[Blog] Attention au claquage !

Par dans Général il y a plus de 2 ans.

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Le métier de joueur de poker professionnel ressemble énormément à celui d’un sportif de haut niveau. Pour faire partie des meilleurs, il faut attacher de l’importance aux moindres détails. Un détail primordial selon moi : la préparation. C’est pourquoi pendant mes périodes intenses de grind online (du genre : les Winamax Series), j’ai instauré une certaine routine avant mes sessions. Tout part de l’échauffement. Indispensable de chauffer les ischios, les quadris, ou encore les adducteurs pour éviter toute blessure en cours de match. Claquage, civière en milieu de session ou encore carton rouge peuvent vite arriver.

Ici je vise surtout à préparer mon cerveau à accepter tout ce que ce jeu de cartes peut nous faire subir. L’objectif recherché est de pouvoir jouer le plus souvent possible dans mon état optimal de performance, la fameuse « zone » : intouchable, rien ne peut nous impacter, même pas l’avion en papier d’un ultra, ou même les insultes de Materazzi dans les prolong’.

A quoi sert l’échauffement de session ?

A réunir toutes les conditions pour jouer à un haut niveau dès la première main.
Permet d’identifier vite et avec précision tout problème mental ou technique.
Se prévenir du stress, réduire la pression et l’anxiété.
Séparer le poker de tout le reste.
Se mettre dans un bon état d’esprit : positif et enthousiaste.
Laisser le court terme de côté afin que l’enchainement de « bust » pendant la session ne nous affecte pas de manière négative.

Quels moyens mettre en place pour arriver préparé ?

Ivan Deyra
Sport, méditation, visualisation. Pour la méditation je conseille l’appli de Fedor Holz : Primed Mind, elle est spécialisée pour le poker, on peut y trouver des séances allant de 5 à 20min sur les thèmes... Lire la suite

[Blog] Mes huit commandements pour 2018

Par dans Général il y a plus de 3 ans.

Pour mon tout premier article de l'année sur le blog, et pour faire honneur aux traditions, j'ai décidé de vous présenter mes résolutions, en espérant qu'elles puissent être utiles à vous aussi (aux tables comme en dehors), et que ma motivation soit contagieuse !

I. Mes objectifs pour 2018, j'écrirai

ToDoList
Être capable de coucher sur le papier les buts que vous souhaitez atteindre l'année à venir est la première étape indispensable pour vous donner les moyens de réussir. Tâchez de raisonner votre ambition : fixez-vous des sous-objectifs, qui joueront le rôle d'étapes plus faciles à atteindre que vos objectifs de long-terme. Par exemple, si vous souhaitez devenir un expert de la stratégie GTO, commencez par décomposer la tâche qui vous attend en plusieurs segments : être capable d'analyser une stratégie préflop, puis au flop selon les textures, etc...

Il s'agit de prioriser vos résolutions, en réfléchissant au degré d'importance que vous y accordez et les bénéfices que vous espérez en tirer. Derrière, il faudra mettre en place le plan d'action dont vous aurez besoin pour vous y tenir. En ce qui me concerne, mes principaux objectifs poker en 2018 sont au nombre de deux :

Gagner un titre majeur.
Terminer l'année avec un profit supérieur à un million de dollars.

Forcément, il va me falloir participer à un maximum d'évènements et de festivals en live, ce qui sous-tend un sous-objectif d'organisation et d'optimisation de mes déplacements sur le circuit.

II. Mon jeu, je travaillerai

WorkWorkWork
Vous êtes probablement déjà au courant : en 2018, si vous souhaitez gagner de l'argent grâce au poker, il vous faut mettre les mains dans le cambouis et travailler un peu votre jeu. Entre les contenus... Lire la suite

[Blog] Cherchez l'erreur

Par dans Tournois Live il y a plus de 5 ans.

Je viens de sauter d’un Side Event à 2 000 dollars du PCA aux Bahamas, un tournoi de plus sans résultat parmi une liste qui commence à s’allonger depuis le long festival de Prague en décembre.

Si cela me pose un problème, c’est que je sais qu’aujourd’hui j’étais très loin de jouer mon A-Game, j’ai pris beaucoup de mauvaises décisions. Cet enchaînement d’erreurs m’a coûté presque tout mon tournoi. Sur toutes les autres épreuves disputées depuis mon arrivée aux Bahamas, dont le Main Event du PCA, j’étais très satisfait de mon jeu. On ne peut pas en dire autant aujourd’hui. Dès mon premier mauvais call, j’ai senti monter en moi un certain agacement et de l’énervement, contre moi-même et probablement contre les cartes aussi. Ce genre de réaction est pourtant très inhabituel chez moi.

Si j’étais joueur de tennis professionnel, je dirais que j’ai "balancé" mon match aujourd’hui. Dès la première mauvaise décision, je sentais intérieurement que j’aurais du mal à jouer mon meilleur poker et que la journée allait être courte. Pourquoi n’ai-je pas réussi à corriger le tir ? À moi de chercher l’erreur sur cette journée. À chaud, je dirais que j’ai pris mes décisions à la légère, n’étant sans doute pas assez motivé, ni excité par les enjeux du tournoi.

Cela me paraît important d’identifier rapidement ce qui ne va pas et de corriger mes erreurs. Le poker est clairement un jeu d’erreurs, et c’est celui qui en fait le moins qui s’en sort le mieux, en excluant la variance bien entendu. Aujourd’hui mon mental m’a fait défaut, et je m’en veux car que je considère que je ne devrais pas être aussi contre-performant avec mon expérience, ne serait-ce que sur une journée.

"Le succès ne consiste pas à ne jamais faire... Lire la suite

Faire du ciel le plus bel endroit de la terre

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 8 ans.


Tout joueur actif sur le circuit international du poker est amené à beaucoup voyager. Pas autant que Georges Clooney dans "In the air" mais tout de même à une sacré fréquence. Après cinq années passées sur le circuit, j'ai dû prendre une bonne vingtaine de compagnies différentes et visité une multitude d'aérogares.

J'ai tout vu : des avions contenant encore des cigarettes dans leurs cendriers, des hôtesses sur des liaisons à destination de Paris qui ne parlent ni français ni anglais, des sièges qui ne se penchent pas, des plateaux repas immangeables car bourrés de curry, mais aussi des hôtesses qui te réveillent d'un sommeil profond pour te demander si tu veux acheter un truc au duty free !

Mais jamais, et j'ai bien dit jamais, une compagnie ne m'a autant mis en tilt que Air France.

Au début de mon aventure chez Winamax, j'habitais encore à Toulouse. Face aux nombreux voyages que j'allais effectuer, j'ai choisi de payer un peu plus cher pour plus de confort, me disant que les retours Flying Blue (la carte de fidélité Air France) à long terme seraient plus intéressants que l'économie et la prise de tête constante qu'apportent Easyjet et autres compagnies low cost.

Les premiers mois se passent plutôt bien : je profite des 366 destinations desservies par le groupe pour me rendre à tous mes tournois, la plupart grâce à des vols directs et, même si je constate quelques retards, ceux-ci sont rarement dommageables. Quand début mai je dois me rendre à Vegas pour jouer le 25,000$ du Bellagio, je book donc un voyage Toulouse-Paris-Atlanta-Vegas avec une sourire en coin voyant les miles que je vais gagner, étant confiant de mon calcul.

Si le premier vol se passe sans... Lire la suite

Player is on tilt

Par dans GénéralTournois LiveCash Game Online il y a plus de 10 ans.

Cela fait quelques mois que j'éprouve les plus grandes difficulté à gagner sur Winamax... Il est temps de faire le bilan, histoire d'essayer de comprendre les raisons de cet échec. Le début des ennuis remonte à mon intégration dans le Team, en octobre dernier. A ce moment commençait un bad-run qui allait durer 30,000 mains et durant lequel j'allais perdre 35,000$ en espérance de gain (cette somme correspondant donc à la différence entre mon résultat réel et le résultat espéré si les probabilités avaient été respectées). Cette mauvaise passe, couplée à une sélection de table inexistante et un niveau de jeu en baisse, est venue noircir des résultats plutôt correct en tournoi.

Ainsi, j'avais succombé au fameux syndrome du Team Winamax... Un syndrome qui, avant mon intégration, m'avait toujours fait sourire quand j'entendais mes camarades en parler. Avant que j'en devienne moi-même la victime ! Ce syndrome, on peut le définir très simplement en deux temps : « live donkament boomswitch », puis « online cash-game doomswitch ». Traduction : quand on entre dans le Team Winamax, on « chatte » tout de suite en tournoi live, avant de subir un très violent coup de mou en cash-game.

Cela s'est parfaitement illustré pour moi. J'ai connu la victoire à Evian dès mon second tournoi live aux couleurs du Team. Dans le même temps, j'ai connu autant de sessions négatives en quatre mois que je n'en avais connu durant les deux années précédentes...

La malchance n'explique pas tout. Moi qui passais beaucoup de temps à sélectionner mes tables et choisir minutieusement sur quel adversaire je voulais avoir la position, je me suis retrouvé du jour au lendemain à jouer n'importe qui, n'importe quand, et, plus... Lire la suite