Un cash game pas comme les autres !

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Partie 1/5 : Le calme avant la tempête.

Le récit qui suit est réel, et raconté en toute franchise, du mieux que je m’en souvienne. Par respect pour l’anonymat lié au cash game, je ne révèlerais ni le lieu de la partie ni la date, et je ne donnerais pas les noms des autres joueurs impliqués.

Je me souviendrais longtemps de la partie d’hier soir…

Tout a commencé gentiment, les blindes étaient à 10/25 (euros, dollars ou livres, comme vous voulez !) avec des tapis moyens allant de 5,000 à 10,000. Certains joueurs ayant cavé à 30k et même 60k sur la table! Soit quand même plus de 2,000 fois la grosse blinde ! Le plateau étant composé de joueurs réguliers, de deux trois professionnels solides, je pensais que la table était profitable pour moi, mais rien d’incroyable à ce stade. Au bout de 4h je perdais 3,000 sans avoir vu grand-chose, et la partie étant assez molle, je me motivais pour rentrer profiter de ma soirée. Edge ou pas, quand le poker n’est plus un plaisir, c’est le bon moment pour quitter la table.

C’est à ce moment qu’arriva un joueur milliardaire et pas avare de gros bluffs ! Pour l’avoir déjà joué je connaissais son style : tellement intense que non seulement il y avait une bonne possibilité de profit contre lui, mais en plus il y avait de fortes chances que la table disjoncte sous la pression!
Bref plus question de me lever, il va y avoir du sport…

Comme par enchantement d’ailleurs je me mettais à toucher du jeu. Comme si les dieux du poker approuvaient ma décision de rester un peu plus longtemps… J’oscillais entre 0 et +5k, et commençait à prendre la mesure de la table, dont la dynamique avait changé du tout au tout. Montrant quelques petits bluffs préflop, je voulais m’assurer d’une image large qui me serait bien utile dans les gros pots
Et ca marche, les adversaires s’énervent, et tentent de me contrer. Tout a fait conscient de mon image, et sur un petit nuage, je me permets de miser le flop, puis de check caller deux fois avec la bottom paire… « Good call » me dit mon adversaire… Music to my ears!

Plus 10,000 de gains, alors que la table n’en avait pas fini de s’embellir. Les blindes étaient montées à 25/50 à la demande générale, alors qu’arrivait un homme d’affaire à la grosse montre et a la grosse bankroll, bien connu en ces lieux. Visiblement de bonne humeur il commande du champagne à toute la table et nous dit qu’il faut boire, car lui a déjà pris de l’avance dans ce domaine ! Puisque la table accepte, et que j’aime bien les bulles, je me laisse exceptionnellement tenter par un verre de Dom Perignon. Apres tout, si tout le monde boit, ca ne change rien a mon avantage pas vrai ?
Faux !

Cette faute professionnelle allait avoir une conséquence étourdissante quelques mains plus tard…

A suivre…