[Blog] Le grand bouillon de culture

Par dans Général il y a plus d'un an.

Blog Aladin Reskallah
¡A por ellos!: génèse d’une expression et considérations d’ordre culturel

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez peut-être remarqué que cela fait déjà un moment que je ponctue mes messages avec l’expression ¡A por ellos!, paraphrasant ainsi Adrian Mateos, pour qui la méthode semble fonctionner à merveille.

Superstition ou coïncidence : aussitôt après l’adoption de ce mot-clé, j’ai deep-run à Monaco, avec un ITM dans le National HR et une frustrante mais encourageante 13e place sur le Main Event. La finale et les gros sous étaient à portée de main : ce résultat n’a fait qu’augmenter ma motivation, me permettant de réaliser que la grosse perf’ était quelque chose d’envisageable, de tangible, et non un rêve inaccessible.

Oui : trois petits mots répétés comme un mantra peuvent favoriser la motivation et la concentration, au même titre que d’autres routines qui aident à se mettre dans le bain de la compétition. Mais, voulant aller au-delà de ce qui était au départ une simple blague, j’ai voulu creuser un peu et en comprendre le sens. Grâce à Leo Margets, je me suis rendu compte que ces mots étaient ancrés dans la culture espagnole. ¡A por ellos! On peut traduire cela par « Let’s go get them! » en anglais, ou « Allons se les faire ! » en français.
 

L’expression fut popularisée (ou plutôt remise au goût du jour) durant les années 2000, lors des épopées espagnoles à l’Euro et la Coupe du Monde de football. Mais il faut savoir qu’elle est clivante : certains lui trouvent une connotation violente. On a pu par exemple l’entendre dans les manifestations qui ont émaillé l’histoire récente de l’Espagne. On peut donc dire qu’utiliser cette expression nous fait plonger au cœur du pays de... Lire la suite

[Blog] Swings autour du monde

Par dans Tournois LiveCash Game Live il y a plus de 3 ans.

SISMIX
Lors de mon dernier billet, je vous avais laissé juste avant la grande Finale du Winamax Poker Tour à Paris. Je sortais de deux mois fastes de grind online, avec des gains avoisinant les 60 000 euros. C'est donc avec confiance et entrain que j'abordais cette date importante de mon calendrier au Cercle Clichy-Montmartre.

Chapitre I : Tour de chauffe à Paris

J'affectionne particulièrement les événements estampillés Winamax car ils permettent une pratique fun du poker, qui tranche avec le sérieux et la sobriété des EPT ou des WSOP. La finale s'est bien déroulée pour moi, avec une belle quatrième place sur le High Roller pour 33 000 euros. Je nourris quelques regrets puisque j'étais large chipleader à quatre joueurs restants, mais un bluff raté et stratégiquement inutile contre Alexandre Reard m'a fait tomber à vingt blindes. Un flip plus tard et je prenais la porte au pied du podium. 

Chapitre II : Sans-limites à Macao

VietDou
Rapidement après mon escapade parisienne, Macao est arrivé. J'avais décidé de faire un écart après mon bon début d'année et je prévoyais de prendre des shots (au poker, bien entendu) à Macao ou à Vegas, selon la taille et la qualité des fields que j’allais affronter. Je me suis vite rendu compte que les tournois et les parties de cash-game n’étaient pas trop relevés. J'ai donc beaucoup joué : quatre tournois à 2 500 euros, le High Roller à 12 000 euros, deux tournois à 1 100 euros et le Main Event à 5 300 euros. J’ai également joué highstakes en cash-game, beaucoup en 100/200 HKD - divisez environ par huit pour convertir en euros - et jusqu'en 200/400 HKD avec straddle (blinde supplémentaire valant le double de la grosse blinde).

Cela s'est hélas très mal passé, je n'ai pas très bien joué et... Lire la suite

[Blog] Pura Vida

Par dans Life Style il y a plus de 4 ans.

Pura Vida. Traduisez par « La vie est belle ». Cette expression est incontournable au Costa Rica, un pays que je souhaitais visiter depuis quelques temps déjà. C'est la terre d’expatriation de nombreux joueurs de poker américains à la suite du Black Friday, mais surtout un pays reconnu pour sa beauté exceptionnelle et la richesse de sa biodiversité.

Avec mes nombreux déplacements sur le circuit international, il ne m’était pas facile de trouver un créneau pour aller voir un ami à moi qui s’y est installé depuis deux ans, un joueur que vous avez pu croiser sur les tables de Winamax puisqu’il est l’un des WIP « sportifs » sur la room : Raphaël Brunis, skater de haut niveau ayant fait la transition vers le poker pro ces dernières années. Alors quand j’ai commencé à préparer mon déplacement à Miami pour aller jouer une série de tournois, je me suis rendu compte que San Jose, la capitale du Costa Rica, n’était qu’à trois heures de vol de la Floride. Pour sûr, c’était l’occasion parfaite de passer deux semaines chez lui - le minimum pour pouvoir vraiment en profiter. Le calendrier s’y prêtait parfaitement puisque les Winamax Series tombaient aux mêmes dates : j’allais donc pouvoir grinder avec le meilleur créneau horaire possible (huit heures de « retard » sur la France).

Après avoir déjà pris une semaine de vacances au ski, je comptais bien me remettre au jeu online, tout en profitant un peu du décor. Le plan était simple : essayer de faire une session de surf par jour et faire un volume conséquent de poker, notamment sur les Series.

Surf

L’un des objectifs de mon voyage était de pouvoir enfin consacrer un peu de temps à améliorer mon niveau en surf, un sport que j’ai commencé à pratiquer il y a... Lire la suite