancé. Cette évolution a été faite spécifiquement pour ce projet mais pourrait être réutilisée pour d’autres besoins. »
 

Un changement a ainsi été opéré sur le moteur de jeu, permettant la récupération d’informations supplémentaires (ici, le numéro de séquence) afin de pouvoir lancer le tournoi. Par conséquent, il a fallu ajouter une nouvelle étape au processus de lancement des tables. Ce qui ne fut pas facile, car la séquence de démarrage s’en trouvait plus que bousculée et ce, pour l’ensemble des tournois de la plateforme. Dans ces cas-là, il faut mieux se laisser de la marge : « Nous avons lancé la mise en production un mois avant la sortie, pour nous assurer que tout irait pour le mieux, là où une semaine suffit d'habitude amplement, » avouent Julien et Matthieu. Un processus qui s’est finalement déroulé sans accrocs.

 

 

Ne restait alors plus qu’un élément à régler. Lors du lancement de l’Expresso Eleven, le design n’était pas le même entre les versions Android et iOS. Pour cette dernière, un délai de validation d’au moins sept jours est en effet exigé par Apple. Or, c’est uniquement après l’envoi de cette version auprès de la marque à la pomme, qu’est venue l’idée de modifier le bouton Expresso classique avec la charte graphique de l’Eleven, afin de le rendre plus visible au sein du lobby général. Preuve qu’un projet de ce type peut évoluer jusqu’au tout dernier moment.


Rejoignez nos équipes !


L’Expresso Eleven ne constitue que l’un des nombreux défis que relèvent chaque jour nos équipes de développement, une joyeuse bande qui ne demande d’ailleurs qu’à grandir. Chez Winamax, nous recherchons en permanence des développeurs aux profils variés, à même de venir nous renforcer. Alors si l’aventure vous tente, jetez un œil à notre liste de postes et de stages à pourvoir. L'occasion est belle d'intégrer une équipe d'experts jeune et dynamique, au sein d'une entreprise de 110 employés, leader de son marché. Le tout, dans des locaux flambant neufs situés en plein coeur de Paris (voir ci-dessous). Nous n'attendons plus que vous.