[Blog] L'ego, un ami qui nous veut du mal

Par dans Général il y a plus de 3 ans.

AladinReskallah
J’ai toujours trouvé étonnant qu’il soit si difficile pour beaucoup de joueurs de poker de reconnaître qu’un adversaire puisse être meilleur qu’eux. Que celui qui ne s'est jamais fait traiter de fish à une table de poker me jette la première pierre ! Pourtant, dans d’autres disciplines comme les échecs ou l’athlétisme, par exemple, ce genre d'aveu semble poser moins de soucis. C’est peut-être parce qu’avec de l’argent impliqué, il est plus délicat d’avouer son infériorité par peur de passer pour le pigeon de la table ? Peut-être aussi que la part de hasard inhérente au poker empêche de distinguer le niveau réel des joueurs ? Ou est-ce tout simplement un refus inconscient de se sentir moins bon que l’autre ?

Déjà, que signifie exactement être le meilleur ? Parle-t-on de tournois ou de cash-game ? S’agit-il de celui qui maîtrise le mieux le jeu GTO ou au contraire de celui qui exploite le mieux ses adversaires ? À moins peut-être qu’on se place simplement du côté des gains purs, ou du plus gros one-time ? De mon point de vue, toutes ces nuances rendent la question floue et prouvent qu’elle n’est pas forcément pertinente, car pas si cruciale dans le fond. C’est sur cette idée que je voudrais m'attarder.

J’ai plongé de plain-pied dans le poker principalement à cause de son aspect compétitif. Lorsque j’ai mis un terme à ma carrière sportive (qui fût, soit dit en passant, largement moins brillante que celle dont je rêvais en regardant les Jeux Olympiques de Barcelone à la télévision), je me suis retrouvé orphelin de l’adrénaline que procure une compétition importante et l’entraînement qui l’entoure.

En effet, je suis véritablement habité par l’envie de gagner, et j’exècre donc la défaite. Je fais partie de cette... Lire la suite