Une année de transition

Par dans

L’année 2014 est désormais derrière nous, et il est donc temps d’en dresser le bilan. Pour bien situer les choses dans leur contexte, 2014 fut la première année où j’ai parcouru le circuit live à plein temps. Je me suis beaucoup investi pour jouer un maximum d’étapes sur le circuit, disputant toutes celles du circuit européen, ou encore en me rendant à Macau début Novembre pour participer à l’Asia Championship of Poker.

Je me suis donné les moyens d'atteindre les objectifs ambitieux que je m'étais fixés en début d’année, en investissant mon temps et mon énergie sur tous ces tournois, mais aussi mon argent en prenant part à beaucoup d'épreuves « High Roller ». Par conséquent, j’ai un peu délaissé le cash game, par manque de temps mais aussi de motivation. J’ai toutefois continué de travailler mon jeu, que ce soit en No Limit Hold’em ou en Pot Limit Omaha, format sur lequel je suis satisfait de mon travail et de ma progression, et ce malgré des résultats décevants liés à un très mauvais run.

Je ne vais pas vous le cacher, je suis un peu déçu par le bilan financier de mon année. Je n’ai pas réussi à concrétiser mes nombreux deep run, échouant souvent aux portes des tables finales, au High-Roller du Sismix à Marrakech tout d’abord, puis par deux fois aux WSOP à Vegas, au UKIPT High-Roller de Londres ou encore au WPT de Nottingham.  Mais je reste toutefois très optimiste pour ce qui suit !

Point positif : la régularité est là. En témoigne mon meilleur classement au GPI jusqu’à maintenant avec une 169e place. J’ai gagné en confiance et en expérience tout au long de l’année, et malgré la variance qui n’a pas été très clémente avec moi, j’ai tout de même fini avec de bons résultats online et live (10e au WPT Nottingham, 24e au High Roller de l’EPT Prague). De quoi mieux digérer la frustration qui fait invariablement partie de notre discipline et que j’accepte, mais qui est toujours difficile à digérer lorsqu’on fait le bilan de l’année écoulée.

Je n’ai pas réussi à atteindre les objectifs que je m’étais fixés pour la fin d’année, comme gagner un tournoi live ou atteindre la table finale d’un évènement majeur, mais je n’en suis pas passé loin. Et je sais désormais qu’il ne manque pas grand-chose pour y arriver. Alors je vais continuer à me concentrer sur ce que je peux contrôler et ce que je peux travailler. Cela fait seulement un an et demi que je suis actif sur le circuit live, étant auparavant pleinement concentré sur le cash game. J’ai eu le temps de progresser énormément dans ce « nouveau » format, de perdre mes mauvais habitudes de joueur de cash game, de devenir plus souple dans mes raisonnements en envisageant par exemple des lignes créatives que je n’aurais jamais prises auparavant. J’ai également continué à travailler sur mon mental (je suis d’ailleurs très satisfait de ma collaboration avec mon coach Pier), un domaine que beaucoup de joueurs négligent, mais qui est crucial pour faire la différence contre d’autres excellents joueurs.

Après avoir été sous le feu des projecteurs en 2013, je savais bien qu’il serait difficile de faire aussi bien en 2014. Peut-être ai-je été quelques fois trop impatient lorsque j’étais en passe d’atteindre une nouvelle table finale cette année ? C’est possible. Mais les erreurs que j’ai pu commettre m’ont permis d’affiner un peu plus mon jeu et de gagner en maturité. 2014 fut donc une année « sans » d’un point de vue résultat, mais c’est en passant par  ces expériences et ces périodes plus compliquées que vous devenez un meilleur joueur de poker. Et la saveur des performances et des victoires suivantes n’en est alors que meilleure.


Loosli

En 2013, Sylvain est rentré dans l’histoire du poker tricolore en accrochant la 4e place du Main Event des championnats du monde. Le début d'un parcours d'exception au sein du Team Winamax.

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