[Blog] Poker: it's coming home, too !

Par dans GénéralTournois Live il y a 21 jours.

Joao Vieira : poker, it's coming home, too
Au moment où je commence à rédiger ces lignes, le Portugal est éliminé de l’Euro depuis exactement 8 jours, 19 heures et 32 minutes. Je suis encore endeuillé. Et le coach Stéphane m’a demandé d’écrire là-dessus, sur le processus de deuil. Alors allons-y.

Les experts l’affirment : faire son deuil exige de passer par cinq étapes successives. Déni. Colère. Marchandage. Dépression. Et enfin : acceptation. Disons-le tout net : je suis encore solidement ancré dans la phase “Colère”.

De toute façon, je n’ai jamais vraiment prêté attention à ce que disent les psys. Là tout de suite, le projet est plutôt de passer par mes propres étapes du deuil, cuisinées à ma façon. Colère. Encore un peu plus de colère. Travail. Travail (acharné). Et enfin : bracelet.

Dans ma tête, le Portugal reste Champion d’Europe. Bon, c’est vrai que cela ne sera peut-être bientôt plus le cas. Mais on ne sait jamais. Qui sait, peut-être que le tournoi va être annulé à la dernière minute ? On a vu des trucs plus dingues se produire. Bon, là j’imagine que je suis en train de faire ma transition vers la phase “Marchandage”... (Note de la rédaction : on imagine que depuis l’écriture de ce blog il y a huit jours, tu as dû entendre quelques cris de joie en provenance d’un de tes coéquipiers, un certain Italien à moustache. Navré, João.)

Peut-être que nous avons perdu le Championnat, mais nous n’avons pas perdu l’état d’esprit du Champion. Le Portugal est plus que jamais en quête d’or cette année. Les World Series of Poker arrivent. Et je connais un mec, il est complètement d’attaque.

Full ring, short-handed, heads-up. Deux cartes, quatre cartes, cinq cartes, voire carrément sept cartes en main. Des jeux où l’on voit des flops, des jeux où l’on tire... Lire la suite

[Blog] Six mois à la loupe

Par dans Général il y a 28 jours.

Blog François Pirault Facebook

Depuis le début de ma carrière pro en janvier 2015, je partage publiquement mes objectifs et réalise un point sur leur avancée à chaque moitié d'année. Les poser formellement permet de donner une direction à ses rêves et de se mettre en marche pour les réaliser. Pour les définir, j'estime tout d'abord le nombre de semaines de travail sur l'année. Une fois la tâche accomplie, je multiplie ce chiffre par ma semaine type qui comprend 4 sessions, 18-20 heures d'études de jeu et 3-4 heures de travail mental. Quand le nombre de sessions est fixé, j'estime mon retour sur investissement moyen par session pour fixer un objectif financier. Bien que ce dernier soit celui qui attire l'œil, les objectifs les plus importants concernent toujours ceux qui amènent le résultat et non le résultat lui-même. Il faut investir son énergie dans le processus : plus celui-ci est bon, plus la progression et les résultats viendront sur le moyen/long terme.

Work in progress

Tableau Heures TravailObjectif 1 : 100 sessions
Réalisé : 94 sessions (dont 8 streams) pour 713 heures au total

Excepté un bref passage en direct lors de la Semaine 6 de la Top Shark Academy, c'était la première fois de ma vie que je streamais ! Ayant pris l'habitude lorsque je joue de détailler à voix haute mon processus de réflexion, je n'ai pas ressenti trop de difficultés à m'y mettre. Par contre, je suis moins à l'aise pour le côté divertissement et l'aide de PonceP m'est précieuse pour dynamiser mes passages sur Winamax TV.

Objectif 2 : 450 heures de travail technique
Réalisé : 322 heures et 55 minutes

Une grande partie de mon travail en dehors des tables a été mis au profit d'un groupe de trois joueurs que je coache sur un an. Grâce à leurs nombreuses questions, cet échange... Lire la suite

[Blog] Un Vegas à 100K

Par dans Tournois LiveLife Style il y a 2 mois.

Blog Pierre Calamusa Vegas
Il y a quelques semaines, nous avons appris LA bonne nouvelle : les World Series of Poker reviendront fin septembre. Une annonce qui me remplit d'espoir et d'optimisme. Récemment, les images de Sonny Franco et Arthur Conan écumant les casinos américains avec succès (à eux deux, ils ont accumulé plus d'un million de dollars de gains en tournois rien qu'au WPT Seminole, en Floride) ainsi que l'excellent dernier article de notre rédaction sur le sujet [Note de la rédaction en question : merci Pierrot] m'ont conforté dans cette idée : le circuit live est bel et bien en train de revivre, alors que la plupart des joueurs n'ont pas joué la moindre main dans une salle de poker "en dur" depuis plus d'un an.

Autre bonne nouvelle, plus perso : j'ai profité d'un joyeux good run durant le second confinement. Ma bankroll est au beau fixe ! Résumons : les WSOP sont bientôt là, mon capital poker est dans le vert, et je reste encore et toujours LeVietF0u. Trois raisons largement suffisantes pour tenter de réaliser un braquage en Amérique. J'ai donc décidé, en toute simplicité, d'investir 100 000 $ dans mon prochain voyage à Vegas !

Souriez, tout sera filmé !

Calamusa WSOP
Allez, une autre annonce qui fait plaisir : si tout se passe comme prévu, mes aventures à Sin City seront intégralement filmées ! Vous êtes peut-être déjà au courant : j'avais profité du confinement pour m'aventurer sur un terrain encore peu exploré dans le milieu du poker : le video blogging, ou vlogging. Il y a dix ans, j'aurais payé cher pour mater des vidéos quotidiennes des aventures vegassiennes de mes héros de l'époque : Anto Lellouche, Ludo Lacay ou Guillaume "johny001" de la Gorce. J'aurai donc un objectif supplémentaire cette année : en plus de gagner mon premier... Lire la suite

[Blog] WSOP 2042 : mon coverage exclusif

Par dans Général il y a 4 mois.

Guillaume Diaz WSOP 2042
Comme chaque année depuis 1970, les World Series of Poker sont attendues par tout ce que la planète compte de gamblers affamés de cartes, tous en quête d’un certain prestige déguisé sous la forme d’un bracelet… et bien sûr des millions de dollars mis en jeu. Mais du côté francophone, cette édition 2042 des Championnats du Monde est encore plus attendue. Pourquoi ? Parce que le tenant du titre sur le Main Event n’est autre que Davidi Kitai. Cela fait déjà presque un demi-siècle qu’on le surnomme « Le Génie » mais le Belge réussit encore à nous claquer régulièrement des étés d'anthologie : l'année précédente, il est parvenu à ramener deux bracelets supplémentaires à la maison. Celui du « Big One », donc, mais aussi celui du Super Mega Seniors Event, où il a réussi à priver Doyle Brunson, 107 ans et toutes ses dents, d’un 28e bracelet. Dommage pour Texas Dolly : une victoire lui aurait permis d’égaler le record de Phil Hellmuth !

Mais il y a une autre raison qui explique pourquoi ce 73e été sous le cagnard brûlant du Nevada attire encore plus de tricolores que d’ordinaire, pourquoi TF1 a une nouvelle fois signé un chèque monumental pour s’assurer les droits exclusifs de diffusion, pourquoi toute une nation a les yeux braqués sur Las Vegas tout au long des mois de juin et juillet. C’est parce que le futur du poker bleu-blanc-rouge est en marche. Kylian Sanchis (c’est comme ça qu'il s’appelle) a en effet soufflé sa 21e bougie il y a quelques semaines à peine : il fera ses grands débuts sur ces WSOP 2042. Qu’on se le dise, Kylian n’a pas fait le voyage pour admirer les fontaines du Bellagio ou découvrir les joies du Rhino. Certes, la tentation est partout à Vegas, surtout à cet âge, mais le jeune espoir n’a d’yeux que... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 6)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus d'un an.

Romain Lewis Blog

Résumé de l'épisode précédent : alors que vient de sonner le dinner break du Day 5, il ne reste plus que 237 joueurs en course sur le Main Event des WSOP et le chipleader se nomme Romain Lewis ! Jusqu'où se poursuivra la belle histoire ? Réponse dans cette sixième et dernière partie fleuve.

Un retweet et je ferme tout. J’éteins la connexion avec le monde extérieur. Stéphane est là en avance pour me ramener à la villa. J’aperçois un petit sourire sur le coin de sa bouche. Ne vous attendez pas à une quelconque explosion de joie : ce sera la plus grosse expression d’excitation que nous vivrons ensemble durant ce dinner break. En grignotant un bout, le coach me raconte quelques anecdotes datant de sa carrière de tennisman. Il doit savoir que parler poker ne servirait pas à grand-chose. Je n’arrive pas à savoir s'il fait semblant d’être occupé sur son téléphone ou s’il l'est réellement mais on ne parlera pas beaucoup plus durant cette pause. C’est la grosse différence entre un coach et n’importe quel autre humain. Ici, à la place de Steph', en face d'un de mes amis ou connaissances, j’aurais eu beaucoup de mal à ne pas vouloir en savoir plus sur le déroulé du tournoi. Je prends une petite note mentale.

Ce genre de pause est ultra relaxant. Je fais quelques longueurs dans la piscine histoire de me rafraîchir et sortir quelques instants de cette chaleur infernale. Steph' me fait signe : il reste quinze minutes, c’est l’heure de repartir. Quelques mots d’ordre dans la voiture, peu ou prou les mêmes que d'habitude : patience, moment présent, rigueur et acceptation. Je réponds à ses encouragements avec un petit clin d’œil avant de refermer la porte. Le clin d’oeil de la confiance. J’ai une nouvelle pensée.... Lire la suite

[Blog] Top 5 : mes pires moments de poker

Par dans Tournois LiveTournois OnlineCash Game Online il y a plus d'un an.

Gaëlle Baumann Blog Facebook

En cette étrange période de pénurie de tournois live, sans grand-chose à se mettre sous la dent niveau poker (en dehors des Summer Shots évidemment), je vous propose de vous replonger avec moi dans mes pires et meilleurs souvenirs de poker depuis mes premiers pas en 2006. Histoire de terminer par une note positive, commençons cette semaine par le Flop 5.

5) Les Rois maudits

Dans une carrière de poker, il y a des mains qui vous marquent au fer rouge. C'est l'un des rares jeux ou l'issue d'un seul coup peut changer une vie. Je sais, cette phrase fait très Casino Royale, mais c'est la réalité. C'est d'ailleurs aussi pour ce genre de frisson qu'on aime tellement ce jeu. La main en question, beaucoup d'entre vous la connaissent déjà certainement.

Gaëlle Baumann

Plus tôt cette journée-là.

Nous sommes au Day 5 du Main Event des WSOP 2012. Il ne reste que 30 minutes avant la fin de la journée. J'ouvre une magnifique paire de Rois. Tout en effectuant une relance UTG, je discute avec mon voisin de gauche, le Canadien Timothy Adams. Je ne vois donc pas ce qui se trame de l'autre côté de la table. Après un fold général, la parole arrive à la petite blinde, Andras Koroknai, joueur hongrois qui annonce all-in pour 1,2 million  de jetons, soit un tapis de 40 BB. Je jubile, mais la joie est de courte durée.

Au moment d'annoncer call, je me tourne vers mon adversaire... et vois ses cartes partir dans le muck. Il n'avait pas vu ma relance et pensait être en tête-à-tête contre la grosse blinde qui était short stack. Suite au fold de cette dernière, il pensait simplement avoir gagné le coup. Après la confusion générale autour de la table, le floor finit par prendre la décision de faire payer à Koroknai uniquement le montant de... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 5)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus d'un an.

Romain Lewis Blog Facebook

Résumé de l'épisode précédent : passé à une river de l'élimination suite à une longue période card dead et deux lancers de pièce perdus, Romain Lewis s'est complètement relancé dans ce Main Event des World Series of Poker grâce à un brelan floppé parfaitement rentabilisé. Nous sommes en fin de Day 4, le Bordelais est en table TV secondaire et le meilleur reste à venir...

En une heure de live, on joue environ vingt-cinq mains. Sur le Main Event des WSOP, ce chiffre se situe plutôt autour de vingt. On reçoit une paire d’As toutes les deux cent vingt et une mains en moyenne, ce qui équivaudrait donc à une fois par jour environ. Si je devais choisir le moment où je la découvre, j'opterais pour le dernier niveau, celui qui vaut le plus d’oseille.

Deux heures restantes au compteur pour aujourd’hui. Dernier niveau atteint. Cartes distribuées. Les voilà, deux beaux Aces. Un petit sentiment de légèreté envahit mon corps. Je n’ai toujours pas joué assez d’heures pour être intérieurement indifférent à ces moments trop rares. Sans trop me précipiter, je saisis quatre jetons oranges, les cale entre mon index et mon pouce et les pose juste derrière la ligne blanche. J’aperçois un bâillement chez un de mes voisins de gauche alors qu'il rend ses cartes. Je me rends compte que la combinaison Deliveroo sushis / saut dans la piscine de la villa il y a quelques heures lors du dinner break était la bonne. Je me sens bien frais. Encore plus muni de ce monstre.

Kiss my aces

Cela fait une minute que le joueur canadien deux crans à ma gauche hésite. Une voix s'infiltre dans ma tête : « Sur-relance moi, je t’en supplie. » Je jette un coup d’œil à son stack et aperçois qu’il détient autant de jetons que moi. Je ne vais... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 4)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus d'un an.

Résumé de l'épisode précédent : au terme d'un Day 3 en formes de montagnes russes émotionnelles avec plusieurs coups d'une intensité folle, Romain Lewis a réussi à atteindre pour la première fois les places payées du Main Event des World Series of Poker. Mieux, le Bordelais possède un très joli tapis qui lui permet d'espérer aller encore bien plus loin. Alors que l'écrémage va commencer, Romain regarde lui vers le haut...

Blog Romain Lewis Facebook

Matin du Day 4. 10 A.M. comme on dit de ce côté de l'Atlantique. Je vous passe le rituel matinal, aujourd’hui tout va trop vite. Plus d’un millier de rescapés ont eu le temps de souffler et de se reposer depuis la veille au soir. Le bonheur des centaines de shortstacks est rapidement interrompu par la réalité de la situation. Le plan survie a fonctionné mais ce n'était pas le plus difficile. Le plus angoissant peut-être mais pas le plus difficile. La prochaine étape, les prochaines blindes, les prochaines orbites : toutes occasionneront des pertes.

J’ai une pensée qui me tourne dans la tête. D'un côté, il reste 15% du field donc je pourrais me croire loin dans le tournoi ; sauf que de l'autre, si l'on raisonne purement en nombres d'heures de jeu, je ne suis même pas au tiers du parcours pour aller jusqu'au bout. C’est assez étrange. Je dois me défaire de cette pensée car elle est négative mais bon… je n’arrive pas à croire que je n'en suis potentiellement qu'au tiers de mon tournoi.

Lancers de pièces capricieux

J’arrive parmi les premiers à ma table. J’ouvre mon sac. La pression monte un peu. En l’espace de deux minutes la table se remplit, la motivante et iconique musique des WSOP résonne dans l'Amazon. Des "good luck" collectifs fusent autour de la table. De "véritables"... Lire la suite

[Blog] La vie sans live

Par dans Life Style il y a plus d'un an.

Blog Adrián Mateos

Au milieu de l'incertitude qui régit actuellement nos vies, j'ai conscience que le poker est loin d'être une priorité pour beaucoup de gens en ce moment. Je pense cependant que parler de choses banales est une bonne façon de s’évader et d'oublier la réalité du quotidien.

Inutile de dire à quel point le Covid-19 a déjà et va continuer de changer nos vies dans des domaines très divers (santé, social, culture, économie, emploi, etc.). Je ne peux rien dire d'autre, à ce stade, que de vous souhaiter à tous le meilleur. D’un point de vue du poker, il y aura aussi des bouleversements. Côté online, les chiffres sont excellents, mais en ce qui concerne le poker live, c'est une autre histoire. À ce niveau-là, Las Vegas fait figure d'exemple frappant.

World Series of Confinement

Compte tenu du scénario actuel, nous savions tous que l'édition 2020 des WSOP ne pourrait pas avoir lieu cet été. Pourtant, l'organisation n'a pas opté pour une annulation brutale mais un report à l'automne prochain. Pour dire vrai, à ce jour, j'ai encore du mal à croire que le Main Event et quelque autre tournoi des World Series puisse être joué en octobre ou même en novembre. Je pense que d'ici là, il y aura toujours de la peur et de l'incertitude, ce qui freinera forcément les dizaines de milliers de joueurs qui viennent habituellement depuis les quatre coins du monde à faire le déplacement pour s'enfermer dans une pièce et toucher des cartes et des jetons.

Au début de la crise sanitaire, Winamax a pris la décision d'annuler la Grande Finale du WiPT, une démarche cohérente à ce moment-là, qui s'est répercuté sur l'ensemble du circuit live. Sans avoir d'informations de première main, il me paraît évident qu'il nous faudra un certain... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 3)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus d'un an.

Résumé de l’épisode précédent : plus motivé et concentré que jamais au départ d'un tournoi qui le fait rêver depuis l'adolescence, Romain Lewis a franchi sans trembler les deux premières journées du Main Event des WSOP 2019, après avoir fait face à quantité de spots compliqué. Mais les places payées sont encore loin : le marathon ne fait que commencer...

Romain Lewis
En ouvrant les yeux le matin de ce huitième jour de juillet 2019, je remarque une détermination interne entièrement renouvelée. La veille, j’ai galéré tout du long mais j’ai réussi à finir le Day 2 à mon plus haut point. Place à une toute nouvelle journée. Et qui dit nouvelle journée dit nouvelles ambitions… et nouvelles histoires à inventer.

Le soleil tape à travers les fenêtres. Je sors du lit et constate que le réveil était sur le point de sonner. Petite satisfaction que d’avoir battu la sonnerie sur la corde. Comme si j’avais dormi exactement le temps qu’il fallait ! C’est peut-être un bon signe. Le matin du Day 3 du Main Event des WSOP, on prend tous les bons signes qui se présentent.

Une chose qui est sûre : la journée va être longue. Une autre qui l’est moins : les places payées. Elles seront atteintes en fin de soirée… ou alors, dans le pire des cas, le lendemain, dès le début du Day 4. Un flash me traverse l’esprit : je suis éliminé juste après le coup d’envoi du Day 4, sans être ITM. Je réalise aussitôt que je suis en train de me projeter, ce qui va à l’encontre de mon objectif principal (primordial, même !) sur l’ensemble du tournoi. À savoir : éviter à tout prix de se projeter dans le futur et/ou de buter sur le passé, et rester dans le moment présent.

Pour le coup, c’est un objectif agréable : là tout de suite, en ce matin du Day 3, le... Lire la suite