Les différences entre le poker live et online

Par dans Tournois LiveTournois Online il y a plus de 8 ans.

J'écris depuis mon lit à Las Vegas. J'ai beau aimer mon lit et ne pas rechigner sur les grasses matinées (l’un des avantages non négligeables de la vie de joueur), c'est un endroit où j'ai passé beaucoup trop de temps à mon goût cette année.

Mes WSOP 2014 ont été un véritable désastre : aucune place payée en dix tournois joués, une bonne semaine de convalescence due à des problèmes de santé inopinés et un bad run comme j'en ai rarement connu en live. Loin de moi l'idée de me plaindre, mais une petite analyse statistique me rassure : j'ai été à tapis 19 fois au total, 13 fois en étant favori, et je n'ai gagné que deux pots, dont aucun en Hold'em.

Cela me permet de relativiser un peu cette contre-performance. De plus, les coups à tapis ne sont qu'une partie, certes non négligeable, de la mesure de la variance, et la variance n'est de toute façon qu'une excuse un peu bancale. Le joueur de poker doit se focaliser sur ce qu'il peut contrôler : sa préparation physique et mentale, sa sélection pré-flop, ses sizings, ses lectures ou encore son self control émotionnel. Sur ces derniers critères, je suis globalement satisfait. De nombreux réglages sont toujours à parfaire, mais paradoxalement, mes pires WSOP sont aussi ceux où j'ai le mieux joué...

D’un autre côté, je suis sur une excellente dynamique en ligne. J'ai annoncé des objectifs ambitieux en début d'année, et malgré un volume moins important que prévu, je suis pour l'instant en phase pour réaliser mon objectif de 100 000 euros de profits sur les MTT en ligne de Winamax.

Quand je prends un peu de recul pour apprécier ma carrière de joueur jusqu'à aujourd'hui, je constate une différence de plus en plus marquée entre mes résultats en ligne et mes... Lire la suite

This is the end

Par dans Général il y a plus de 13 ans.


Fin de l'année, c'est l'heure de dresser le bilan et de prendre de bonnes résolutions. Elles ne tiendront guère plus d'un mois on le sait mais que ce soit par tradition ou pur utopisme on s'y colle presque toujours. Arrêter de tilt, refaire du sport de manière régulière, et blablabla et blablabla ... dream on.

Je vais éviter de brasser du vent en parlant des choses que je ne vais pas faire et me cantonner à ce que je sais, à du concret, à savoir ce qu'il s'est passé en 2008 pour moi.

Pour ce qui est du poker online, je n'ai pas de résultats précis du fait du crash d'un disque dur qui à amputé une grande partie de ma base de donnée (note pour plus tard: éviter de taper son laptop quand on perd un gros coup).

Je peux tout de même dire sans me tromper que « décevante » est le seul mot qui convient vraiment.

Il faut dire qu'après une année 2007 de folie qui m'a vu passer de la NL 400 à la NL 5000 fin Décembre et  signer un contrat au sein de la team Winamax en Septembre, les attentes pour 2008 étaient forcément du domaine de l'irréalisable (je ne m'en rend bien évidement compte qu'à postériori).

J'entamais pourtant de la plus belle des manières avec deux mois extraordinaires en 25/50. A ce moment là je domine totalement les tables, notamment en Head's up et forcement je me sens invincible, je plane totalement et la chute n'en sera que plus lourde. Je m'aventure en 50/100 (NL 10 000), la plus haute limite sur le site, c'est la dernière marche, l'ultime étape. Arriver à s'installer sur ces tables auraient été une sorte de consécration en tant que joueur de cash game et surtout la quasi assurance d'être tranquille à condition de ne pas faire le con. En effet, si on se retrouve joueur... Lire la suite

Oops! I did it again...

Par dans Général il y a plus de 13 ans.



Grind  . . . . . . . .  TILT  . . . . . . . . . . . .  Grind



Je me confesse : j'ai tilté !


Un bon gros tilt, comme au bon vieux temps... En fait même plus exactement deux tilts. Le premier début novembre, le deuxième à Namur dix jours plus tard.


Les deux fois le même scénario : j'ai joué la nuit en rentrant très tard. Crevé et avec l'envie de jouer, mais pas vraiment l'envie de gagner...


Les deux fois, il n'y avait quasiment personne sur Winamax, alors je suis allé jouer les meilleurs. En jouant mon Z-game... et ce qui est sur, c'est que mon Z-game envoie du lourd...


Bref je ne vous dirai pas combien j'ai perdu sur ces deux sessions. Je ne tiens pas à ce que mon banquier soit foudroyé par une crise cardiaque, ni moi à la relecture d'ailleurs. La bonne nouvelle c'est qu'en terme de buy-ins perdus en une journée je suis encore loin de mon record de 35. Oui j'étais encore plus sick avant, il y a longtemps... Mais ce mois-ci avec un petit -18 et -10 en deux fois j'avoue je suis déjà bien calmé.


J'ai l'impression d'être comme tous nos sportifs français, capable du meilleur comme du pire. Et malheureusement au poker on perd beaucoup plus vite en jouant très mal qu'on ne gagne en jouant très bien...

Cela dit le bilan des trois derniers mois reste très bon malgré tout, et je suis plus optimiste et motivé que jamais. Ca faisait un moment que je n'avais pas ressorti le Z-game du placard. Et je sens qu'il va y rester enfermé un bon moment.


Je suis lent à comprendre, mais je finirai par y arriver :

Je ne dois pas tilter
Je ne dois pas tilter
Je ne dois pas tilter
Je ne dois pas tilter
Je ne dois pas tilter
Je ne dois pas tilter
Je ne dois pas tilter

A la reconquête du A-game

Par dans Général il y a plus de 14 ans.

Depuis le retour de l'été, j'ai l'impression de retrouver mon jeu, progressivement. Je commence même à avoir l'impression, de temps en temps, de bien jouer. Cette rentrée est pour moi une période pleine d'espoir et de promesses : après avoir lutté pendant un an et demi, j'entrevois la lumière qui brille au bout du tunnel...


C'est vraiment ça la vie du joueur de poker : enchaîner les périodes où tout va mal et celles où tout va bien. Déprimer quand le bad run se prolonge, et se remettre à rêver à la première éclaircie. Et j'en ai besoin de rêver, alors j'attends pas !

Pendant une partie de l'année dernière, je sentais que mon bad run était comme un poids que je n'arrivais pas à lâcher, et qui m'empêchait d'utiliser toute ma lucidité à la table. Depuis un mois je sens que ce poids s'estompe, et que progressivement je retrouve mon jeu. Je sens que je vais pouvoir repartir de l'avant ; je retrouve l'envie de gagner. J'ai digéré psychologiquement mon bad run qui a duré un an et demi...

C'est probablement surtout une question de temps. Plus le bad run est long, plus la digestion est difficile. Bizarrement, je me souviens de mes débuts où il m'est arrivé de perdre ma bankroll entière en 1 ou 2 jours. Je me réveillais le lendemain et je repartais. J'avais tilté, ok, mais je n'avais pas pris assez de coups en 2 jours pour être ko. Au bout d'un an, par contre, c'est plus dur de se relever à chaque fois....



Je pense que le fait de passer de bonnes vacances cet été, à profiter du soleil sans penser ni parler poker, n'y est pas pour rien. Et ma période omaha qui a duré quelques mois m'a aussi permis de prendre du recul sur mon jeu. En tout cas c'est plein d'enthousiasme que je repars à... Lire la suite

GOOOOOOOOOD MORNING GAMBLERS!!!

Par dans Analyse de mains il y a plus de 14 ans.



Bryce Canyon (Utah) après les WSOP 2008

Titre totalement hors sujet mais du fait de mon manque d'imagination et parce que je viens juste de regarder "Good morning Vietnam" il va rester ainsi.

Dormir - Jouer - matter un film ou une série - rejouer - tchatter - jouer encore

On rajoute des soirées arrosées le week-end, des tentatives désespérées de se recaler sur un train de vie normal et on a un résumé exhaustif de mes dernières semaines.

Drogue, sexe et rock'n'roll ça sera donc pour plus tard, je vais devoir me cantonner au poker aujourd'hui par manque d'actualité croustillante vous l'aurez compris.

Dire que le mois de Septembre a été éprouvant serait un euphémisme. Août s'était fini sur un gros bad run en 50/100 mais j'avais totalement déchiré la 10/20 et je me sentais à mon meilleur niveau, près à remonter en flèche.  Ça ne s'est pas vraiment passé comme prévu, je suis retombé dans des vieux travers et surtout mes shots en 50/100 ne passent décidément toujours pas. J'en ai fais très peu ce mois ci, toujours avec une bonne table sélection, mais quand ça ne veut pas ...

Seat 3: xxTaLLxx ($33,735 in chips)
Seat 8: Siljaline31 ($9,800 in chi

ANTES/BLINDS
Siljaline31 posts blind ($50), xxTaLLxx posts blind ($100).

PRE-FLOP
Siljaline31 bets $250, xxTaLLxx bets $1,000, Siljaline31 bets $2,000, xxTaLLxx bets $30,000, Siljaline31 calls $7,500 and is all-in.

FLOP [8d],[4d],[Ts]

TURN [8d],[4d],[Ts], [4h]

RIVER [8d],[4d],[Ts],[4h],[Kd]

SHOWDOWN
xxTaLLxx shows [Ah],[Ac]
Siljaline31 shows [Qd],[Ad]
xxTaLLxx wins $21,300, Siljaline31 wins $19,599.

Cette main est assez symbolique de la façon dont je run à cette limite ...

Au final je suis break even ce mois ci, il reste une semaine pour changer ça (dans le bon sens... Lire la suite

Onlive

Par dans Général il y a plus de 14 ans.

Mon monde du poker "high stakes" est en train de s'écrouler comme un château de cartes : l'Haussmann et le CIC, deux des cercles fréquentés par les plus gros joueurs de poker d'Europe viennent de fermer leur portes. Espérons que cela ne soit que provisoire. Il ne reste plus aujourd'hui que l'ACF (et aussi, dans une moindre mesure, le Gaillon et Wagram) pour accueillir la fine fleur du poker parisien.

Heureusement qu'il reste encore quelques cercles à Paris, parce que je me vois mal me déplacer au casino et payer 4% de prélèvement sur chaque coup. Croyez vous que ce chiffre diabolique peut être vaincu ?

2008 fut la plus belle de ma carrière en cash-game (et peut-être aussi en tournoi, d'ailleurs) Très vite en début d'année, j'ai compris que ma forme était à son apogée et j'en ai donc tiré le maximum, en jouant le plus possible et en gonflant des pots plus que je ne l'aurait fait en temps normal. Cela a fonctionné.

Oui je crois a la loi des séries, au poker on appelle ca les "rushs". Et vous savez quoi ? Je suis l'un des deux seuls gagnants cette année, dans une partie où une vingtaine de joueurs se disputent la part du gâteau. Rien d'anormal : en ligne, c'est pareil, seuls 8% environ des joueurs sont gagnants. Malgré un rake conséquent (j'aurais gagné deux fois plus si les parties n'étaient pas prélevées), je m'en suis tiré plus qu'indemne.

Le rake des cercles de jeux est plus de deux fois inférieur au rake des casinos. Avec les chiffres que je vous ai donnés plus haut, il y a quelque chose d'intéressant à déduire: si les cashgames de cette année avaient eu lieu dans des casinos, hé bien, malgré ma forme, j'aurais été perdant ! Autant vous dire que le taux de gagnants serait passé de 10 à 0% avec les... Lire la suite