Objectif Lune

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 8 ans.




©F.DUCASSE

Je comptais écrire à propos de Tictrac, la start-up que je soutiens, mais c'était sans compter sur ma (relative) bonne performance lors de l'étape World Poker Tour de Venise la semaine dernière. C'est de ce qui s'est passé après ma sortie dont j'ai envie de vous parler. De la « redescente » qui suit un tournoi comme celui-ci.

Dans le poker comme ailleurs, après une main perdue, une session ratée, un tournoi décevant, le processus de « deuil » suit plusieurs étapes successives. D'abord on nie. Après on s'énerve. Ensuite on marchande. Puis on accepte. Bien entendu, ce processus est bien plus rapide que lors d'un deuil véritable, et la douleur n'est pas comparable. Mais le chemin est cependant assez similaire. C'est une des choses dont était venu nous parler le coach mental Denis Troch, ancien coach de Vikash, lors d'un séminaire du Team.

Qui que l'on soit, face à l'échec, on passe par les mêmes étapes. Déni. Colère. Marchandage. Acceptation.

Nous sommes aux alentours de 19 heures lorsque je me fais éliminer du WPT Venise avec As-3 contre As-Roi. Douzième, une place ultra-décevante forcément, vu les attentes que j'ai.

Sur le moment, je suis effondré, et un peu énervé. Je sais que je n'ai rien à me reprocher sur le dernier jour, j'ai perdu avec deux As contre As-Roi à tapis avant le flop pour un pot énorme. Les papiers sont donc en règle. Pourtant, je suis complètement à l'ouest, la tête qui tourne, je ne réalise pas encore. Je suis probablement dans le déni, alors je me force à faire une analyse objective de mon tournoi.

Je note rapidement sur le bloc-notes :

''Day 1 et 2, j'ai run très très hot en jouant tout de même de moins en moins bien, gros problèmes de concentration et de... Lire la suite

Make a wish

Par dans Tournois Live il y a plus de 12 ans.

La fenêtre de notre chambre donne sur la cour de l'hôtel. En son centre, une fontaine. Ambiance rétro. Pas un bruit, excepté l'écoulement de l'eau. On se croirait dans un roman d'Agatha Christie, où dans un partie de Cluedo. Je peux presque imaginer le colonel Moutarde se faufiler en douce vers la bibliothèque, un chandelier à la main. A peine avions nous posé nos sacs que je sortais de ma poche une vieille pièce de 20 pence qui trainait dans mon portefeuille. Visant en direction du bassin, j'adresse une prière à la statue : « puisse cette semaine être plus agréable que les deux précédentes. » Yuestud m'imite aussitôt : « puisse l'un de nos joueurs arriver en table finale ! On va pas mettre tous nos voeux... » Je termine la phrase : « ... dans le même panier ! »

Venise ! Un cadre surréaliste pour un tournoi de poker, et un vrai dépaysement. Même la Cité des Doges possède son propre casino, les pieds dans l'eau, comme il se doit, et dans un bâtiment du 16ème siècle, s'il vous plaît.

Après San Remo et Monte Carlo, il est temps de conclure notre grande trilogie méditerranéenne avec une toute nouvelle étape du World Poker Tour. Les deux dernières étapes de l'EPT furent plutôt du genre doux-amer pour le Team Winamax. A San Remo, seule Alexia terminait dans les points, éliminée en 57ème place le troisième jour de l'épreuve. Peu avant la bulle, Arnaud sortait après avoir joué un pot valant deux fois la moyenne, à tapis avant le flop avec QQ contre le A6 de Michael Tureniec.

Une semaine plus tard, à Monte Carlo pour la grande finale de l'EPT, c'est Ludovic Lacay qui allait nous faire vibrer, faisant grimper son tapis avec régularité jusqu'à atteindre l'avant dernière journée de l'épreuve.... Lire la suite