Pourquoi est-ce que je joue encore au poker ?

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 5 ans.

« Pourquoi est-ce que je joue encore au poker ? » : c’est une question que je me suis posé plusieurs centaines de fois ces dernières années. Pour la plupart d’entre vous la réponse est facile : l’argent ou la passion du jeu.

Ce n’est ni l’un ni l’autre en ce qui me concerne. Non pas que je sois devenu riche, mais comme beaucoup de joueurs français, je suis dans l’attente du résultat d’un contrôle fiscal injuste qui pourrait tout me faire perdre. Et puis je pense que l’argent n’est pas vraiment une fin en soi dans la vie.

Pour ce qui est de la passion, le terme peut renvoyer au besoin de joueur au poker, à l’addiction au jeu, ce qui ne m’a jamais atteint. La passion pour moi est cette envie d’explorer toutes les facettes d’un domaine, de maitriser un maximum de données et d’essayer de comprendre le raisonnement de tous les joueurs que je croise. 

Si l’on utilise cette seconde définition, alors oui, la passion est encore une des raisons pour lesquelles je joue au poker, mais ce n’est plus la principale. J’ai passé tellement d’heures à travailler mon jeu que je ne pense  maintenant plus avoir de choses fondamentales à apprendre. Et quelques intenses séances de travail plusieurs fois dans l’année me suffisent à remettre mon jeu au goût du jour. Oui, je sais pertinemment que je n’ai aucune modestie, mais ne faites pas les surpris, vous le savez depuis bien longtemps !

Quel est donc le nouveau défi ?

Mon defi, c’est justement le défi. Ce serait un peu trop facile d’arrêter la, de s’endormir sur ses lauriers alors qu’en réalité je n’ai rien accompli d’incroyable. Durant les Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, les commentateurs de la télévision française ont dû répéter une... Lire la suite

Les trois fois où l’on m’a pris pour David Guetta…

Par dans Life Style il y a plus de 6 ans.

… Et où je n’ai pas nié.

Très peu d’entre vous seront surpris d’apprendre que l’on m’a plus d’une fois confondu avec le célèbre DJ et producteur electro Français David Guetta.

Bien qu’il soit plus vieux que moi (18 ans d’écart, une paille) et infiniment moins beau gosse, il paraît qu’il y a un air de famille et je suis au courant depuis longtemps. Ce qui est plus ennuyeux, c’est que ces dernières années Guetta est devenu une vraie star internationale, ce qui a eu pour effet de multiplier ce genre de confusions dans un nombre croissant de pays. (Note du correcteur : Vous croyez que David Guetta a déjà eu affaire à des fans transis de Ludovic Lacay croyant rencontrer leur idole ? Cela ne fait aucun doute pour nous.)

Je pourrais vous raconter toutes ces histoires, mais elles ne sont guère passionnantes. Contentons nous du Top 3 des fois où l’on m’a pris pour Guetta… Et où j’ai joué le jeu.

1/ Au restaurant à Marrakech

Nous sommes en 2008, cela fait déjà un petit moment que j’ai intégré le Team, et j’ai mes habitudes dans les parties de cash-game de la métropole Marocaine en compagnie de mon ami Antony Lellouche. Un vendredi soir d’avant-fête, nous nous rendons dans un superbe restaurant de la vieille ville, où nous sommes reçus comme des princes avec  nos potes. Un groupe de musique joue non loin de nous dans la cour intérieure, les danseuses virevoltent ventre à l’air, et notre table est immense et recouverte de pétales de fleurs.

Les plats traditionnels défilent, le vin coule à flots, la musique nous envoûte, bref ce dîner est parfait, et la soirée ne fait que commencer, il est temps de demander l’addition. C’est le moment que choisit le patron pour venir nous serrer la main, nous... Lire la suite

Récital à Montréal

Par dans Tournois Live il y a plus de 6 ans.

(Deuxième partie du blog Claque sur claque au Québec)

Day 2

Me voilà donc au départ du Day 2 du WPT Montreal. J’ai un tapis confortable qui me place dans le Top 30. Le classement importe peu mais il est toujours bien de savoir qu’on est devant à « la course ». J’opte pour une stratégie plus tight que d’habitude en début de journée en voyant que ma table risque de casser rapidement. Je n’y retrouve personne de connu si ce n’est Giacomo Fundaro, l’Italien le moins classe du circuit, et le directeur du Playground Club Spencer Stacey que je félicite pour son excellent travail… avant de l’éliminer sur un coinflip avec As-Roi contre deux Dames. Une grosse partie du field l’imite. Je suis alors déplacé à une table, qui selon mes calculs cassera après la bulle, et donc à laquelle je vais pouvoir jouer un peu plus au poker, mettre en place des read et une metagame favorable. Enfin ça, c’est le plan…

Et le plan fonctionne ! Je double pratiquement mon tapis après six niveaux de jeu, il reste 128 joueurs au moment où le directeur de tournoi annonce la pause dîner, et les places payées approchent. La pause est très courte, quarante-cinq minutes environ, car tout le monde peut commander à sa table le même menu qu’au restaurant. C’est vraiment pratique, chacun gère son alimentation et il est moins difficile de finir la journée que dans un EPT où tout le monde revient du diner avec comme seule envie celle de dormir. Je profite de la bulle pour prendre des gros risques, avec succès puisque j’atteins les places payées avec 360,000, l’équivalent de trois fois mon tapis de départ.

Une fois dans l’argent, la partie devient très chaotique : les joueurs se libèrent, les shortstacks font tapis dans tous les sens et moi, en pleine bourre, je me... Lire la suite

En constant apprentissage

Par dans Tournois LiveCash Game Online il y a plus de 7 ans.

J'ai commencé à jouer au poker durant l'été 2005, je venais de prendre la décision d'arrêter les jeux vidéo et je n'avais pas encore commencé la fac. J'avais donc trois mois libres devant moi et je les ai passés à me familiariser au poker en cherchant des informations sur Internet, en intégrant les stratégies de base et en essayant de les mettre en application en play money, ce qui est comme beaucoup d'entre vous le savent très très rock and roll parfois. Me sentant prêt début septembre, j'ai déposé dans un premier 5 dollars que j'ai perdus dans la journée même après être monté à 50 dollars et avoir perdu full max contre carré en NL50. Je venais de prendre ma première leçon essentielle : gérer sa bankroll, c'est important.

Deuxième essai le lendemain avec trois dollars cette fois-ci, un peu limite pour grinder les cash games 0,01$/0,02$, mais c'était le max que ma carte bleue étudiante avait bien voulu me donner. Un petit peu de chance et pas mal de hit and running des tables m'a permis de monter à 35 dollars dans la journée et j'étais sauvé. Rien ne pourrait plus m'arrêter de grimper de limites, j'allais mettre les heures qu'il fallait et les gravir une à une pour finir au top, j'en étais sûr. En janvier 2007, soit un peu plus d'un an plus tard, je m'installais en 10$/20$ avec une bankroll de plus de 100 caves.

Si je vous raconte cette histoire, c'est car j'ai compris comment j'avais su perdurer au top pendant toutes ces années. Si vous analysez les joueurs de 10$/20$ de janvier 2007, vous constaterez qu'ils ont tous plus ou moins disparu de la circulation, la plupart sont broke car ils n'ont jamais su s'adapter ou évoluer aux nouvelles techniques et tendances qui viennent révolutionner... Lire la suite

Une semaine loin du poker

Par dans Life Style il y a plus de 7 ans.

[Initialement publié sur Winamax.fr le 1er juillet 2013 dans le cadre de notre reportage en direct des World Series of Poker de Las Vegas]

A un peu plus de mi-parcours de ces World Series of Poker 2013, les tendances commencent a s'affirmer. Certains ont dores et déjà assuré leurs vacances a Ibiza, et se préparent physiquement et mentalement en allant au XS, au Hakkasan ou encore au Light. D'autres eux voient les rêves d'un été profitable et paisible s'assombrir, et la perspective de passer deux mois sur la plage a été remplacée par celle de grinder l'XTASE, l'XPERT et le Cocktail à leur retour en Europe.

Quid de votre serviteur? Et bien je ne rentre dans aucune de ces deux catégories ! La raison est simple, j'avais tout prévu et pour une fois, ça a plutôt bien fonctionne. Je me doutais bien qu'après 20 jours de grind intense et potentiellement infructueux, j'allais ressentir de la lassitude et surtout de l'agacement quand a la tournure des évènements. J'avais donc programmé à l'avance une petite semaine de break en plein milieu des WSOP : elle est arrivée juste à temps.

Du coup, on fait quoi pendant une semaine de break a Las Vegas ? Eh bien, ce n'est pas une problématique si compliquée que cela, vous vous en doutez. Il suffit de se laisser aller a faire tout ce que cette ville vous pousse a faire, enfin avec modération hein, pas question de finir en Very Bad Things ou Leaving Las Vegas.

J'ai donc profité du passage de toute la crème mondiale des DJs pour aller faire un tour dans le désert pour le festival Electric Daisy Carnival. L'occasion pour Boyz Noize de me retourner le cerveau une fois de plus (qu'est ce que ça tape) mais aussi de réaliser que la musique électronique avait... Lire la suite

The final countdown

Par dans Général il y a plus de 7 ans.

Je suis comme un enfant à l'approche de Noël. Comme tous les ans, mes WSOP vont bientôt commencer et cette année, pour plusieurs raisons - identifiées ou non - je me sens particulièrement prêt et ambitieux.

Technique, mentale, physique, rarement ma préparation a été aussi bonne. J'ai enchainé les heures de tournois en ligne au plus haut niveau avec de bons résultats, j'ai analysé des heures de vidéos (qui seront prochainement disponibles), je suis allé assez régulièrement à la salle de sport et j'ai bien réfléchi à mes objectifs.

Je suis fin prêt à en découdre pendant six semaines et, cette année, les changements vont également s'opérer sur place.

- Je change de vue au Vdara (brag). Apres avoir passé six semaines dans la city view suite l'an dernier, je me suis dit que je devais changer d'air et éviter de péter un plomb à cause de la chambre, j'ai donc opté pour une suite plus grande et plus chère.

- Fort de mon expérience 2009/2010, j'ai à nouveau un entraineur sportif particulier. Objectif : une vingtaine de jours particulièrement sains avant une semaine de pause puis une dernière ligne droite très excitante.

- Je vais me faire livrer des plats équilibrés au Rio. Fini les pizzas dégueulasses (que j'adore) et la galère pour manger en deux minutes. Fini les insultes au service de chambre et les extras de malade sur la facture à la fin du séjour. Cette année, je mangerai sain et moins cher.

- Fini aussi de mélanger plaisir et travail. J'ai décidé de faire les trois premières semaines en mode sérieux/sport/poker puis de me prendre une semaine de repos/fête avant de finir sérieusement. Le palier de décompression est à mon avis obligatoire si on veut tenir... Lire la suite

Quelques nouvelles

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 7 ans.

L'année 2013 a débuté sous le soleil pour moi. Comme tous les ans, je me suis rendu aux Bahamas pour jouer ce qu'on pourrait appeler les World Series des Kids du Poker. Les Bahamas sont en effet très populaires en raison de la limite d'âge pour y jouer qui n'est que de 18 ans contre 21 aux USA.

Du coup, il est assez classique de se retrouver à table avec six gamins à l'air d'être tout juste sortis de l’œuf mais qui sont en réalité des killers du online. Cette année n'a pas été différente en ce qui me concerne puisque je me suis retrouvé à une table de joueurs inconnus qui m'ont rapidement défoncé.

Direction la plage pour quelques jours avant de retenter ma chance sur le tournoi de Pot-Limit Omaha à 5,000$, qui va tourner court lui aussi. Mes talents de swappers (le fait d'échanger des pourcentages de ses gains éventuels avec d'autres joueurs engagés dans la même épreuve) ont cependant encore frappé puisque le suédois Ramzi Jelassi a fait une petite perf (je parle du PLO hein, je n'avais pas d'action sur son EPT Prague, hélas) et j'ai rapidement pu réinvestir tout cela en roulette/craps/homards avec un résultat plutôt satisfaisant.

J'ai reçu d'excellents retours à propos de mes vidéos stratégiques de Omaha en basses limites. Vous pouvez les retrouver ici :

Part 1 - Recherche de défauts en Pot-Limit Omaha
Part 2 - Commentaires d'une session PLO 0,5€/1€

Sachez que j'en ai tourné deux nouvelles et que j'en suis vraiment très content, il me tarde que vous les voyiez !

L'année va s'accélérer progressivement puisqu'après... Lire la suite

En coulisses du WiPT




Depuis la fin du mois d’Octobre, le Winamax Poker Tour sillonne les routes de France pour le plus grand plaisir des joueurs amateurs.


En tant que membre de l’équipe pro Winamax, je représente le Team sur certaines étapes. Après avoir pendant plusieurs années monopolisé Toulouse et Bordeaux, mes villes familiales, je me suis rendu cette année à Biarritz et Nice. Beaucoup d’entre vous sont ravis de rencontrer les pros du Team et en profitent pour poser de nombreuses questions, parmis lesquelles une assez marrante qui revient toujours : ça ne vous gonfle pas trop d’être là ?


Pour être très honnête avec vous, participer au tournoi en lui-même, distribuer les cartes, etc., ça ne me fait pas personnellement vibrer, même si j’aimerais bien un jour faire un gros deep run sur une étape… Le premier côté intéressant, c’est de rencontrer des passionnés qui ne sont pas là pour rien : ils ont galéré à se qualifier et jouent au poker depuis plusieurs années dans des clubs locaux. C’est toujours un plaisir de leur donner deux/trois conseils ou de partager quelques anecdotes.


Il y a également les challenges iPad où je me prends toujours au jeu... Objectif : vous battre en disputant quatre heads up simultanément. Donc pour répondre à votre question : non, ça va, cela ne nous fait pas trop chier d’être là.


Et je ne vous ai décrit que la partie visible de ce qui se déroule durant un WiPT. Le plus sympa, c’est bien entendu la suite… le “off the records“. Je vais vous prendre l’exemple de Biarritz. J’arrive en voiture avec des amis de Toulouse où je me suis posé quelques heures plus tôt quand Matthieu (le Boss du WiPT) me téléphone et me demande notre... Lire la suite

Main Event : Ludovic Lacay s'impose !

Par dans GénéralTournois Online il y a plus de 9 ans.

Tous les dimanches soirs sur Winamax, plusieurs centaines de joueurs se retrouvent pour disputer le « Main Event », le tournoi générant le plus important prize-pool du site. Avec un buy-in de 150 euros et une cagnotte garantie de 100 000 euros, Aurélien Guiglini et son équipe de « tournament managers » avaient clairement affiché leurs intentions à la création de l'évènement : lancer un rendez-vous hebdomadaire incontournable, rassemblant à la fois un énorme prize-pool et un field conséquent. Quatre mois plus tard, ils peuvent se satisfaire d'avoir relevé le défi !

Au soir du 6 février, ils étaient 837 à se lancer dans l'aventure, allant chercher la plus importante part possible des 115,506 euros de prize-pool. Et à ce petit jeu, c'est Ludovic Lacay qui s'en est le mieux sorti. « Sir Cuts » est effectivement devenu le premier joueur du Team Winamax à remporter l'épreuve ! « J'ai lancé trois tournois dimanche : le Grand Tournoi (1,000€), le HighRoller (300€) et le Main Event (150€) » confie Ludo. «  Après trois heures de jeu, j'étais encore sur les trois. J'ai préféré me concentrer sur le Grand Tournoi qui était vraiment difficile et j'ai réussi à me hisser dans l'argent avant de finalement sauter en neuvième place. »

Les joueurs du Main Event n'allaient alors pas tarder à entrer dans l'argent... « Je suis tombé à 15 blindes au moment à l'ITM » poursuit Ludovic. « J'ai ensuite payé un petit tapis avec Dame-Valet et j'ai fait face à As-Deux. J'ai perdu la confrontation et suis tombé à 8 blindes ! »

A partir de cet instant, plus rien n'a arrêté le toulousain : « En seulement vingt minutes, j'ai doublé trois fois ! Après, je n'ai plus... Lire la suite