[Blog] 17 mois de réflexion

Par dans Général il y a 2 mois.

Blog Gaëlle Baumann

La dernière fois que j'ai touché des cartes en live, nous étions le 29 février 2020. 29 février... L'add-on de notre calendrier grégorien. Une journée supplémentaire autour des tables sous la forme d'un symbole. À ce moment-là, éliminée du Main Event du WPT Deepstacks de Paris, je prenais la décision de ne pas participer aux plus petits tournois annexes, préférant garder des forces pour le calendrier démentiel à venir : les festivals dans le sud de l'Europe (l'EPT Monte-Carlo notamment), puis le pèlerinage à Las Vegas. Un an et cinq mois plus tard, je vous avoue que je regrette de ne pas avoir joué ce petit 150 € Turbo qui traînait ! Matez plutôt ce qu'il s'est passé durant ces 17 mois sans voir la moindre carte.

10 Expresso à 1 million d'euros sont tombés sur Winamax et deux ont été remportés par le même joueur : Tite-bouille. Moi ? J'attends toujours ma table dorée !
On était tellement mondialement confinés qu'on s'est retrouvé avec un prix du baril de pétrole négatif et des tonneaux à ne plus savoir qu'en faire à travers la planète.
 J'ai fait une émission Winamax TV depuis chez moi durant laquelle j'ai dû manger des piments périmés et où j'ai fini par jeter Harper à l'eau en direct.
 Joe Biden est devenu Président des États-Unis mais les trumpistes se sont dit que ce serait quand même rigolo d'envahir le Pentagone pour chouiner.
 On est très nombreux à avoir rematé une bonne quarantaine d'épisodes de Dans la Tête d'un Pro pour que Netflix ne soit pas seul à squatter la bande passante mondiale.
 J'ai appris que Jean Castex était plus jeune que Brad Pitt.
 L'Argentine a rendu un hommage national pour honorer la mort de Valéry Giscard d'Estaing. Ou était-ce pour celle de Diego Maradona ?

[Blog] Issue de secours

Par dans GénéralLife Style il y a 11 mois.

Blog João Vieira
Le mois d’octobre touche à sa fin et cela fait un peu plus de sept mois que l’OMS a classifié l’épidémie de Covid-19 en tant que pandémie. La fameuse "deuxième vague" est déjà là et, à l’heure où je tape ces lignes, nous n’avons toujours aucune idée de quand tout cela va s’arrêter.

Jusque-là, j'observais le poker chaussé de mes lunettes de joueur professionnel. J’ai toujours considéré le poker comme une compétition ; un challenge personnel ; une façon de subvenir à mes besoins et ceux de ma famille ; un moyen d’exprimer ce que je suis. Mais durant la pandémie, j’ai commencé à regarder davantage l'aspect "divertissement" propre à notre jeu et à quel point ce divertissement est important dans la société d’aujourd’hui.

Pendant le confinement, nous avons été privés de la majeure partie de nos distractions. Une période de peur et d’anxiété durant laquelle j’ai été, une fois de plus, incroyablement chanceux d’avoir le poker dans ma vie. Alors que tout ou presque était à l’arrêt, j’ai vu le poker online exploser et comment il s’est transformé en un formidable exutoire pour garder à la fois mon esprit occupé et mon âme joyeuse. Bien sûr, cela restait une compétition, le job était le même, l'objectif était toujours de devenir le meilleur. Mais pendant cette période, le poker fut aussi une échappatoire, un outil pour survivre mentalement à la folie ambiante.

Ne vous méprenez pas : jouer au poker m'a toujours éclaté. Le bon vieux No-Limit Hold'em, le Deuce to Seven, toutes les formes de Stud, voire même les trucs les plus bizarres comme le Badacey. Peu importe la variante : je les aime toutes. Mais jusqu'à maintenant, je n'avais jamais véritablement réalisé l'impact positif que le poker - et d'autres divertissements similaires -... Lire la suite