Made In Ukraine

Par dans Tournois Live il y a plus de 11 ans.

Je m’insurge contre le titre du dernier blog de Johnny001, et ne peux laisser cette honteuse affirmation sans réponse plus longtemps ! Dans cet article, le dit « Guillaume de La Gorce » prétend être de retour à la vraie vie, chez lui, et profiter un peu depuis que les WSOP sont finis.

Si ce mensonge grotesque trompait qui que ce soit, je vous arrête tout de suite. La vraie vie de Monsieur 001, c’est le poker… il était momentanément en pause voila tout ! Car il faut le reconnaitre, peu de choses peuvent égaler l’exciation d’un déplacement a l’autre bout du monde pour jouer contre le gratin mondial du poker. Peu d’activités offrent l’adrénaline qu’un gros bluff au jour 3 d’un tournoi majeur, qui –s’il rate- nous enverra directement a l’aéroport, sans passer par la case « cash in », et surtout sans toucher X-mille billets de monopoly !

De l’adrenaline justement, j’en aurais eu en Ukraine pour le premier EPT jamais organisé à Kiev. Accompagné de l’Usual Suspect Arnaud Mattern et du « petit nouveau officiel » Tristan Clemençon, nous étions décidés à bien faire. C’est finalement l’inégalable Bernard Boutboul ami du team qui finira meilleur français au pied de la table finale et signant du même coup la meilleure performance de sa carrière. Chapeau :)

EPT Kiev

Pour ma part j’ai fait un tournoi tres sérieux et concentré... La nouvelle structure et le relatif faible niveau des Russes et Ukrainiens (qui n’avaient pour l’instant pas de tournoi international a domicile rapellont le) etaient autant de conditions qui permettaient de passer de petites edge et de controler le pot afin de mettre son argent dans des conditions idéales. J’ai joué ce que je sais... Lire la suite

La partie s'annonçait belle...

Par dans Tournois Live il y a plus de 12 ans.

Mercredi 24 septembre. Dans le Pot Limit Omaha des WSOP Europe, où je retrouve Antony, un autre aficionado du PLO, nous attendons les "gros clients" sans complexe, avec le sourire...

Antony Lellouche et Michel Abécassis devant le casino à Londres

Il sont venus, ils sont tous là. On savait qu'il y avait beaucoup de stars engagées aujourd'hui à l'Empire, mais le tirage au sort m'a réservé tout particulièrement une "table de la mort": Barry Greenstein, Doyle Brunson, Barny et Ross Boatman -les deux frères de la Hendon Mob -, Surinder Sunar et Ilari Sahamies -le redoutable "Zigmund", l'un des plus gros gagnants sur Internet. Un sacré challenge mais, comme je le dis toujours, le principal adversaire au poker, c'est soi-même. Ensuite il y a le hasard. La qualité de l'opposition ne vient qu'en dernier !

Bref, je suis bien préparé et la partie s'annonce belle... Ma déception n'en sera que plus grande car je serai out avant la fin du 4ème niveau. Super frustré, sans avoir gagné un seul coup de la journée, même pas les blinds. Un vrai fantôme. Au milieu d'un désert de cartes.

C'est un tournoi "double chance": on part avec 10 000 jetons et une deuxième cave de 10 000 qu'on peut rajouter quand on veut au cours des 3 premiers niveaux. Voici les quelques rares mains jouables que j'ai vues:

Au premier niveau, blinds 50-100, je tente une relance avec [Ac][Kh][10c][5h]. Je suis payé trois fois et le flop tombe [Qs][Jc][7h].

J'ai un "wrap" de quinte et deux tirages "backdoor" couleur. Rien pour l'instant mais un gros potentiel ! Les deux premiers joueurs checkent. Comme je peux prendre le coup tout de suite et que je ne vois pas d'inconvénient à le jouer plus cher si quelqu'un paye, je mise 1000 dans un pot de 1200. Le bouton Passe mais le SB, -le seul qui ne soit pas un "nom"... Lire la suite

Onlive

Par dans Général il y a plus de 12 ans.

Mon monde du poker "high stakes" est en train de s'écrouler comme un château de cartes : l'Haussmann et le CIC, deux des cercles fréquentés par les plus gros joueurs de poker d'Europe viennent de fermer leur portes. Espérons que cela ne soit que provisoire. Il ne reste plus aujourd'hui que l'ACF (et aussi, dans une moindre mesure, le Gaillon et Wagram) pour accueillir la fine fleur du poker parisien.

Heureusement qu'il reste encore quelques cercles à Paris, parce que je me vois mal me déplacer au casino et payer 4% de prélèvement sur chaque coup. Croyez vous que ce chiffre diabolique peut être vaincu ?

2008 fut la plus belle de ma carrière en cash-game (et peut-être aussi en tournoi, d'ailleurs) Très vite en début d'année, j'ai compris que ma forme était à son apogée et j'en ai donc tiré le maximum, en jouant le plus possible et en gonflant des pots plus que je ne l'aurait fait en temps normal. Cela a fonctionné.

Oui je crois a la loi des séries, au poker on appelle ca les "rushs". Et vous savez quoi ? Je suis l'un des deux seuls gagnants cette année, dans une partie où une vingtaine de joueurs se disputent la part du gâteau. Rien d'anormal : en ligne, c'est pareil, seuls 8% environ des joueurs sont gagnants. Malgré un rake conséquent (j'aurais gagné deux fois plus si les parties n'étaient pas prélevées), je m'en suis tiré plus qu'indemne.

Le rake des cercles de jeux est plus de deux fois inférieur au rake des casinos. Avec les chiffres que je vous ai donnés plus haut, il y a quelque chose d'intéressant à déduire: si les cashgames de cette année avaient eu lieu dans des casinos, hé bien, malgré ma forme, j'aurais été perdant ! Autant vous dire que le taux de gagnants serait passé de 10 à 0% avec les... Lire la suite