[Blog] Séance de décrassage

Par dans Tournois OnlineLife Style il y a plus de 2 ans.

Après l'échauffement avant la session que je vous avais présenté dans mon précédent blog, place au cooldown, autrement appelé la séance de décrassage. On sait tous que ce jeu procure une adrénaline rare dès lors que tout se passe bien, avec une sensation d'accomplissement et de taff bien fait en guise de récompense à la fin de la session. À contrario, il peut vite paraître cruel et injuste si les cartes ne sont pas de notre côté. Cette part de déception peut vite être omniprésente si on est incapable de la contrôler et on veut à tout prix éviter d'en arriver là, pas vrai ?

Allez, après le dernier bust de la session, offrez-vous le droit de souffler un peu. Allons prendre l'air en se sirotant une bonne verveine menthe des famille. Puis on prend son courage à deux mains et on se lance !

Qu’est-ce qu’un cooldown ?

Le cooldown est une remise en question : on doit faire le bilan de ce qu'il vient de nous arriver en se préservant de tout jugement subjectif. Il permet de classer et d'accepter les faits, les possibles injustices subies et les erreurs commises pendant les nombreuses heures de la session. Le cerveau est encore bouillonnant d'émotions et on cherche à comprendre lesquelles, les identifier et les accueillir en observant la manière dont elles se sont manifestées. L'objectif est avant tout de retrouver notre équilibre et notre bien-être mental, et donc in fine d'avoir un meilleur contrôle de nos émotions et de nous-mêmes.

Se poser les bonnes questions :

Masterclass

Essayez d'évaluer le succès de votre session en fonction des objectifs que vous vous étiez fixés lors de votre échauffement.

Si vous avez atteint la "zone" (état optimal de performance et de prise de décision), prenez des notes sur vos ressentis.... Lire la suite

[Blog] Attention au claquage !

Par dans Général il y a plus de 2 ans.

TW
Le métier de joueur de poker professionnel ressemble énormément à celui d’un sportif de haut niveau. Pour faire partie des meilleurs, il faut attacher de l’importance aux moindres détails. Un détail primordial selon moi : la préparation. C’est pourquoi pendant mes périodes intenses de grind online (du genre : les Winamax Series), j’ai instauré une certaine routine avant mes sessions. Tout part de l’échauffement. Indispensable de chauffer les ischios, les quadris, ou encore les adducteurs pour éviter toute blessure en cours de match. Claquage, civière en milieu de session ou encore carton rouge peuvent vite arriver.

Ici je vise surtout à préparer mon cerveau à accepter tout ce que ce jeu de cartes peut nous faire subir. L’objectif recherché est de pouvoir jouer le plus souvent possible dans mon état optimal de performance, la fameuse « zone » : intouchable, rien ne peut nous impacter, même pas l’avion en papier d’un ultra, ou même les insultes de Materazzi dans les prolong’.

A quoi sert l’échauffement de session ?

A réunir toutes les conditions pour jouer à un haut niveau dès la première main.
Permet d’identifier vite et avec précision tout problème mental ou technique.
Se prévenir du stress, réduire la pression et l’anxiété.
Séparer le poker de tout le reste.
Se mettre dans un bon état d’esprit : positif et enthousiaste.
Laisser le court terme de côté afin que l’enchainement de « bust » pendant la session ne nous affecte pas de manière négative.

Quels moyens mettre en place pour arriver préparé ?

Ivan Deyra
Sport, méditation, visualisation. Pour la méditation je conseille l’appli de Fedor Holz : Primed Mind, elle est spécialisée pour le poker, on peut y trouver des séances allant de 5 à 20min sur les thèmes... Lire la suite

[Blog] L'été où tout a basculé

Par dans Tournois Live il y a plus de 2 ans.

Romain Lewis

[Note de la rédaction : Oui, le blog précédent de Romain appelait une deuxième partie, mais elle attendra un peu. Pour l'heure, place aux WSOP 2018.]

Dans les semaines qui ont suivi mon magnifique été du côté de Vegas [860 000 $ de gains, neuf places payées dont trois podiums WSOP, NDLR] on me posait sans cesse la même question : « Ça y est Romain, tu es redescendu ? Ou tu es toujours sur ton petit nuage ? » J’avais beau comprendre le sens de la question, je ne savais jamais quoi répondre. Je me contentais souvent de hocher la tête avec un sourire gêné avant de répondre : « Pas tout à fait. Je suis bien là-haut ! »  Entre vivre sur ce petit nuage gonflé d’énergie positive, entouré de bonnes ondes et des personnes que j’aime et redescendre « sur terre », où la vie serait a priori plus difficile, mon choix est vite fait ! D’ailleurs, cela fait bien plus de deux mois que j’y suis sur ce nuage. Ma mamie a beau me rappeler que ça ne va pas durer toute ma vie, j’ai quand même bien envie que ça continue le plus longtemps possible. Après tout, si je m’imagine sur un nuage toute ma vie, personne ne pourra me faire redescendre !

Objectif, je réécris ton nom

Reprenons depuis le début, au mardi 5 juin. Si cette journée marquait le top départ officiel de mes WSOP, le travail avait déjà commencé bien avant. Après avoir mis beaucoup d’effort dans la préparation mentale, j’ai redéfini quelques mots qui étaient pour moi primordiaux. « Objectif » était le premier. Bizarrement, dans ma tête, un objectif non réalisé correspondait à une défaite. Un objectif devait donc toujours être largement réalisable, afin de ne pas me décevoir. Repenser ce mot en me fixant des objectifs plus difficilement atteignables fut un déclic. Personne... Lire la suite

[Blog] Mental & Variance

Par dans Général il y a plus de 3 ans.

Sylvain Loosli
La variance est quelque chose que beaucoup de joueurs ont du mal à réellement apréhender. En ligne, nombre de joueurs peuvent aisément lancer 8, 16 ou même 24 tournois dans la même soirée et enchaîner les éliminations sans pour autant en être affecté : ils vont continuer à jouer normalement leur meilleur poker sur les tournois restants.

En live, les choses sont différentes : toute votre attention, votre concentration et votre énergie sont dévoués à un seul et unique tournoi, au buy-in généralement beaucoup plus élevé que votre buy-in moyen online. Souvent, vous avez parcouru pas mal de kilomètres pour vous rendre sur place et disputer le tournoi en question. Etre éliminé d'un tournoi live est donc par définition plus "coûteux", à la fois pour votre bankroll et votre mental.

Le poker live nécessite donc une approche et une préparation différente du poker sur Internet. Enchaîner 15 ou 20 tournois online sans ITM online, c'est certes une mauvaise série, mais ce sont des choses qui arrivent et vous pouvez généralement l’encaisser sans trop de soucis. Le même bad run en live prend une toute autre dimension. On joue rarement 15 tournois différents au cours d’un même festival live (hors Vegas) : une mauvaise série de ce type sera donc étalée sur une durée beaucoup plus longue qu'une soirée de grind online.

Le poker étant par nature un jeu où vous prenez des décisions basées sur des informations incomplètes, il n'est jamais évident a posteriori de savoir si vos mauvais résultats sont uniquement dûs à la variance, ou à autre chose (mauvaises décisions, tilt, manque de motivation et/ou de concentration, etc). C'est pourquoi il est important de faire des "reviews" de vos tournois, en revenant sur les mains clé... Lire la suite

[Blog] La plus belle des victoires

Par dans Tournois Live il y a plus de 3 ans.

Guillaume Diaz Blog

« Au poker, les deep runs permettent de survivre : ce sont les victoires qui nous font vivre. »

Glissés par Benjo dans l’excellent récit de ma victoire monégasque sur l’EPT National, ces quelques mots résument à merveille la vie d’un joueur de poker de tournoi live et traduisent parfaitement la valeur d’une victoire dans ce métier.

Car oui, les deep runs nous permettent de « simplement » survivre, aussi bien financièrement que mentalement. Ce sont rarement les deep runs inachevés qui permettent de créer l’écart financier et de monter rapidement de limites. À part un Top 3 ou une table finale d’un tournoi majeur. C’est également très rare qu’une 7e ou une 12e place nous procure une sensation de bonheur et de joie immense ou nous permette d’accumuler beaucoup de confiance en peu de temps. Les victoires, les trophées et la sensation d’avoir battu un field entier procurent tout cela à la fois !

Comme le dit mon pote et coéquipier Romain, c’est exactement pour ces moments-là que l’on joue au poker. Pour vibrer durant un tête-à-tête final et pour ce moment où l’on explose de joie en voyant la dernière carte s’abattre. Je dirais même que c’est pour ces moments-là que l’on aime tant la compétition, et que l’on apprécie pleinement la chance que l’on a de faire un métier qui exacerbe cette facette de notre personnalité.

Le poker de tournoi n’a que très peu d’égal dans ce sens. Le meilleur joueur du monde dans notre discipline gagnera beaucoup moins de trophées dans une année que le meilleur joueur de tennis, de golf ou d’échecs. Adrián Mateos l’a prouvé en 2017 : son année fut incroyable et a fait de lui le numéro 1 mondial au classement GPI durant de nombreuses semaines, alors qu’il n’a gagné... Lire la suite

[Blog] C'est dans la tête

Par dans Général il y a plus de 3 ans.

Blog Ivan Deyra

« Et le mental dans tout ça ? » Voilà une question qui revient souvent. Lorsque je la posais à d’autres joueurs il y a quelques années, j’avais le droit à plusieurs types de réponses :

« Ne t’inquiète pas mecton, je me concentre surtout sur la technique c’est le plus important. »
 « Pas besoin, je sais quand je suis en tilt ou non. »
 « Je me gère très bien tout seul mon vieux, c’est dans la tête ! »

J’ai donc décidé de prendre les choses en main et de m’y intéresser par moi-même. Direction Amazon. Dans la barre de recherche : « mental ». Ajouter au panier, commander. Oui, je suis sûr de vouloir confirmer l’achat de ces quinze articles, merci.

Je me rends alors compte que le mental ne se résume pas aux mots objectifs, tilt et au fameux « c’est dans la tête ». Il regroupe aussi tout ce qui est : jouer dans la zone, A-game, C-game, break, confiance en soi, concentration, détermination d’objectifs, gestion de son temps, gestion de ses émotions, hygiène de vie, sensation, méditation, visualisation positive, apprentissage, processus de décision, ancrage, état idéal de performance, PNL (Préparation Neuro-Linguistique), relaxation, Darling, Rhino, Vertigo, Pacha… Euh non attendez, pas les derniers ! Vous couperez au montage, hein, dites ? Bon, tant pis.

Livres Mental

Avec ça, on a déjà de quoi commencer à bosser.

Autant de de sujets listés ci-dessus aussi passionnants les uns que les autres (même les derniers). Nous avons déjà entendu et pensons connaître la plupart, mais sans forcément les maîtriser, voire pas du tout. Je m’astreins donc à une prise de notes écrite sur chaque livre, en essayant de le résumer et d’en garder le plus important pour travailler ensuite dessus. Cela fait maintenant plusieurs années que je... Lire la suite

[Blog] Mes huit commandements pour 2018

Par dans Général il y a plus de 3 ans.

Pour mon tout premier article de l'année sur le blog, et pour faire honneur aux traditions, j'ai décidé de vous présenter mes résolutions, en espérant qu'elles puissent être utiles à vous aussi (aux tables comme en dehors), et que ma motivation soit contagieuse !

I. Mes objectifs pour 2018, j'écrirai

ToDoList
Être capable de coucher sur le papier les buts que vous souhaitez atteindre l'année à venir est la première étape indispensable pour vous donner les moyens de réussir. Tâchez de raisonner votre ambition : fixez-vous des sous-objectifs, qui joueront le rôle d'étapes plus faciles à atteindre que vos objectifs de long-terme. Par exemple, si vous souhaitez devenir un expert de la stratégie GTO, commencez par décomposer la tâche qui vous attend en plusieurs segments : être capable d'analyser une stratégie préflop, puis au flop selon les textures, etc...

Il s'agit de prioriser vos résolutions, en réfléchissant au degré d'importance que vous y accordez et les bénéfices que vous espérez en tirer. Derrière, il faudra mettre en place le plan d'action dont vous aurez besoin pour vous y tenir. En ce qui me concerne, mes principaux objectifs poker en 2018 sont au nombre de deux :

Gagner un titre majeur.
Terminer l'année avec un profit supérieur à un million de dollars.

Forcément, il va me falloir participer à un maximum d'évènements et de festivals en live, ce qui sous-tend un sous-objectif d'organisation et d'optimisation de mes déplacements sur le circuit.

II. Mon jeu, je travaillerai

WorkWorkWork
Vous êtes probablement déjà au courant : en 2018, si vous souhaitez gagner de l'argent grâce au poker, il vous faut mettre les mains dans le cambouis et travailler un peu votre jeu. Entre les contenus... Lire la suite

[Blog] Aller de l'avant

Par dans Général il y a plus de 3 ans.

Loosli1
Lorsque l'on vit de sa passion, on n'a jamais vraiment l'impression de travailler. C'est un des principaux avantages de la vie de joueur de poker professionnel. En revanche, il est plutôt compliqué (et surtout rare) de parvenir à se couper complètement du poker, même pour juste une semaine. Afin de rester au meilleur niveau et d'être compétitif, il faut jouer et « penser poker » de manière presque quotidienne. La seule période de répit pendant laquelle on parvient réellement à « déconnecter » dure un mois, juste après la fin du Main Event des WSOP et avant la reprise du circuit à Barcelone.

A l’inverse, les Winamax Series correspondent à une période de grind et de réfléxion intensive. En plus d’être une belle opportunité de gonfler sa bankroll, c’est le meilleur entraînement possible pour mettre en place des stratégies, réfléchir à un grand nombre de spots qui reviennent régulièrement ou encore prendre un maximum de notes sur le jeu de nos adversaires dans différentes situations. Si l’intensité des Series peut s’avérer épuisante avec un grand nombre de soirées à enchaîner (douze au total), il n’y a pas de meilleur moyen pour faire progresser son poker que d’envoyer un gros volume, puis d’analyser après coup ses décisions.

C’est également une excellent façon de tester son mental. En effet, il arrive souvent que l'on ressente une grande frustration en cas de série de mauvais résultats ou de places décevantes (notamment les demi-finales rapportant quelques buy-ins seulement, à deux doigts des gros payouts…), jusqu’à ce que la variance soit finalement de notre côté. A ce moment-là, il s’agit alors d’être prêt à dégainer son A-game en oubliant tout ce qui s’est passé auparavant. N’oubliez pas la fameuse maxime que... Lire la suite

[Blog] Cherchez l'erreur

Par dans Tournois Live il y a plus de 5 ans.

Je viens de sauter d’un Side Event à 2 000 dollars du PCA aux Bahamas, un tournoi de plus sans résultat parmi une liste qui commence à s’allonger depuis le long festival de Prague en décembre.

Si cela me pose un problème, c’est que je sais qu’aujourd’hui j’étais très loin de jouer mon A-Game, j’ai pris beaucoup de mauvaises décisions. Cet enchaînement d’erreurs m’a coûté presque tout mon tournoi. Sur toutes les autres épreuves disputées depuis mon arrivée aux Bahamas, dont le Main Event du PCA, j’étais très satisfait de mon jeu. On ne peut pas en dire autant aujourd’hui. Dès mon premier mauvais call, j’ai senti monter en moi un certain agacement et de l’énervement, contre moi-même et probablement contre les cartes aussi. Ce genre de réaction est pourtant très inhabituel chez moi.

Si j’étais joueur de tennis professionnel, je dirais que j’ai "balancé" mon match aujourd’hui. Dès la première mauvaise décision, je sentais intérieurement que j’aurais du mal à jouer mon meilleur poker et que la journée allait être courte. Pourquoi n’ai-je pas réussi à corriger le tir ? À moi de chercher l’erreur sur cette journée. À chaud, je dirais que j’ai pris mes décisions à la légère, n’étant sans doute pas assez motivé, ni excité par les enjeux du tournoi.

Cela me paraît important d’identifier rapidement ce qui ne va pas et de corriger mes erreurs. Le poker est clairement un jeu d’erreurs, et c’est celui qui en fait le moins qui s’en sort le mieux, en excluant la variance bien entendu. Aujourd’hui mon mental m’a fait défaut, et je m’en veux car que je considère que je ne devrais pas être aussi contre-performant avec mon expérience, ne serait-ce que sur une journée.

"Le succès ne consiste pas à ne jamais faire... Lire la suite

Nouveau blog d'O RLY : J'ai escaladé un volcan

Par dans Life Style il y a plus de 6 ans.

« - J'ai préparé le programme de nos vacances !
- Laisse-moi regarder. Croisière en bateau, snorkeling, visites de temples, rizières, dragons de Komodo, plages, dauphins, cascades, danse balinaise, volcans... Ça a l'air top !
- Oui, il y a un trek à faire absolument sur le deuxième volcan le plus haut d'Indonésie, ça doit être magnifique !
- Ah ?
- Bon, ça dure trois jours et ça a l'air assez dur physiquement.
- Depuis quand ça nous fait peur ? Ça me tente bien !
- Ok c'est parti !
 »

Un mois plus tard, nous y voilà.

Notre voyage débute par une croisière au confort sommaire. Durant quatre jours, nous naviguons depuis l'île de Florès jusqu'à Lombok. Malgré trois courtes nuits bercés par le roulis du bateau, le bruit des machines et l'odeur de  l'essence qui s'infiltre dans nos couchages de fortune improvisés sur le pont, nous avons décidé d'attaquer le trek du Rinjani le lendemain de notre arrivée sur l'île de Lombok. Nous arrivons en fin d'après-midi au point de départ de notre randonnée, le petit village de Senaru, à 601 mètres d'altitude. Une bonne nuit de sommeil avant d'entamer l'ascension nous fera le plus grand bien ! La chambre est spartiate, toilettes à la turque avec un grand réservoir d'eau et une petite bassine en guise de chasse d'eau, mais cela sera suffisant pour nous reposer quelques heures.

Jour 1 : quinze heures de marche

La randonnée s'apparente à monter un escalier géant de marches naturelles inégales formées par des racines. On en prend plein les cuisses. Nous finissons par sortir de la jungle. Le paysage est époustouflant, la brume s'accroche entre des sillons de verdure. On se croirait tout droit sorti de La Comté du Seigneur des Anneaux. La dernière heure devient plus... Lire la suite